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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 06:26

Chercher la petite bête est une manie. En tout cas, dans les eaux catalanes, la probabilité de rencontrer une petite bête est beaucoup plus forte que celle de croiser des très grosses bêtes du genre de celles qui ont des grandes dents pointues ou des fanons. Ce qui est encore plus amusant, c’est de chercher les petites bêtes dont nous n’avons pas encore pu tirer le portrait. En voici une nouvelle dans la collection des nudibranches (et proches parents).

Trapania maculata ne fait pas dans le camouflage ni la discrétion. Ce petit mollusque de 1 à 3 cm est blanc translucide à taches jaunes avec une marque triangulaire avant le panache branchial et une ligne médiane derrière celui-ci et jusqu’au bout du manteau.

 

Trapania maculata P6280631

 

Les rhinophores sont lamellés. Toutes les excroissances sont jaunes : rhinophores, panache branchial et excroissances incurvées autour des rhinophores.

 

Trapania maculata IMG 0594

 

Trapania maculata se nourrit de bryozoaires et peut-être également d’hydraires et d’éponges (selon les sources). L’animal a été observé des côtes anglaises à la Méditerranée.

Il ne faut pas confondre Trapania maculata avec Polycera quadrilineata (voir Nudibranches 16 ).

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 06:18

 

Quand la visi est très réduite, on observe les choses de près… Alors, quand une petite chose noire se découpe sur le fond ocre de graviers et de coquillages, ça attire le regard. La première idée a été que c’était un nudibranche en vadrouille. Après tout, la péniche en héberge toute l’année. C’est en s’approchant tout près de la chose que les questions muettes ont commencé à transiter entre nos neurones isolés de l’eau fraîche par le néoprène : quesquecestqcetruc ? (le froid, ça contracte)

 

Branchellion torpedinis IMG 0426

 

La chose ressemble à un doridien avec ce qui pourrait être un manteau lisse au bord froufrouté. Mais il n’y a pas trace d’un panache branchial ni de rhinophores, d’un côté ça semble être un peu enfoncé dans le substrat et de l’autre, il y a une excroissance bizarre.

 

Branchellion torpedinis DSCN2673 457

 

J’entreprends de dégager délicatement autour de la chose et je suis surpris de sentir que sous les graviers, c’est étonnamment souple… Après quelques centimètres carrés déblayés, je découvre que sous la couche de sédiment il y a quelque chose de gris-brun avec taches plus sombres façon camouflage. A ce moment, je comprends et j’arrête de gratouiller… On va continuer en créant un courant d’eau à distance pour mettre à jour la raie torpille complètement enfouie et pas stressée du tout, heureusement…

 

Branchellion torpedinis DSCN2674 458

Branchellion torpedinis DSCN2677 459

Mais alors, la chose noire ? C’est un parasite, Branchellion torpedinis, une sangsue des raies. Tout autour du ver, plus d’une trentaine de paires de branchies donnent cet aspect froufrouté. L’animal possède une grosse ventouse de fixation à l’arrière du corps et, au bout d’une extension tubulaire, une petite ventouse orale grâce à laquelle l’animal peut accrocher la bouche pour sucer le sang de la raie.

 

Branchellion torpedinis DSCN2671 455

 

Merci à François pour ses photos et merci à la raie torpille pour sa patience !

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 06:49

 

La période des fêtes approche. C’est un moment terrible où se produisent de véritables massacres pour satisfaire les appétits aiguisés : oies, canards, dindes, chapons (déjà malheureux), saumons... En termes de nombre d’individus sacrifiés, il y a pourtant bien pire ! Si les esturgeons femelles intéressent une part réduite des consommateurs, il existe un poisson assez étrange dont la progéniture est bien moins coûteuse : la grosse poule de mer.

 

poule de mer IMG 0451

 

Le Cyclopterus lumpus est appelé lumpfish par les anglophones et lompe dans nos supermarchés où ses œufs, orange à l’origine, sont colorés en rouge ou en noir. Ce drôle d’animal fournit ce succédané de caviar mais pas les étals des poissonniers car sa chaire très grasse n’a pas une grande valeur. Cet avis n’est toutefois pas partagé par les phoques, les requins et certains scandinaves.

La grosse poule de mer fréquente les eaux froides de l’Atlantique et de la Manche. Elle mesure jusqu’à 60 cm et pèse entre 2 et 10 kg. Sa morphologie est atypique car son corps est couvert d’excroissances, il a une bosse sur le dos et ses nageoires pelviennes forment une ventouse sous son ventre. Cette ventouse lui permet de tenter de se fixer plus ou moins adroitement à des objets variés, y compris les plongeurs. Il paraît qu’ensuite elle a tendance à vouloir partir en oubliant de se décrocher : la grosse poule de mer ne semble pas briller par sa capacité de concentration.

 

poule de mer IMG 3910m

 

La nage de la grosse poule de mer est atypique et, avouons-le, peu gracieuse. Elle apprécie de trouver un support pour se poser en attendant le passage de son repas constitué d’invertébrés (crustacés, vers) et de petits poissons.

Lorsqu’elle n’est pas prélevée et vidée avant, madame vient en eaux très peu profondes et pond les œufs que monsieur va prendre en charge tout seul, surveiller et ventiler alors que madame n’a aucun instinct maternel et file retrouver des eaux plus profondes.

 

 

Ce poisson à l’allure bizarre et à la grâce natatoire douteuse trouve sa place dans des aquariums présentant la faune marine des eaux froides (Osaka, Montréal). Ses caractéristiques peu avantageuses la rendent finalement presque attachante. Ayez une pensée pour elle lorsque vous mangerez des toasts couverts d'une multitude de petits oeufs rouges ou noirs.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 06:54

 

La nuit, tous les poulpes sont gris. Enfin, presque… La nuit est le bon moment pour observer les poulpes en chasse. Les éclairer soudainement peut leur causer une forme de panique colorimétrique puisqu’ils ont parfois du mal à prendre une robe adaptée au halo lumineux dans un univers d’obscurité.

 

poulpe de nuit 2 DSCN0058

poulpe de nuit 1 DSCN0053

 

La chasse n’a pas lieu que la nuit. Les circonstances peuvent pousser le poulpe à passer à l’action en journée. Un casier garni peut être attirant, mais aussi dangereux, même si le poulpe est en principe assez malin pour en ressortir.

 

poulpe casier DSCN1234

 

Un congénère (ici très mal en point…) peut faire partie du régime alimentaire.

 

poulpe avec poulpe mort DSCN9965

 

Parfois, il est assez difficile de comprendre ce qui se passe, sinon que d’avoir plein de tentacules peut provoquer un sac de nœuds.

 

poulpes melanges P1020337

 

Le poulpe est aussi une proie potentielle et les ennuis peuvent laisser des traces.

 

poulpe mutile P7310378

 

Les ennuis ne viennent pas toujours des gros prédateurs. Les castagnoles sont de petites teignes sachant très bien viser les yeux (voir Carte postale d’Argelès-sur-mer : David contre Goliath, version poulpe ).

 

poulpe et castagnole IMG 6826

 

Face au plongeur, lorsqu’il ne peut pas compter sur son camouflage, il fuit en rampant ou en nageant par propulsion.

 

poulpe sur le recul P7310139

poulpe en mouvement 4 P7060171

poulpe nageant P8090489

 

Il faut reconnaître son agilité : parvenir à se mouvoir avec 8 membres dans une parfaite coordination est remarquable.

 

poulpe en mouvement 1 DSCN1266

poulpe en mouvement 2 P7060169

 

En dehors de toutes ces causes d’agitation, il n’est pas rare de rencontrer des individus souhaitant sans doute passer inaperçu, sans pour autant céder à la panique et même affichant une complète sérénité en présence d'un palmipède néoprénisé faisant des bulles.

 

poulpe étalé IMG 0245

poulpe etale 1 IMG 5400

poulpe etale redresse IMG 5407

poulpe serein P8090487

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 06:35

J’ai déjà présenté le poulpe il y a longtemps sur ce blog (voir Le poulpe : de l’abominable pieuvre au mollusque étonnant. ). C’est un animal étrange, aux capacités étonnantes et au pouvoir évocateur fort. C’est aussi une rencontre très fréquente lors des explos sur 20 m et loin d’être rare sur les épaves plus profondes. Selon les conditions et les situations, cette masse viscérale portant 2 yeux, 8 tentacules, un nombre impressionnant de ventouses, le tout sous un épiderme changeant en couleur et en aspect, prend des poses adaptées mais parfois pas forcément très bien calculées…

 

Durant la journée, le poulpe affectionne son trou ou la simple anfractuosité où il passe le temps. Les épaves offrent de nombreux recoins et assez de débris pour s’y cacher.

 

poulpe dans epave IMG 5468

 

Les moins craintifs se tiennent à l’entrée, observant les alentours.

 

poulpe pose classique 1 DSCN0232

poulpe pose classique 3 DSCN9989poulpe pose classique 5 IMG 2339

On sent rapidement chez certains une sérénité relative et un sens de l’observation aiguisé.

 

poulpe pose classique 4 IMG 0711

poulpe guetteur P8200024

D’autres ne veulent absolument pas être repérés. Pour cela, ils érigent une muraille devant leur trou. La cache est alors plus ou moins bien masquée.

 

poulpe bien cache DSCN0122

poulpe cache IMG 0181

Certains ne se donnent pas la peine d’empiler les galets, misant sur leur cachette.

 

poulpe dans son trou P8180380

 

Il y en a même qui prennent la position « œuf au plat » pour tenter de se planquer alors que la cavité est trop petite.

 

poulpe aplati IMG 0513

 

Mais la vie de poulpe, de jour comme de nuit, n’est pas faite que d’attente dans un trou…

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 06:40

 

L’an dernier, un syngnathe a passé une partie de la saison dans une petite faille à la Moulade. Lorsque ces animaux se plaisent là où ils sont, ils y restent sans trop bouger. C’est très pratique pour les retrouver car ils sont assez doués pour le camouflage. Cette année, sur le même site, de retour du coralligène, je suis tombé sur un petit individu au motif à rayures assez équilibré : les marques claires étaient à peu près équivalentes aux marques sombres.

 

syngnathe 1 P8140608

syngnathe 1 P8140611

Le lendemain, un syngnathe avait été observé à quelques dizaines de mètres de là, entre des patates de coralligène. Tout le jeu était donc de le retrouver et c’est ce que nous avons fait quelques jours plus tard. Alors que nous cherchions autour du repère astucieusement déposé précédemment, ce n’est pas un, mais 2 syngnathes que nous avons vus.

Le premier, de teinte générale foncée ressemblant au précédent, avait les rayures sombres beaucoup plus larges que les rayures claires.


Syngnathe 2 P8200032

Syngnathe 2 P8200025

 

L’autre avait un patron opposé : de teinte générale claire, les rayures sombres étaient fines, chacune suivie d’une aussi fine rayure blanche

 

Syngnathe 3 P8200034

Syngnathe 3 P8200030Syngnathe 3 P8200038

Ce sont donc probablement 3 individus que nous avons vus. Tous les 3 étaient dans des zones sur lesquelles nous portons habituellement peu d’attention : graviers, fonds vaseux, roches plates. C’est une mauvaise habitude.

 

Classés dans les « formes bizarres », à proximité des hippocampes, les syngnathes partagent avec eux de nombreuses caractéristiques : même forme de mâchoire, même technique de chasse à l’affût, un mimétisme développé, même régime alimentaire, incubation des œufs dans la poche du mâle et une aptitude à faire tourner en bourrique ceux qui essaient de comprendre comment distinguer nettement et sans bavure les différentes espèces sur nos côtes.

J’avais déjà relevé ce point au sujet des hippocampes (voir Hippocampes, le retour ? ).

La situation est comparable dans le cas des syngnathes.

Comment différencier sans ambiguïté un Syngnathus acus (aiguille de mer) d’un Syngnathus tenuirostris (syngnathe à museau long) ? Le seul critère que j’ai trouvé, c’est le fameux rapport longueur/largeur du museau, comme pour les hippocampes. Mais comment se satisfaire de ce critère sans indication précise des points entre lesquels effectuer les mesures ?

Dans les cas présentés ici, les rapports ont tous été compris entre 7 et 9 selon les images et les objets photographiés. N’ayant pas d’autres critères distinctifs valables, j’opte donc pour des représentants de l’espèce S. tenuirostris.

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 06:36

 

Après notre rencontre avec le poisson-lune (voir Un nettoyage qui tourne mal ), nous avons flâné jusqu’à nous retrouver au début de la langue de galets conduisant à la faille dite des corbs, bien qu’il n’y en ait malheureusement plus un seul à cet endroit depuis plusieurs années. Mon regard a été attiré par une chose étrange se déplaçant lentement mais bien visiblement.

 

Tritonia hombergii P8140595

 

Une rapide observation indique alors une paire de rhinophores gainés comme chez les Tritonia, une série de bouquets branchiaux le long du dos, un manteau plein de papilles pustuleuses et sur le devant, deux lobes avec des digitations. Sur le moment, j’ai pensé à Marionia blainvillea. Mais voilà, ladite bête n’est pas censée dépasser les 6 cm alors que le spécimen qui traverse la langue de galets devant nos masques mesure 15 cm…

 

Tritonia hombergii P8140596

 

Après quelques recherches documentaires, je pense qu’il s’agit donc de Tritonia hombergii. Ce nudibranche serait beaucoup plus commun autour des îles anglaises, mais il est néanmoins observé sur les côtes espagnoles.

 

Tritonia hombergii P8140598

 

Cet animal se nourrirait d’un alcyon qui ne se trouverait pas en Méditerranée, ce qui pose un petit problème (pas pour l’animal car il semble être en forme, mais à ceux qui rédigent les fiches…). Les papilles pustuleuses contiendraient un composé irritant qui provoquerait des cloques, faisant de ce charmant mollusque l’un des rares considérés comme pas sympa pour l’Homme. Heureusement, l’Homme plongeur, par principe, quand il est sous l’eau, ne touche pas à tout. Sinon, c’est tant pis pour lui !

 

Tritonia hombergii P8140600

 

 

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 06:26
 

J’ai déjà parlé du risque d’erreur d’identification que le plongeur peut commettre lorsqu’il prend un ver plat pour un nudibranche Mais je n’avais présenté qu’un seul animal (voir Thysanozoon brocchii ) en donnant quelques informations sur son mode de fonctionnement et de reproduction. Voici quelques autres espèces.

 

Le ver plat le plus facilement observable sur les sites de la Côte Vermeille est sûrement la planaire mauve (ou rose) Prostheceraeus roseus.

 

planaire mauve DSCN1060

 

Sa teinte vive striée de blanc ne passe pas inaperçue. Il faut être assez attentif pour voir les deux tentacules céphaliques desquels provient le nom de genre. Comme leur nom l’indique, ils sont du côté de la partie antérieure. Pour les trouver plus facilement, il faut regarder dans quel sens se déplace l’animal.

 

 

La planaire bleue à ligne médiane jauneProstheceraeus giesbrechtii pose problème à ceux qui aimeraient bien la ranger dans une case de la classification.

 

planaire a ligne jaune P7240262

 

Espèce à part entière ou variante colorée de la planaire rose, il ne semble pas y avoir assez de monde intéressé par cet animal pour trancher la question. Quant à son mode de fonctionnement, même s’il est mal connu, il y a fort à parier qu’il est très semblable à celui de la planaire rose.

 

Dans un style très proche, voici la planaire rayée Prostheceraeus vittatus. Ses rayures sont noires sur un fond blanc.

 

planaire rayee IMG 0966

 

Tout comme la planaire rose, elle affectionne les petites ascidies comme les clavelines, mais consomme aussi des bryozoaires.

 

La planaire tachetée Prostheceraeus moseleyi est un peu plus originale dans sa décoration : un corps blanc couvert de petits points noirs, un liseré jaune parcourant le tour de l’animal et des tentacules céphaliques couleur quetsche.

 

Prostheceraeus moseleyi P1050172

planaire jaune P1020042

Ca ne facilite pas son repérage. Elle a le même régime alimentaire que la planaire rayée.

 

Le ver plat orange Yungia aurantiaca appartient au même sous-ordre que les trois précédents. De couleur caramel à orange, il est constellé de tout petits points blancs et sa bordure est finement liserée de blanc.

 

Yungia aurantiacaP1050028

 

Le ver plat noir Pseudobiceros splendidus est un proche parent du ver plat orange. Il est le plus gros de cette série de vers plats, tout noir avec une bordure orange.

 

pseudobiceros splendidus P8260664

 

Le ver plat orange et le ver plat noir ont le même mode de fonctionnement et le même mode alimentaire que les planaires ci-dessus.

 

Dans les conditions d’observations pas toujours idéales, tous ces animaux peuvent être pris à tort pour des mollusques nudibranches. Toutefois, la très fine épaisseur des vers plats et l’absence de panache branchial (et d’orifice par où il est sorti ou rentré) sont de bons critères de distinction.

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 06:22

 

- « C’était quoi ces poissons avec une tache noire ?

- Des sars.

- Et les autres avec une tache noire et des rayures ?

- Grosses comment les rayures ?

- Ben… Y’en avait avec des grosses et d’autres avec des fines

- C’était des sars aussi… »

 

Le sar tambour est facile à identifier. Le sar à tête noire est généralement bien reconnu. Mais pour les autres sars, c’est moins évident. Et pour cause, il faut se pencher sérieusement sur les images pour ne pas se tromper à chaque fois. Alors, durant une plongée, ça demande un véritable exercice d’observation, pour peu d’avoir au préalable quelques indices.

 

Pour le sar tambour (Diplodus cervinus), c’est facile, il est le seul à avoir 5 bandes sombres bien larges (voir Vendredi, jour du poisson : le sar tambour ).

Le sar à tête noire a seulement une bande noire derrière l’œil et une autre à la base de la nageoire caudale, toutes deux assez épaisses.

 

diplodus vulgaris P8160236

 

Le nom scientifique d’espèce de ce poisson est Diplodus vulgaris, ce qui signifie « commun ». Malheureusement, pour simplifier les choses, le sar appelé « sar commun » n’est pas le même !

 

Car le sar improprement dit « commun » est Diplodus sargus, ou sargue. Il a de fines rayures sombres sur le corps et une tache noire à la base de la nageoire caudale. Mais ces rayures et tache peuvent être estompées ou même indiscernables. Il peut ainsi être confondu avec le sparaillon (Diplodus annularis), mais ce dernier à les nageoires jaunâtres. Ca complique…

Le critère distinctif utile est la bordure noire bien nette des opercules.

 

diplodus sargus P7300074

 

Car cette bordure noire des opercules ne s’observe pas chez le sar à museau pointu (Diplodus puntazzo). Lui aussi a de fines rayures sur le corps et une tache à la base de la caudale et chez lui aussi ces rayures et taches peuvent être très estompées. Et comme son nom vernaculaire l’indique, il a la bouche plus effilée que ces proches parents.

 

sar a museau pointu P8200451

 

Tous ces sars cohabitent dans nos eaux sur nos sites. Ils sont souvent mélangés dans les nuées de poissons de la réserve (3 espèces sur la photo ci-dessous).

 

melange de sars IMG 7289

 

Parvenir à les distinguer est un petit jeu qui peut aiguiser le sens de l’observation des plongeurs s’intéressant à la biodiversité. Pour cela, il faut prendre le temps, être attentif, savoir bien se stabiliser, savoir ne pas effrayer les poissons et pourquoi pas faire de belles photos. Bref, ces sars sont des poissons pédagogiques !

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 06:35

 

Le plus souvent, lorsque je présente des nudibranches, ils sont de petite taille, voire de très très petite taille. Ce n’est pas le cas de la doris marbrée Dendrodoris limbata qui mesure de 5 à 10 cm.

 

Thau doris marbree 1

 

Aucune difficulté pour orienter l’animal. A l’avant, ses rhinophores sont lamellés. Sur l’arrière, le panache branchial rétractile ressemble à celui de la doris dalmatienne (en moins ramifié).

 

doris marbree panache branchial

doris marbree rhinophores

Outre ces caractéristiques, le critère distinctif est la bordure jaune entourant le manteau, ce qui lui vaut son nom d’espèce. A part cela, l’animal peut prendre des couleurs très variées allant du jaune au noir avec plus ou moins de taches sombres visibles, d’où son nom vernaculaire.

 

la peniche 010413 doris marbree IMG 5464

 

Comme beaucoup d’autres nudibranches, cet animal est carnivore (éponges) et hermaphrodite.

Considérée au départ comme endémique de la Méditerranée, la doris marbrée a été observée le long des côtes françaises jusqu’en Bretagne.

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