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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 23:55
L’hiver rime souvent avec long intervalle de surface pour le plongeur qui ne peut pas facilement accéder à des sites de plongée. L’hiver, c’est aussi une période propice aux rêveries parmi des poissons multicolores habitant des eaux chaudes et claires lointaines que l’on ne peut pas atteindre à loisir. Comme le jus de chaussettes l’est au café, Nemo 33 est un ersatz : l’eau est chaude et claire, avec une visi égale à la profondeur, mais il manque un peu la saveur du sel et les couleurs des poissons. Ne boudons pas notre plaisir, si on y retourne (voir D’une capitale de l’Europe à l’autre : histoire d’un aller-retour (1) et D’une capitale de l’Europe à l’autre : histoire d’un aller-retour (2) ) c’est qu’il n’y a peut-être pas qu’une raison d’addiction azotée à calmer…

Avec le vent du nord… Non, stop ! Pas de vent sur l’autoroute qui nous mène à travers le Plat Pays. Pas de vent, mais…

route

Nous avons réservé pour le créneau de 19h. Nous avons donc le temps de poser nos affaires à l’hôtel et de faire un tour au centre ville pour voir ou revoir les particularités locales typiques…

statue et chine

L’itinéraire du touriste doit absolument passer par la belle galerie couverte de la reine et ses boutiques de confiseries, puis la Grand-Place pour ses monuments incontournables. A l’approche des fêtes de fin d’année, elle a pris des couleurs.

hotel de ville bleu 1hotel de ville rouge 1

Une petite idée de l’ambiance musicale associée au jeu de lumières :


J’apprécie la voix d’Emilie Simon et sa musique dans cette ambiance.

Puis le touriste suivra la rue menant au Manneken Pis, en passant devant une sympathique boutique de spéculoos, pour arriver au monument phare de la ville, cette sublimissime statue monumentale…

manneken

… Très peu vêtue ce jour. Pour toute explication, il faut se reporter au panneau sur la grille, en 3 langues dont la maîtrise est parfois imparfaite… Couac…

affiche manneken 1

L’intérêt majeur d’une visite à ce gamin mal élevé réside dans la proximité immédiate d’une échoppe de gaufres…

Quelques embouteillages plus tard, nous sommes sur le parking de Nemo 33. Ambiance bleutée un peu mystérieuse sur fond de ciel chargé gardant le halo lumineux de la ville…

nemo33 by night

La déco est sympa avec tout un tas de vieilleries partout. Ce caisson fait beaucoup moins vieux que l’espèce de capsule antique du fond de la salle du bar.

nemo33 caisson

19h, la cloche sonne. Quelques minutes plus tard, après avoir donné une pièce de 50 cts à l’affreux mange-fric, nous sommes au bord du bassin. Tout est calme.

nemo33 bassin 1

5 m, puis 10 m, puis il faut emprunter le passage pour rejoindre la fosse.

nemo33 passage 11nemo33 fosse 1

La chute peut faire peur. La verticalité peut faire perdre certains repères… Peut-être vaut-il mieux y aller graduellement ?

nemo33 echelle 1

Ou alors, tenter le grand saut ?

nemo33 saut 01nemo33 saut 11nemo33 saut 21

Au fond, dans la pénombre, les connexions synaptiques peuvent tourner au ralenti. C’est du moins l’expérience vécue lors de la précédente visite par une plongeuse dont je tairai le prénom. Pour tenter d’évaluer scientifiquement l’effet physiologique, j’avais préparé quelques petits exercices très simples.

nemo33 test 2nemo33 test 11

Le temps limité à 10 min sous les 20 m passe vite. Pour remonter, je veux vérifier que, cette fois, la même plongeuse sait se servir de sa stab. Alors je lui fais signe « ça va pas ». Elle cherche mon direct system que je n’ai pas, finit par trouver l’inflateur pneumatique sur le côté et… Je tairai la suite. Bref, nous remontons jusqu’au passage, puis nous visitons les 2 grottes artificielles avec cloche d’air et nous regagnons les 5 m pour le dernier paquet de minutes avant la fin de la séance.

nemo33 remontee

En attendant que tout le groupe arrive, je profite des jeux de miroir.

nemo33 miroir 11nemo33 miroir 01

Certains révisent leurs positions favorites de yoga.

nemo33 poirier

Enfin, avant de sortir, une photo du groupe :

nemo33 groupe 11

Pour faire plus simple que la fois précédente, nous avons mangé sur place. Même menu copieux et typiquement belge, enfin… Belge thaï…

nemo33 repas

Bien sûr, certains n’ont jamais envie d’aller se coucher après une journée comme celle-là. C’est dans un autre lieu typiquement belge, un pub irlandais, que nous avons pris un verre au balcon, avec vue sur la bourse.

pub 01

Puis est venu le moment de se dire au revoir, la seule autochtone rentrant chez elle et certains franciliens partant très tôt le lendemain matin.

goodbye 1

Quant à nous, après un sympathique petit-déjeuner et un largage en vol d’une amie à la gare de Bruxelles (ça devient une habitude), nous avons fait un peu de tourisme avant de rentrer, sans le vent du nord, mais sous la pluie, du Plat Pays…

atomium 1

(Merci à J. Brel, A. Franquin, Hergé, E. P. Jacobs, Seron, Goscinny, leurs collègues et tant d’autres…)

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 00:58
Après une nuit dans le Formule 1 le plus dégradé que j’ai pu voir, le petit-déjeuner n’a pas remonté le niveau. C’est peut-être pour cela que j’ai prévenu Sabrina : hors de question que je révise les fondamentaux de l’assistance ! Quand je ne petit-déjeune pas bien, je ne suis pas de bonne humeur A peine une heure après le réveil, nous sommes au pied du bâtiment.

L’enregistrement est rapidement fait. Nous avons 45 minutes à attendre avant l’ouverture des vestiaires. La décoration murale met dans l’ambiance : vieux bi aux sangles pendantes ou  montés sur d’antiques enveloppes jadis peut-être gonflables, caisson monoplace… Et au milieu, la technologie ! Pour maintenir les 33°C de ce grand volume d’eau, la dépense énergétique est importante. Un panneau lumineux indique la température et l’énergie solaire fournie pour la maintenir. Illusion ou réalité, alors que Franck discutait avec Laura, je jurerais avoir vu la température affichée passer momentanément de 33 à 34°C…
En attendant de pouvoir se tremper dans cette eau tropicale, Vanessa et Laura cherchent peut-être les poissons exotiques. Pour le moment, tout est désert de l’autre côté des vitres.


Le signal est donné. Nous gagnons les vestiaires. On nous avait informé, il faut une pièce de 50 cts pour actionner la fermeture des casiers. Ce qu’on ne nous avait pas dit, c’est que ces 50 cts sont perdus : ils ne retombent pas… Donc, en cas d’oubli après fermeture de la porte, ça coûte 50 cts de plus, à condition d’avoir une autre pièce de monnaie. A côté des 22 euros de l’entrée, c’est presque mesquin.  Vu du bord, l’aire de jeu ne paraît pas grande.


Petit briefing sur l’organisation et 10 minutes pour prendre la température avant de prendre le matériel. C’est l’occasion de faire un tout petit peu d’apnée. Je rappelle la consigne : 1 à la fois pendant que les autres surveillent en surface. Je descends, me retourne et remonte en rapportant une preuve pour couper court à toute discussion…


Vanessa et Sabrina argumenteront en disant que sans tuba, elles ne pouvaient pas me surveiller. Heureusement que Laura était là ! Absence volontaire de surveillance ? Rancune parce que j’ai dit au pti dej que je ne voulais pas faire d’assistance ? J’aurais dû me méfier… Les filles font aussi leur petite apnée avant d’aller récupérer le matériel.


Côté matériel, même après la ruée du banc de calamars (ça valait le coup d’œil côté équipement), il n’y a pas de problème pour trouver une stab et un détendeur derniers modèles. Je n’ai pas vraiment pu tester les performances du Titan LX eaux froides mais j’ai apprécié la Pro QD i3. Laura se contente d’une Wave et d’un Titan, Vanessa a pris au hasard une Black Diamond et un Kronos, Sabrina un Mikron et une Pearl i3 :
     - Sabrina : « mais où est le direct system ? »
     - Moi : « Y’en a plus. C’est là que ça se passe. Là ça gonfle, là ça purge. Tu verras, c’est très facile »
J’aurais dû me méfier…
Et plouf ! Descente à 5 m, puis 10 m. Tout va bien, tout le monde a repris ses marques. Même Sabrina a pigé le truc de l’i3. J’aurais dû me méfier…

On s’engage dans le petit tunnel et je vois l’eau au-dessus de nos têtes qui indique une surface. Nous émergeons pour découvrir un décor qui n’évoque pas du tout les grottes de L’Estartit. Et c’est trop spacieux.














Enfin, le moment tant attendu par les 3 naïades qui m’accompagnent : la descente dans le puits. C’est un bain bouillonnant, les colonnes de bulles remplissent le cylindre et c’est seulement en longeant la paroi que l’on peut y échapper. Plus on descend, plus l’intensité lumineuse baisse.


















Au fond, une grande rose des vents (il y a un peu de courant, c’est vrai, mais quand même, une rose des vents…) est là pour rappeler aux plongeurs de ne pas perdre le nord…








Il fait sombre au fond. Je prends les photos au jugé, l’écran de mon apn est noir. Le flash est utile mais les bulles remplacent les particules. Les flashs externes ne sont pas autorisés. Jusque là, tout va bien, elles sont bien là toutes les 3.


Nous retrouvons au fond Yasmina, Thierry et Céline.


C’est alors que Sabrina agite son mano sous mon nez et me fait comprendre qu’elle n’arrive pas à le lire. Je vérifie : moi non plus. Bon, et alors ? Un problème ? Non, tout va bien ! OK, Sabrina est un peu tout le temps agitée, c’est juste un petit coup d’azote qui fait ressortir ce trait de caractère. Elle n’a pas l’air convaincu que ce n’est pas grave de ne pas voir son mano, ni son ordi... De toute façon, on ne va pas s’éterniser car on n’a droit qu’à 10 min sous les 20 m. Une petite pose classique pour immortaliser la situation :


On constate que le timer de Laura indique 50 cm de plus que les ordis de ses copines. A mon avis, c’est parce que plonger à -35 m en Belgique, le plat pays, c’est perturbant pour les instruments belges Puis je tente d’expliquer une fois (non François, je n’ai pas pris d’accent local), 2 fois, 3 fois quelque chose que le plongeur moyen aurait déjà du mal à expliquer dans 3 m d’eau chaude et claire. Allez dire avec des gestes : « Sabrina, tu peux sortir la Schtroumpfette que tu as planquée » !  Voilà comment j’ai vu une sirène par 35 m de fond dans une eau à 33°C en Belgique.


C’est un clin d’œil des jumelles au Schtroumpf plongeur de François ;-)
Ça semblait aller mieux, enfin, pas pire. J’aurais dû me méfier… Je fais signe de remonter tranquillement. Laura commence à remonter. Vanessa commence à remonter, Sabrina… SABRINA ! Sabrina, on remonte ! Regard dans le vague, électroencéphalogramme proche  de celui du poulpe ensommeillé après une indigestion de croquants aux noisettes, Sabrina a un peu de mal. En plus, ce fichu direct system qui  n’est pas là où il devrait être… Allez, pas de souci, contrairement à ce que j’ai dit au pti dej, je suis aussi là pour ça. A peine un petit coup de main et ça va vite aller mieux, dès qu’on sera un peu plus haut Je ne l’aurais pas laissée au fond, Vanessa m’en aurait voulu, une fois ses neurones reconnectés…
Une petite pause à 10 m sur un rebord, sans avoir de vertige, puis nous traversons pour rejoindre l’entrée du tunnel. Au passage, un petit coup d’œil sur l’extérieur : il n’y a personne pour observer les animaux exotiques que nous sommes.

C’est à ce moment-là que Vanessa se prend sa dose habituelle de coups de palmes. Pourquoi elle ? Pourquoi systématiquement ? Je ne sais pas. J’attire les moustiques, elle attire les coups de palme. Plus tard au sec, en voyant cette photo, Sabrina, toutes facultés retrouvées, lui demandera pourquoi elle a fait sa plongée sur l’octopus… Elle avait le Kronos au début, mais allez savoir pourquoi elle avait l’octopus au fond…
Sur un côté du tunnel, nous faisons surface dans une cloche. Juste derrière nous, Franck et sa palanquée arrivent. L’ambiance ne me rappelle pas plus les grottes espagnoles, mais il y a un effort de décoration.


Il est temps de remonter dans les 5 m pour un palier de principe. Progressivement, c’est presque tout le groupe qui se retrouve.


Puis il faut bien quitter la fosse, ranger le matériel et aller à la douche.


Il commence à faire faim. En attendant d’être servis, nous remplissons les carnets, alors que derrière le bar, d’autres animaux exotiques goûtent aux joies de la plongée.


Après avoir déposé (ou plutôt parachuté en plein vol) Laura à la gare de Bruxelles, nous reprenons la route. Franck exprime sa déception.
A l’arrière, les filles ont ressorti leurs lunettes de soleil. Il fait beau, mais…


C’est juste une astuce pour faire croire qu’elles ne dorment pas. La plongée est un sport…


























De retour chez Franck, il faut faire le ménage si nous voulons pouvoir nous attabler.



Franck avait prévenu : il est plus sage de confier la préparation de la pâte aux filles. Bilan, pendant que Sabrina bosse, les autres s’amusent !

















Il y a bien de la confiture de mirabelles et même du nut****.


Difficile de mettre un terme à ce week-end si agréable. Merci à Franck pour sa proposition de me joindre au groupe en compagnie duquel j’ai passé un excellent week-end, mais aussi pour son accueil et l’intensité de ses ronflements suffisamment faible pour que je puisse m’endormir Merci à Laura pour sa fraîcheur. Merci à Céline et Béatrice pour leur bonne humeur. Et merci à Sabrina et Vanessa qui, malgré tout ce qu’elles m’ont fait endurer, sont adorables

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 00:01
La plongée ne connaît pas les frontières. La grande communauté des plongeurs est au-dessus des différences de pays et de cultures. Certains sont attachés à leur coin de mer ou d’océan (exotism is dead, dive local !). D’autres migrent régulièrement, souvent plus au sud. C’est le cas de Laura, jeune et charmante plongeuse belge qui fréquente Antares Sub chaque été et cause parfois quelques troubles… ;-) La saison dernière, c’est Ramoucho qui a eu un coup de chaud (voir Carte postale d’Argelès-sur-mer : Ramoucho et la belle). On n’a jamais su s’il s’était vraiment remis. En tout cas, il bave nettement moins ces derniers temps et il ne semble plus avoir d’absences. Craignant que la disparition de ces signes coïncide avec une déprime cachée, inavouable de la part d’un super héros, j’ai demandé à la belle de faire une dédicace spéciale à la bête :D
Voici, rien que pour toi Ramoucho :



Maintenant c’est bon, tu peux arrêter de grimper aux rideaux. Redescends, tu vas finir par casser quelque chose :D

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 02:02
Comment en suis-je arrivé là… ?  Je suis dans un train, après un premier, avant une voiture, avant 2 autres trains, puis une autre voiture, puis encore une voiture et à nouveau un train, qui sera suivi d’un autre, puis d’un dernier. Voilà à quoi on s’expose quand on va au salon de la plongée et qu’on est faible côté résistance au désir de se plonger dans des eaux inconnues…
Il y a 2 mois, entre un banyuls, une piscine et 3 alsaciennes, Franck me proposait, à l’occasion de son vieillissement annuel, de me joindre à ceux de son club alsacien volontaires pour une sortie à Nemo 33. Ne connaissant que les eaux chaudes et claires des carrières wallonnes, et donc tenté par une nouvelle histoire belge, je me laissai convaincre…
Voilà comment j’en suis arrivé là…


J’emprunte à nouveau un itinéraire ferroviaire que j’ai fait tant de fois, il y a tant d’années… Alors que le train ralentit à l’approche de Strasbourg, je reçois un sms de Vanessa. Elle me précise qu’avec Sabrina, elles m’attendent dans le hall 2. Je ne me souvenais même plus qu’il y avait plusieurs halls… J’ai quitté cette ville à l’époque du creusement pour le tram. De l’extérieur, je n’aurais pas reconnu la gare, sa façade de pierre emballée dans une grande verrière d’acier.








Elles ont eu la gentillesse de venir me chercher pour m’emmener chez Franck, d’où nous devons partir pour le point de rendez-vous où la répartition pour le covoiturage doit être faite. Quelques minutes plus tard, nous débarquons chez leur « petit apprenti moniteur préféré » qui manifestement n’a pas terminé sa soirée d’anniversaire depuis très longtemps.




En quelques minutes, il est presque prêt et sa colocatrice d’un soir également. Nous quittons donc son logement, sachant qu’il faudra faire le ménage au retour… Franck, probablement un peu altéré par son vécu catalan, a une notion très relative de la ponctualité, ce qui lui est notifié à notre arrivée au point de rencontre. Mais nous ne sommes pas à une minute ou deux. Enfin, le départ est donné. Au passage, j’ai droit à une vue sur leur gravière dont j’ai tant entendu parler et que je me promets de venir visiter, n’ayant jamais plongé dans ce type d’environnement aquatique. Je ne devrais pas être si faible avec le désir d’immersion…


Très concentré malgré sa courte nuit agitée, notre chauffeur silencieux exprime néanmoins toute l’envie qu’il a de nous emmener sur les routes d’Alsace, puis de Lorraine, du Luxembourg et de Belgique.


Je passe sur l’arrêt casse-croûte au Luxembourg (y compris pour les chevaux de la voiture, l’avoine y étant bien moins chère). Mais je souhaite relever l’arrêt chez nos voisins belges. Une heure pile après notre départ de l’arrêt-repas, selon la volonté de Sabrina (qu’il ne vaut mieux pas énerver), j’avise une aire d’autoroute. Je m’y engage et gare la voiture. Sabrina avait exigé une pause 1 heure plus tôt en prévision d’un futur besoin naturel à satisfaire. Nous voici sur une aire d’autoroute… Sans toilettes ! Absolument inimaginable pour tout français voyageur, y compris un alsacien ! Nous aurons l’explication par une autochtone le soir même : « notre pays est très petit, pas besoin d’installer des toilettes, on est vite chez soi ». Pas très grave, les envies ne sont pas si pressantes et malgré tout, Sabrina peut retrouver son « petit apprenti moniteur préféré », très en forme, qu’elle n’a pas vu depuis tout un tas de minutes (60 au total).


La première fois que j’ai voyagé à bord d’une voiture équipée d’un GPS, c’était justement pour aller à Bruxelles. Et le GPS s’était perdu, nous faisant tourner en rond autour d’un immeuble… Cette fois, il y a à bord non seulement Vanessa, mais son copain Tom Tom. Nous ferons beaucoup appel à ses dons de vue satellite, que Vanessa aura l’amabilité de nous traduire tout au long du week-end. Nous passons devant Nemo 33 et trouvons l’hôtel. Un repère est vite noté : entre les deux se dresse une centrale nucléaire. Les formalités d’hébergement réglées, nous posons nos sacs et partons pour une visite touristique du centre ville.


Peu à peu, des souvenirs me reviennent. Je dirige notre petit groupe vers la grande galerie couverte. La dernière fois que j’y suis passé, une vache ailée était suspendue dans les airs.












Plus de vache ailée, mais toujours des boutiques très alléchantes. Franck, plus attiré par les nourritures spirituelles (une fois n’est pas coutume), s’abandonne dans un fauteuil.















A ceux qui auraient cru à une soudaine métamorphose improbable, je précise que ça n’a pas duré plus de quelques secondes, les autres étant entrés dans l’une des nombreuses boutiques de chocolats…


Et forcément, ils ont voulu goûter les produits régionaux.


Quittant la galerie par l’équivalent bruxellois de la rue de la Huchette parisienne (les rabatteurs y sont encore plus insupportables), nous gagnons la Grand Place. Après « candélabre », Franck apprend ici un nouveau mot : beffroi.


C’est assurément une image que tout bon touriste se doit d’immortaliser.


Face à l’hôtel de ville, la Maison du Roi au-dessus de laquelle passent les avions, contraste historique saisissant…


… Et devant laquelle les filles s’étonnent en voyant l’acquisition de leur copine : des manneken pis qui se mangent…


Nous partons en quête du vrai, du seul, de l’unique, du symbole de toute une ville :


Oui, c’est la petite chose déguisée au fond. A mon sens, et je les avais prévenus, le plus intéressant aspect culturel de ce bout de rue, c’est le vendeur de gaufres juste à côté.



En avance sur l’horaire pour le resto, nous avons tranquillement remonté la rue, retraversé la Grand Place sous le ciel s’assombrissant


Puis poussé un peu plus loin jusqu’à la cathédrale.


Je passerai sur quelques menus détails strictement organisationnels concernant le resto (on ne va pas lui faire de pub, même pas celle qu’il mériterait). Nous avons retrouvé Laura et sa sœur, les autochtones de cette histoire belge. Franck a proposé à Laura, habituée d’Antarès en été (voir Carte postale d’Argelès-sur-mer : Ramoucho et la belle ), de se joindre au groupe. Nous nous installons, non loin de là, dans un autre petit resto où finalement je dégusterai un très bon saumon au miel.


Fêtard insatiable, aidé de ses informatrices locales, Franck a traîné tout le monde dans un bistrot pour évidemment y trouver des produits locaux fermentés.


On ne sait pas toujours avec quoi sont faites les boissons aux noms curieux, mais même les plus inoffensives en apparence (jus de quelque chose) peuvent avoir des effets euphorisants.


Nous avons été raisonnables et avant 2h du matin, nous étions au lit. Franck aura tenté jusqu’au bout de suggérer des réarrangements nocturnes, mais bien forcé de constater le clair, net et irrévocable cri du cœur de Sabrina, je resterai avec le ronfleur qu’il est…
Le rendez-vous à Nemo 33 est fixé à 10h, pour une immersion à 11h.
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