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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 08:56

 

Double Wreck est un site artificiel presque devenu naturel. Etrange, non ? Par 20 m de fond, les restes de ballast de 2 navires marchands du XVIIe siècle ont formé la base d’un récif très peu élevé et tout en longueur. D’ailleurs, des petits tas de briques d’époque sont visibles par endroits, probablement assemblés par des plongeurs soucieux de former de nouvelles bases de départ. Avec le temps, la faune s’est approprié les matériaux coulés.

 

Statia 2012 double wreck recif 1871m1 

La mince formation récifale, couverte d’éponges et de gorgones, concentre les poissons de toutes formes :

- Poisson-trompette :

 

Statia 2012 double wreck poisson trompette P1010627m

 

- Bourse jaune :

 

Statia 2012 double wreck bourse jaune P1010633m

 

- Poisson coffre moucheté :

 

Statia 2012 double wreck poisson coffre mouchete P1010616m1

 

- Murène tachetée :

 

Statia 2012 double wreck murene tachetee 1872m1

 

- Poisson-ange français, dans sa livrée intermédiaire entre le juvénile et l’adulte :

 

Statia 2012 double wreck ange francais 1880m

 

Un barracuda passe sans un regard pour les poissons bariolés du récif. Il a l’air pressé (voir plus bas).

 

Statia 2012 double wreck barracuda 1875m

 

Indifférente à l’agitation qui règne autour (voir plus bas), une tortue se repose parmi les éponges.

 

Statia 2012 double wreck tortue verte P1010541m1

 

L’intérêt du site ne se limite pas du tout au récif. Les abords sableux méritent l’observation. Pendant que les plongeuses survolent les éponges et les gorgones, d’autres créatures sont tapies dans le sable.

 

Statia 2012 double wreck raie et plongeuses 1885m

 

Et en plus, elles sont nombreuses à fréquenter le site.

 

Statia 2012 double wreck raie 1797m

 

Un peu plus à l’écart, de vastes zones sont habitées par les anguilles jardinières.

 

statia 2012 double wreck heterocongres 1852m4 

L’herbier bordant le site est un bon endroit pour l’alimentation des tortues vertes.

 

Statia 2012 double wreck tortue 1856m

Statia 2012 double wreck tortue 1859m

 

Double Wreck, 2 navires coulés dont il ne reste que le ballast. Uniquement le ballast ? Non, il subsiste 2 ancres. Une est en partie ensablée, mais l’autre est encore bien posée comme si elle venait d’être jetée, juste un peu encroûtée. Ah, et aussi : elle est gardée…

 

Statia 2012 double wreck ancre et raies 1804m

Statia 2012 double wreck ancre et raies 1808m1

 

J’aime les ancres. A terre comme au fond, c’est pour moi une pièce emblématique, évocatrice. Découvrir celle-ci flanquée de ses gardiennes de belle taille restera un souvenir visuel fort.

 

Statia 2012 double wreck ancre et plongeuse 2 1814m1

Statia 2012 double wreck ancre et plongeuse 1820m1

 

Ce site recèle encore un phénomène remarquable…

 

Statia 2012 double wreck ancre et banc 1835m

 

Sardine run ! Un énorme banc tourne dans les parages du récif. La masse mouvante est impressionnante. Le barracuda voit là sans doute une grosse source de protéines et d’omega-3…

 

Statia 2012 double wreck sardine run 1793m

 

Pour le plongeur, qui vient de prendre son petit-déjeuner, le spectacle est impressionnant, voire artistique.

 

Statia 2012 double wreck sardine run 1791m

 

Pendant la semaine, j’avais demandé une épave de galion habitée par des sirènes et contenant un vieux coffre plein d’un trésor fabuleux. J’étais peut-être un peu trop exigeant, mais l’équipe de Scubaqua, toute dévouée à la satisfaction de ses visiteurs, nous a quand même emmenés sur ces restes d’épaves du XVIIe siècle et cette magnifique ancre à jas. Quant au trésor, je ne peux même pas les suspecter de vouloir tout garder pour eux puisqu’ils emmènent aussi leurs visiteurs à la recherche des Blue Beads.

Ce second voyage à Statia nous a réservé de belles surprises, dans un environnement dépaysant où l’équipe de Scubaqua est toujours aux petits soins. Le prochain emménagement du club dans ses nouveaux locaux devrait accroître encore l’envie de ne pas repartir si vite…

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 08:16

 

Le Charles L. Brown était un câblier de la société AT&T (American Telephon and Telegraph) portant le nom d’un de ses anciens présidents. Le navire a été acheté pour un dollar symbolique en 2002, nettoyé et coulé en juillet 2003 pour former un récif artificiel. L’épave de 100 m de long repose couchée sur le flanc tribord sur un fond sableux de 31 m.

C’est presque une visite en privé que nous offre Ingrid pour découvrir cette épave : nous sommes seuls sur ce grand bâtiment.

L’épave est visible depuis la surface. Ça nous change ! Un petit groupe de carangues passe à proximité de l’épave. Nous descendons sur la proue. Le nom du navire est encore lisible au-dessus de l’écubier bâbord.

 

Statia 2012 charles brown 1231m1

 

L’étrave a dû subir quelques chocs. Sous la coque, un poisson ange reste dans l’ombre.

 

Statia 2012 charles brown etrave 1233m

 

La proue a un côté monstrueux. Au lieu d’une pointe élancée, c’est une énorme protubérance pour guider le passage des câbles.

 

Statia 2012 charles brown proue1236m

 

Passé le grand portique, la vue se déroule sur le pont avant et le château.

 

Statia 2012 charles brown 1344m

Statia 2012 charles brown facade chateau1241m

 

La façade a de nombreux yeux au-dessus d’une gueule béante. Non, ce n’est pas la narcose, j’ai une pensée pour Foifoi nageant en pleine soupe de légumes sur le Bananier… 

 

Statia 2012 charles brown facade chateau1334m

 

En poursuivant derrière la passerelle, nous atteignons la cheminée et d’énormes aérateurs.

 

Statia 2012 charles brown cheminee 1310m

 

De ce point, nous avons une vue sur toute la partie arrière jusqu’à la poupe.

 

Statia 2012 charles brown cheminee 1264m

 

En se retournant, la vue porte sur le mât en partie plié. Si dans son ensemble l’épave n’apparaît pas très colonisée, il y a pourtant de la vie fixée. Tout comme la grue à la proue, le mât plus exposé aux courants, est encroûté, notamment par un bouquet dense de gorgones sombres.

 

Statia 2012 charles brown cheminee 1267m1

Statia 2012 charles brown gorgones 1309m

 

Nous longeons le pont arrière en direction de la poupe.

 

Statia 2012 charles brown pont arriere 1269m1

 

Puis vient le moment de contourner la poupe. J’aime cette partie des épaves, lorsqu’elle est bien conservée. Courbes, perspectives, impression de masse, hélices et safran, tout concourt à donner à cet endroit un pouvoir évocateur fort.

 

Statia 2012 charles brown poupe 1273m

Statia 2012 charles brown poupe 1275m

Statia 2012 charles brown helices 1278m

Statia 2012 charles brown poupe 1285m

 

Nous faisons le chemin inverse, longeant le flanc bâbord. Le petit groupe de carangues reste très timide et il garde ses distances. Nous n’aurons pas la chance de voir évoluer le grand banc qui fréquente habituellement les lieux.

Une dernière vue d’ensemble du Charles L. Brown et nous regagnons lentement la surface.

 

Statia 2012 charles brown 1337m

 

Je n’ai pas l’habitude de visiter des épaves par une visi pareille. La dernière fois remonte à bien des années, en Mer Rouge, sur le Salem Express. J’y ai pensé au début de la promenade, mais l’impression générale n’a rien à voir. Il ne s’agit pas ici d’un cimetière fréquenté par des dizaines de plongeurs. Le navire a aussi une allure très différente et il offre des points de vue étonnants à la proue comme à la poupe. Une seule visite ne suffit évidemment pas. Il faudra que nous y retournions pour découvrir au moins une partie de l’intérieur…  A cette occasion, il faudra donner rendez-vous au banc de carangues 

Merci beaucoup à Ingrid pour la ballade. C’est une grande chance d’avoir pu découvrir cette épave dans ces conditions.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 08:54

 

Le St Eustatius National Marine Park a été fondé en 1996 dans un double objectif de conservation et de gestion des ressources marines. Le parc entoure toute l'île sur une surface totale de 27,5 km2 et s'étend de la surface jusqu’à 30 m de fond. Avec le parc national terrestre Quill – Boven, ces zones protégées appartiennent au St Eustatius National Parks (STENAPA).

Lors de la création du parc marin, le récif artificiel nommé STENAPA reef a été établi en déposant plusieurs épaves, dont une barge et un petit remorqueur, pour attirer la faune et ainsi recréer une zone d’intérêt pour les pêcheurs en dehors de la réserve marine.

 

Statia 2012 stenapa epave 1548m

Statia 2012 stenapa epave 1571m

Les épaves sont colonisées différemment. Ma préférence va au petit remorqueur de 15 m.

 

Statia 2012 stenapa epave remorqueur 1573m

Statia 2012 stenapa epave remorqueur 1577m

Statia 2012 stenapa epave remorqueur 1575m

 

Sa colonisation est étonnante. Il est recouvert d’une grande variété d’éponges et de cnidaires multicolores.

 

Statia 2012 stenapa epave remorqueur 1585m

 

Sur ce fond de sable, les vestiges offrent non seulement des supports de développement, mais aussi des refuges.

 

Statia 2012 stenapa vers tubicoles 1626m

Statia 2012 stenapa pterois volitans 1556m

 

Il y a des petits animaux délicats, comme les crevettes de Pederson.

 

Statia 2012 stenapa crevettes de Pederson P1010281m

 

Et d’autres d’apparence moins frêle comme l’holothurie verruqueuse

 

Statia 2012 stenapa holothurie verruqueuse 1637m

 

Qui dit récif, dit garde-manger, non seulement pour les pêcheurs, mais aussi pour les barracudas.

 

Statia 2012 stenapa barracuda 1629m

 

Bien que les alentours soient sableux, des petites raies trouvent des surfaces où se poser.

 

Statia 2012 stenapa raie 1633m

Statia 2012 stenapa raie 1636m

 

Il ne faut pas négliger les zones de sable entre les épaves. C’est là que sont les plus grandes raies.

 

Statia 2012 stenapa raie 1595m

Statia 2012 stenapa raie 1597m

 

C’est aussi l’endroit pour trouver le bernard-l’ermite géant, crustacé qui peut paraître ambitieux quand on voit la taille de l’énorme coquille qu’il semble traîner avec peine. Toutefois, lorsqu’il atteindra les 30 cm, il lui faudra au moins ça !

 

Statia 2012 stenapa bernard l'ermite geant 1623m

 

Dans cet environnement de sable, le moindre objet compact solide est un îlot de vie colorée. Certains peuvent y trouver un abri ou peut-être de quoi se nourrir, comme ce juvénile de poisson-ange.

 

Statia 2012 stenapa ange juvenile 1616m

 

La vie sous-marine peut être luxuriante. De trop nombreux exemples montrent que l’impact humain est dévastateur, que ce soit directement par le prélèvement des ressources ou indirectement par la pollution et la dégradation des environnements. Suivies, respectées et entretenues, les réserves ont un effet visible. Les concevoir dans un système intégré de développement durable, économiquement et socialement acceptable, est beaucoup plus intelligent que de se limiter à une simple zone d’interdictions et de restrictions. L’idée de développer des récifs artificiels en dehors d’une zone désormais protégée est donc intéressante, à condition que ce soit bien fait. Et en plus, la plongée a tout à y gagner.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 08:42

 

Le Chien Tong était un bateau de pêche taiwanais. Il a été coulé en 2004 pour devenir un récif artificiel. Posé bien droit sur sa quille par 21 m de fond, son apparence générale est encore relativement propre. J’avais déjà raconté la visite de cette épave il y a 2 ans (voir Statia, the Historic Gem (1) ). Cette fois, nous y sommes retournés de nuit.

De jour, les images étaient dans les bleus. De nuit, l’éclairage artificiel révèle des couleurs vives. Une première question se pose : quelle pouvait bien être la couleur du Chien Tong ?


Statia 2012 chien tong 1184m

 

Les organismes colonisant la tôle au fil des ans ajoutent progressivement des touches d’autres couleurs.

 

Statia 2012 chien tong 1179m

 

Sur le fond de sable passe une raie pastenague. Des langoustes se promènent sur les structures.

 

Statia 2012 chien tong P1010110

 

Nous prenons une coursive sur bâbord depuis la passerelle en direction de la poupe alors que du fond remonte vers nous une tortue. Pour la première fois de la soirée, je suis confronté à un problème technique qui se reproduira plusieurs fois : il faut se dépêcher de prendre la photo, sinon l’animal est trop près !

 

Statia 2012 chien tong 1191m

 

La partie habitable du navire est un hôtel à tortues. Rares sont les gros individus qui se déplacent.

 

Statia 2012 chien tong 1208m

 

Les plus grosses tortues dorment, posées à l’intérieur des pièces de la partie arrière de l’épave. Certaines, préférant peut-être rester au grand air, se reposent dans les coursives.

 

Statia 2012 chien tong 1193m

 

Il y a de la place sur cette épave. Pourtant, certaines tortues solitaires se mettent dans des endroits impossibles.

 

Statia 2012 chien tong 1197m

Statia 2012 chien tong 1206m

 

Quel que soit l’endroit où nous passons, il y a forcément une ou 2 tortues posées ou en mouvement.

 

Statia 2012 chien tong 1220m

 

Le mouvement… Au-dessus des structures, c’est un balai aquatique en solo ou en duo.

 

Statia 2012 chien tong 1218m

Statia 2012 chien tong 1202m

Statia 2012 chien tong 1203m

Statia 2012 chien tong 1204m

Statia 2012 chien tong 1205m

 

Et cela continue jusqu’au palier, où nous avons la visite d’une tortue, tandis que nos éclairages attirent un banc de tout petits calmars très câlins.

 

Avant la plongée, on nous avait dit de faire attention de ne pas se cogner dans les tortues. Nous avions pris ça à tort pour de l’humour marseillais…

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 07:50

 

Je disais donc que le récif ne manque pas de vie et que les morphologies les plus classiques côtoient de plus originales. Par exemple, quelle que soit la mer ou l’océan, un mérou a toujours une tête de mérou, même s’il s’appelle mérou grande gueule.

 

Statia 2012 merou grande gueule 1110m

 

Les carangues gros yeux ont un regard un peu sévère, mais une allure de poisson très commune.

 

Statia 2012 carangue gros yeux 1055m

 

Pareil pour le barracuda, à l’expression très sérieuse, qui aime bien montrer ses petites quenottes.

 

Statia 2012 barracuda 1746m

 

Parmi les originaux, il y a les grondins volants qui marchent plus qu’ils ne nagent sur le fond sableux…

 

Statia 2012 grondins volants P1010217m

 

Et la rascasse volante aux rayons des nageoires hypertrophiés.

 

Statia 2012 Pterois volitans1774m

 

Le poisson lime à taches blanches est un peu ventru…

 

Statia 2012 poisson lime a taches blanches 1718m

 

Alors que le poisson trompette est tout étiré en longueur.

 

Statia 2012 poisson trompette 1061m

 

Dans la famille des poissons-coffres, le coffre à polygones a une étonnante livrée aux teintes changeantes. De plus, il est cornu.

 

Statia 2012 coffre a polygones 1119m

 

Le poisson-coffre noir et blanc est carrément biscornu, comme on peut le voir sur la seconde image où 4 individus ont eu la bonne idée de me présenter (dans l’ordre) les vues de derrière, profil droit, face et profil gauche.

 

Statia 2012 poisson coffre noir et blanc 1677m

Statia 2012 poissons coffres noirs et blancs 1681m

 

Le poisson porc-épic n’est pas à prendre à rebrousse poil. Je ne l’ai pas dérangé, il n’a même pas interrompu son casse-croûte pour poser pour la photo.

 

Statia 2012 poisson porc-epic a 1685m

Statia 2012 poisson porc-epic b 1686m

 

La version en modèle réduit est le poisson porc-épic à taches. Celui-ci osait à peine pointer le bout de son museau hors de l’éponge barrique où il se cachait. Après quelques instants, il a bien voulu sortir un peu et poser.

 

Statia 2012 poisson porc-epic a taches 1731m

 

Toute cette agitation du récif ne perturbe pas le requin nourrice tranquillement allongé sous un surplomb.

 

Statia 2012 requin nourrice 1739m

 

Pas stressé le requin, à la différence de sa parente la raie léopard qui ne fait toujours que passer, trop vite.

 

Statia 2012 raie leopard 1521m

 

Voilà, pour planter le décor, une petite vingtaine d’espèces croisées lors des plongées, toute petite partie de la biodiversité observée. Les populations changent selon les sites et les circonstances, tout comme le récif ou, plutôt, le lieu de la plongée… (à suivre)

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 07:24

 

Après notre première visite en 2010, nous y sommes retournés 2 ans plus tard presque jour pour jour. Saint Eustache, Sint Eustatius ou, plus familièrement, Statia est une petite île antillaise appartenant aux Pays-Bas. A peine plus de 20 km2, environ 3500 habitants (et probablement plus de coqs, poules, chèvres, chiens, lézards, etc.), un environnement marin protégé, pas de grandes plages bordées d’immondes complexes hôteliers pour touristes adipeux amateurs de grillade au monoï, Statia a de quoi satisfaire les plongeurs cherchant une escapade à l’écart des destinations surpeuplées.

 

Je n’aurais pas dû dire ça… Non, n’y allez pas, c’est nul, allez voir ailleurs, laissez-nous en profiter seuls… Si, si, j’insiste, laissez-nous ce petit coin… Nous avons logé au Old Gin House, presque les pieds dans l’eau, juste à côté de la gigantesque plage de l’hôtel avec ses 4 ou 5 transats…

 

Statia 2012 vue chambre 0061m

 

C’est avec plaisir que nous avons retrouvé l’équipe de Scubaqua, structure de plongée à l’organisation impeccable dans une région où pourtant tout fonctionne à un rythme et avec une rigueur très très locale…

 

logo moyen

http://www.scubaqua.com  link

http://www.facebook.com/pages/Scubaqua-Dive-Center-STATIA/167974488162?ref=sgm

 

J’avais déjà parlé des fonds marins (voir Statia, the Historic Gem (4) – Paysages  et Statia, the Historic Gem (5) – Poissons ? ), mais je ne peux pas ne pas présenter à nouveau certains paysages et quelques-uns des habitants les plus classiques.

Les récifs sont typiquement caribéens avec de nombreuses gorgones et éponges de formes et de couleurs variées.

 

Statia 2012 recif 1656m

Statia 2012 recif 1104m

 

Les gorgones plumeuses et les éventails de mer peuvent atteindre des dimensions impressionnantes.

 

Statia 2012 gorgone plume 1668m

Statia 2012 gorgone 1544m

 

Plus profond, sur les flancs des coulées de lave, ce sont les grandes gorgones sombres qui donnent du relief au récif.

 

Statia 2012 gorgones noires 1085m

 

Par leurs placement dans le courant, toutes ces colonies animales participent à l’animation générale du récif.

 

Statia 2012 gorgone et anges1706m

 

Autres éléments immanquables, les éponges barriques ne sont pas les plus colorées des spongiaires, mais les plus gros du récif.

Navigant au milieu de tous ces habitants fixés au substrat, les poissons anges français sont emblématiques, au point de figurer sur les plaques d’immatriculation des véhicules (voir Statia, the Historic Gem (1) ).

 

Statia 2012 eponge barrique et anges 1158m

 

Le poisson ange gris leur ressemble beaucoup.

 

Statia 2012 poisson ange gris 1756m

 

Le poisson ange royal, auquel l’appellation d’ange suédois convient mieux, est plus coloré et donne moins l’impression de faire la tête.

 

Statia 2012 ange royal 1058m

 

Il y a aussi des myriades de petits poissons, dont les demoiselles. Comme nos castagnoles, qui perdent le bleu éclatant de leur jeunesse pour un marron foncé à l’age adulte, les demoiselles à queue jaune juvéniles sont plus jolies.

 

Statia 2012 demoiselle a queue jaune juvenile 1047m

 

Dans la catégorie des peinturlurés, il faut citer les perroquets. Même si le dimorphisme sexuel attribue aux mâles une livrée bien plus chatoyante, certaines femelles sont remarquables :

- perroquet prince mâle :

 

Statia 2012 poisson perroquet prince P1010371m

 

- perroquet feu femelle :

 

Statia 2012 poisson perroquet feu femelle P1010389m

 

Le récif ne manque pas de vie et les morphologies les plus classiques côtoient de plus originales. (à suivre)

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 13:08

Epave, gorgones, éponges, tortues, raies, requins… Poissons ? D’accord, raies et requins en sont, mais je ne pouvais pas terminer cette série d’articles sur Saint Eustache sans parler de quelques habitants fréquemment rencontrés sur les sites.

En matière de noms vernaculaires, les appellations françaises n’ont rien à envier aux anglophones. On peut quand même se demander parfois pourquoi ces noms ? Je laisse le soin aux lecteurs de faire des propositions d’explications. Par exemple, pourquoi poisson-papillon ? Quand je croise un Chaetodon capistratus (poisson-papillon à 4 yeux) ou un Chaetodon striatus (poisson-papillon rayé), je ne vois pas vraiment de ressemblance avec un papillon.

statia Chaetodon capistratus

statia Chaetodon striatus

Et le poisson trompette (Aulostomus maculatus) ? Celui qui a donné ce nom ne devait pas faire la différence entre une trompette et une flûte. Je sais, il y a déjà un poisson-flûte, alors à la limite poisson-clarinette ?

statia poisson trompette

Que penser du poisson-lime gribouillé (Aluterus scriptus) ? Je veux bien qu’il possède des petites écailles et des aspérités, mais d’autres poissons ne sont-ils pas rugueux ? Pour le plongeur, il ne me semble pas que la simple vue de l’animal lui évoque l’outil.

statia poisson-lime gribouille

Je veux bien admettre que dans certains cas, la dénomination peut se comprendre. Le poisson-perroquet feu mâle (Sparisoma viride) a un bec (et des couleurs) pouvant rappeler les attributs des emplumés.

statia perroquet feu

 

Et en sachant ce que porte le chirurgien bleu (Acanthurus coeruleus) à la base de la queue, on peut comprendre. Mais à part ça, rien à voir ni avec une blouse blanche ou verte, ni concernant des aptitudes cérébrales immortalisées dans un film d’animation (enfin, on espère)…

statia chirurgien bleu

Pour terminer, voici 2 poissons-anges : le poisson-ange royal (Holacanthus ciliaris) et le poisson-ange français (Pomacanthus paru).

Pourquoi poisson-ange ? Je ne vois ni auréole vaporeuse, ni robe blanche, ni arc avec flèche à pointe en cœur… En plus, ces poissons ne sont pas asexués…

J’ai peut-être une vague idée pour le poisson-ange royal. Comme beaucoup d’autres, ce poisson a la fâcheuse manie de rester de profil. Mais lorsqu’on le regarde de face, on observe un dessin coloré au-dessus des yeux. Une couronne symbolique ?

statia poisson ange royal 4

statia poisson ange royal 3

Quant au poisson-ange français, alors là… Si encore il était bleu-blanc-rouge…

statia poisson ange francais

statia poisson ange francais 1

 

Voilà, ainsi se termine cette série sur les fonds sous-marins de Statia. J’ai regroupé les photos des articles plus une trentaine d’autres dans l’album Saint Eustache – Statia qui contient une centaine d’images.

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 00:28

 

Comme Saba et Saint Kitts ses voisines, Saint Eustache est un volcan sorti des eaux. Ses laves ont suffisamment coulé pour construire une zone plane se terminant abruptement sur une bonne partie de son pourtour.

statia vue du bateau

Sous l’eau, les coulées s’enfoncent plus profondément que là où le plongeur loisir pourrait aller. Par endroits, la roche forme des canyons étroits dans lesquels s’allongent les colonies de corail fil de fer.

statia corail fil de fer 1

statia corail fil de fer

A d’autres endroits aux mêmes profondeurs, des gorgones noires, que la lumière du phare ne colore qu’en marron foncé, abondent.

statia gorgones 1

A plus faible profondeur, le récif est colonisé par quantité de gorgones et d’éponges.

statia recif

Les gorgones peuvent être rangées dans 3 catégories selon leur forme.

statia gorgones

Certaines font des digitations :

statia gorgones 2

D’autres ont un aspect plumeux et peuvent atteindre une taille impressionnante.

statia gorgone plume

D’autres enfin sont appelées gorgones éventails.

statia gorgone eventail

statia gorgone eventail 1

statia gorgone eventail 2

statia gorgone eventail 3

statia gorgone eventail 4

Au milieu de toutes ces colonies de Cnidaires se développent de belles éponges. La lumière artificielle fait ressortir les couleurs vives des éponges tubulaires violettes et des éponges tubulaires fluorescentes.

statia eponge tubulaire violette

statia eponge tubulaire fluorescente

Mais celles que je trouve les plus impressionnantes, non seulement par leur taille mais aussi par leur marque dans le paysage, ce sont les énormes éponges barriques.

statia eponges barriques

statia eponges barriques 1

Elles m’avaient marqué lors de ma visite à Saba (voir Saba sous l’eau. ).

L’assemblage de la forte densité des gorgones et des éponges barriques confère aux paysages sous-marins une identité visuelle très différente des récifs de la Mer Rouge ou de Polynésie.

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 00:29

Depuis la préhistoire en Europe aux croyances des derniers amérindiens, des îles du Pacifique à l’antique Troie, de la mythologie chinoise aux traditions de certains peuples d’Afrique, il est un animal qui incarne, peut-être depuis que l’Homme s’est mis à traduire ses pensées dans des expressions artistiques, le monde. Lui sont attribuées la sagesse et la longévité, puisque chacun de ses mouvements est mesuré dans une lenteur, apparente, que seule celle qui sait qu’elle vivra encore longtemps peut se permettre. Parfois, la superstition se traduit par une coutume qui peut faire sourire : il est un château tout près d’ici où l’on peut voir un berceau fait d’une carapace, le royal bébé dormant dedans devant donc avoir longue vie. Manifestement, un certain Ravaillac n’était pas superstitieux…

Juste en bas du mouillage fixe, une tortue imbriquée sort d’une anfractuosité du récif.

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Réminiscences de millénaires de croyances animistes ou sensibilité titillée par les circonstances ? Pourquoi, lorsque je vois des tortues terrestres, ai-je l’impression de voir des dinosaures alors que les tortues marines m’attendrissent ? C’est ainsi qu’une d’entre elles, croisée le long d’un récif (voir Saba sous l’eau. ) a inspiré le dessin de mon tampon.

Une silhouette se découpe en ombre chinoise tout là-haut à la surface. Puis c’est la descente rectiligne parfaite.

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J’ai pu en observer à plusieurs reprises en Mer Rouge, en Polynésie (voir les albums Huahine sous l’eau-suite et Rangiroa sous l’eau), à Saba (voir l’album Saba sous l’eau) et bien sûr à Statia. A chaque fois, c’est la même sensation de plaisir et de peur de déranger. J’ai des envies de mimétisme de poulpe pour ne pas provoquer une fuite précipitée.

Immobile loin devant nous, je sens que nous ne pourrons pas l’approcher sans la déloger. Autant nous contenter du plaisir à distance.

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Et si c’était le regard ? Je me souviendrai toujours de ce face à face sur un récif de Rangiroa. Voyant venir une tortue dans ma direction, je restai immobile derrière mon caisson photo, attendant qu’elle approche encore avant de déclencher. Elle s’est immobilisée juste devant moi et m’a regardé. J’ai pris une photo (voir Rangiroa sous l'eau ) et je me suis mis un peu de côté. Alors, reprenant sa route, elle est passée.

Malgré sa taille, j’ai failli ne pas la voir en passant au-dessus d’elle ce matin-là en remontant une coulée de lave. Merci Menno !

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Et elle ? Une tortue de belle taille, à la carapace presque lisse et portant quelques balanes blanchies. Après quelques photos d’au-dessus en m’approchant, je suis descendu en face d’elle. J’avais des scrupules à utiliser le flash, mais elle n’a pas semblé dérangée. Je me suis rapproché doucement en la regardant me regarder et j’ai pris quelques photos sans hâte. Je l’ai encore regardée un court instant puis je me suis retiré doucement, la tête pleine de remerciements muets. Juste après moi, 2 calamars se sont précipités avec leurs appareils et, bien entendu, elle a immédiatement pris le large…

Ce regard…

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Comme dans les mythologies, la grande A’Tuin porte le Disque Monde sur son dos (et 4 éléphants, le 5è s’étant écrasé en Uberwald). L’Homme a longtemps vu en la tortue l’image de l’immuabilité du monde sur lequel il vit et auquel il appartient temporairement. Il lui a exprimé beaucoup de respect. Il a loué sa sagesse. Soupe, pseudo-médecine, charlatanisme, babioles pour stupides touristes et sacs plastiques : peut-être serait-il bon de raviver certaines de ces vieilles histoires à la beauté et à l’enracinement universels…

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 23:58

Quelques jours pour le voyage d’une année, quelques heures de ces journées en plongée, quelques poignées de secondes pour les croiser…

Ils sont passés sur notre chemin l’espace d’un instant trop furtif dont le souvenir s’étire et dure. L’élasticité du temps qui s’écoule parfois trop lentement, trop souvent trop vite, nous accorde au moins a posteriori la persistance de moments fugaces.

Un matin, remontant une coulée de lave, nous avons croisé son vol rapide et rectiligne.

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« Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !

Suspendez votre cours :

Laissez-nous savourer les rapides délices

Des plus beaux de nos jours ! »

 

Longeant un récif, je me retourne après une pause de quelques photos d’ambiance et je le vois me croiser sur ma gauche, glissant en sens inverse, sans montrer l’envie de ralentir pour m’observer.

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« Mais je demande en vain quelques moments encore,

Le temps m’échappe et fuit »

Sur le fond de sable clair, je vois glisser son ombre. Alors que nous tombons au ralenti dans une chute d’une vingtaine de mètres, elle s’approche puis détourne son vol et s’éloigne en planant avant de se fondre dans le bleu.

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« Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?

Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus ! »

       Lamartine, Le Lac.

 


Si, la trace est fixée. Avec ceux qui n’étaient pas là, la voilà partagée.

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