Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Homo palmus
  • Le blog de Homo palmus
  • : Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
  • Contact

Recherche

Archives

24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 06:22

Attentats, guerres, crise, chômage, harcèlement, exploitation, profit, actionnaires… L’actualité n’est pas tendre et lorsqu’elle parle du futile, de l’abêtissant pour masses populaires dont il ne faut pas réveiller les rares neurones, elle manque d’imagination : « people », « blablas people », « mode » et même, comble de l’horreur, chats gnangnans.

Le monde n’est pas tendre et pourtant il faudrait qu’il le soit. Il faudrait supprimer les notes, traumatisantes pour les enfants qui ne sont pas capables de réussir correctement ce qui leur est demandé. Bien sûr, ces mêmes enfants ne sont ni ne seront jamais jugés (classés, catégorisés, évalués, sanctionnés) au cours de leur vie…

Il faudrait que les chats gnagnans soient de gentils amis totalement impliqués dans une relation symbiotique avec leurs maîtres. Bien sûr, le chat n’est jamais le maître dans une relation avec un humain duquel il obtient tout ce qu’il veut, sauf la figuration récurrente et émétique sur les réseaux sociaux…

Il faudrait que les sauvages violents soient sociaux et prévenants. Bien sûr, c’est parce qu’ils n’ont rien, les pauvres. Ils manquent de tout alors ils cassent, volent, agressent. Ce sont des cris d’alarme et de douleur, expressions d’un manque de repères dans la société si dure avec eux. Peut-être même qu’ils ont été traumatisés par les notes à l’école, s’ils y sont jamais restés assez longtemps pour en avoir… Peut-être faudrait-il leur offrir des chats gnangnans pour qu’ils deviennent des gentils ?

Le monde n’est pas tendre, mais on voudrait qu’il soit tout rose avec des gens gentils et des papillons colorés. Et avec plein de sous. Disons que certains voudraient. Ou plutôt, certains veulent que d’autres souhaitent. C’est la base du commerce. Avec des gens gentils et des papillons colorés ? Il y a sûrement des gens qui n’aiment ni les gens gentils (j’en suis convaincu), ni les papillons (les lépidoptèrophobes). Rose ? Non, impossible, c’est sexiste. Bleu aussi. Arc-en-ciel aussi. Il faut donc un monde sans couleur, comme ça on ne vexe personne.

Que faire ? Vivre dans ce monde sauvage peuplé de créatures sauvages ? Rêver d’un monde qui n’existe pas mais qui se vend très bien dans les médias et la pub qui va avec ? Rêver ne change pas la réalité, sauf celle de ceux qui vendent le rêve, évidemment. A ce stade, on a le choix entre la corde, le pistolet, le chandelier, la clé anglaise, le couteau et toutes les pièces de la maison.

Plongeons voir comment ça se passe sous la surface. Les poissons naissent, se font bouffer, grandissent, se font bouffer (pas les mêmes), meurent et se font bouffer (ceux qui ont assez survécu pour mourir). Ils ont peut-être eu le temps de se reproduire et certains en sont même morts (et donc ils se font bouffer). Quant à leur progéniture, elle finira par se faire bouffer ou mourra juste avant de l’être. Qu’en pensent les poissons ? Allez savoir ! Avez-vous souvent vu un poisson aller consulter un psy ? Non, bien sûr, pas folle la bête. Ca n’empêche pas l’existence du stress chez eux aussi : voir le bocal à moitié plein ou à moitié vide, avoir tout le temps des prédateurs dans son voisinage, par exemple. C’est un peu comme chez nous, mais en plus simple.

Et pourtant, malgré tous nos ennuis, malgré tous les ennuis des poissons, qu’est-ce qu’on est bien quand on se retrouve avec eux… A la différence des leurs, les nôtres ne sont pas water proof. Alors, faute de pouvoir y être corps et âme, il reste la possibilité d’en prendre une petite dose virtuelle régulière. C’est pas la panacée, mais c’est déjà ça, en attendant l’été…

 


Repost 0
Published by Homo palmus - dans Chronique
commenter cet article
18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 06:50

Cette année, pour changer un peu des précédentes, les images des mérous sont animées.

Ce mois-ci, à nouveau 3 mérous qui se croisent le long d’une roche de la réserve de Cerbère-Banyuls.

 

Mais comme overblog est de pire en pire à utiliser, voici les liens vers dailymotion  :




Merci overblog pour tous les changements survenus depuis un an. Tout est pire.
Aux lecteurs de ceci, j'attends vos propositions avisées de solutions alternatives !
Repost 0
Published by Homo palmus - dans Chronique
commenter cet article
19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 06:42

Les profondeurs sous-marines cachent probablement encore bien des mystères. Mais il n’est pas nécessaire de descendre bien profond pour faire des découvertes. C’est ainsi qu’un ver passait inaperçu bien que vivant dans seulement quelques mètres d’eau, caché dans le sable le long des plages méditerranéennes. Les auteurs de la description officielle de l’animal l’ont nommé Mesochaetopterus rogeri. Plus vulgairement circule le nom de chétoptère bélier. Pourquoi bélier ? Parce que tout ce qu’on aperçoit de ce ver, ce sont 2 tentacules très fins et striés, d’une quinzaine de centimètres de long, sortant d’un petit tube souple recouvert de grains de sable. Et comme ces tentacules peuvent se recourber d’une manière rappelant les cornes de bélier…

 

mesochaetopterus rogeri P6070592m red 

Ces tentacules servent à capturer les particules nutritives passant dans le courant. A la moindre perception de danger, l’animal se rétracte et se cache tout au fond de son tube. Comme ce tube peut mesurer jusqu’à 2,5m de profondeur, pas étonnant que le ver ait pu rester loin de l’œil inquisiteur de naturalistes pratiquant les chateaux de sable sous prétexte de chercher ce qu’il y a dans le sédiment.

 

mesochaetopterus rogeri P6070592m1


Les fonds de sable uniformément plats n’attirent habituellement pas le plongeur. C’est dommage, car il passe à côté de bien des créatures étonnantes. 


Repost 0
Published by Homo palmus - dans Chronique
commenter cet article
12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 06:53

 

Des mollusques, on retient en général ceux qu’on mange et les limaces baveuses qui croquent à peu près tout ce qu’un jardinier amateur s’évertue à faire pousser dans son potager. Mais toutes les limaces ne sont pas végétariennes. Je parle souvent des nudibranches (et proches parents) aux formes et couleurs variées mais aux régimes alimentaires très nettement carnivores.

 

godive orange P1020989

 

Ces petits animaux ont pour habitude de mettre leur pied dans leur plat. Pourtant, ils ne manquent pas d’organes sensoriels ! Rhinophores et tentacules sont là pour les renseigner sur le milieu environnant. Mais ne voient-ils donc rien ? Après tout, leurs cousins céphalopodes ont des yeux très développés. Les nudibranches ont bien des yeux eux aussi. Mais ces animaux ne voient pas grand-chose, car ces organes de la vue sont extrêmement peu développés et leurs capacités sont réduites à la perception de variations de luminosité. Toutefois, cette simple faculté pourrait être utilisée dans l’orientation, en direction d’un potentiel agresseur, des papilles portant le système défensif dont j’ai parlé dernièrement.

 

godive orange 1 P1020989


Aux plongeurs curieux et observateurs (qui voient bien ou dont la vue est bien corrigée), amusez-vous à chercher les yeux à la base des rhinophores. C’est assez facile chez la godive orange, plus difficile chez beaucoup d’autres. Vous pouvez loucher, l’animal ne le verra pas… Mais votre binôme photographe, oui !

 

Repost 0
Published by Homo palmus - dans Chronique
commenter cet article
5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 06:02

Qu’ils sont beaux ces nudibranches avec leurs couleurs vives et leurs papilles sur le dos ! Mais Dame Nature ne s’est pas amusée rien que pour le plaisir des photographes amateurs de macro. Les éolidiens, comme par exemple les flabellines, ont dans leurs papilles des extensions de leur système digestif. Et dans ces diverticules, ils stockent des armes et des munitions.

 

Flabellina babai P1030002


Ces nudibranches ont l’habitude de se nourrir d’aliments épicés : des cnidaires. Ces derniers pratiquent la pêche au harpon à l’aide de cellules spécialisées, les cnidoblastes, contenant ces harpons ainsi que le produit venimeux allant avec. Lorsque les cnidoblastes sont effleurés, ils déchargent leur harpon venimeux. Le baigneur en fait l’expérience lorsqu’il câline une méduse. Le nudibranche, lui, a des techniques non seulement pour s’en protéger à l’extérieur (alors qu’il met le pied dans le plat lorsqu’il mange), mais aussi à l’intérieur après avoir englouti des morceaux de cnidaire. Et ce n’est pas tout. L’éolidien a la digestion bien organisée. Il va trier les cellules de sa proie et conserver les cnidoblastes les plus puissants. Ceux-ci sont stockés dans les diverticules digestifs dans les papilles sur le dos du nudibranche. Ainsi, lorsque l’animal est inquiété, il utilise les armes et les munitions fournies par ses proies pour sa propre défense.

 

flabelline cerata

 

Heureusement pour les amateurs de chair de nudibranche, l’efficacité n’est pas totale.


Notons qu’il existe un très beau nudibranche amateur de certaines méduses dangereuses pour l’Homme. Le contact avec ce petit animal de quelques centimètres peut être extrêmement douloureux, voire mortel. Mais pas d’inquiétude, Glaucus atlanticus ne vit qu’en surface dans toutes les mers et océans tempérés, dont l’Atlantique et la Méditerranée…

Repost 0
Published by Homo palmus - dans Chronique
commenter cet article
29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 06:22

Les céphalopodes sont connus notamment pour leurs ventouses et les possibilités culinaires qu’ils offrent. Il ne faut pas oublier leur vision. Les yeux du poulpe ou de la seiche sont très performants. Mais lorsqu’on les observe en plongée, ils n’ont pas la même forme de pupille : le calmar a une pupille souvent ronde, le poulpe en a une plutôt rectangulaire avec les longueurs concaves et la seiche fait dans l’originalité avec une pupille en W.

 

poulpe oeil P8200024

seiche DSCN1225

 

Quelles peuvent être les raisons de ces différences ? Ca n’est pas évident puisque des recherches très sérieuses sont encore actuellement en cours pour répondre à cette question. Dans une publication de 2013, la pupille de la seiche a fait l’objet d’une étude poussée. Les auteurs des travaux sont partis du fait que dans l’obscurité, la pupille de l’œil de seiche est ronde et qu’elle prend progressivement sa forme en W en fonction de la quantité de lumière. Après tout un tas d’expériences (d’après les protocoles, aucune seiche n’a été maltraitée), les auteurs concluent que la forme en W permet de modifier la quantité de lumière directement perçue et d’augmenter le contraste des images, en particulier dans les zones les moins lumineuses du champ de vision. Il est également possible que cette capacité de modulation par la pupille serve à optimiser le camouflage par une meilleure perception de l’environnement.

 

seiche 1 DSCN1225

 

On observe régulièrement des calamars qui ne voient pas clair, mais ces drôles d’animaux n’ont rien en commun avec la seiche…

Repost 0
Published by Homo palmus - dans Chronique
commenter cet article
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 06:41

Les alcyons, les gorgones et le corail rouge sont proches parents. Les premiers sont dits « mous », les secondes ont un squelette protéique et celui du dernier est carrément en calcaire.

 

corail rouge DSCN9641

 

Mais les individus formant ces colonies animales (les polypes) sont extrêmement ressemblants. Il ne faut pas confondre le corail rouge avec nombre de coraux tropicaux. Pourtant, de loin, sans tenir compte des variations de formes et de couleurs, on voit bien des colonies calcaires construites par des polypes (vus, eux, de très près). La subtilité est d’ordre millimétrique, voire plus petit. Il y a le même type de différence qu’entre une seiche et un poulpe : ils n’ont pas le même nombre de tentacules. Chaque polype de corail rouge possède 8 tentacules, à la différence des polypes de coraux tropicaux comme les acropores qui n’en ont que 6. Le corail rouge est donc classé dans la sous-classe des Octocoralliaires, animaux ayant 8 (ou un multiple de 8) tentacules, différent des Hexacoralliaires (ayant 6 ou un multiple de 6 tentacules) comme les anémones et les cérianthes. Comme quoi, il ne faut pas se laisser abuser par l’aspect. Car si on résume, une table d’acropore est plus proche parente d’une anémone que du corail rouge et celui-ci est plus proche parent d’un alcyon mou que d’un madrépore très dur. En cas de doute, il suffit de compter les tentacules…

 

corail rouge 1 DSCN9836

Repost 0
Published by Homo palmus - dans Chronique
commenter cet article
15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 06:49

La tylodine jaune est assez facile à dénicher. Il suffit de chercher sur les éponges jaunes, de préférence celles qui portent déjà les marques du repas de ce mollusque, puis de trouver les coquilles en forme de chapeau chinois plus ou moins colonisées par des algues. Les tylodines se cachent en dessous pour manger à l’abri des regards.

 

tylodine 3

 

Il serait dommage de s’arrêter à l’observation de cette coquille qui cache l’animal. Vu de trois quarts, l’animal se révèle cornu : une belle paire de rhinophores enroulés lui confèrent un aspect taurin. En dessous, une paire de tentacules buccaux pointent vers le bas. Et sur le côté droit uniquement, toujours, l’unique branchie plumeuse expose la délicatesse de ses dessins. La tylodine est un carnassier qui cache sous sa coquille des appendices d’aspect massif et une belle branchie délicatement ciselée.

 

tylodine branchie P8120059

 

Il faut s’amuser à dénicher la tylodine puis prendre le temps de l’observer. Pour les moins myopes et les plus observateurs, il est même possible de la regarder les yeux dans les yeux…

Repost 0
Published by Homo palmus - dans Chronique
commenter cet article
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 06:47

Nul besoin de s’enfoncer dans les profondeurs infernales pour observer des êtres vivants originaux. L’originalité peut se trouver à porter de tous et se cacher sous une banale teinte verdâtre au milieu d’algues sans intérêt particulier apparent. L’acétabulaire, lorsque nous le voyons en cette saison estivale, ne mesure que quelques centimètres. Il se présente sous la forme de petites ombrelles au bout d’une « tige » grêle. Au premier abord, à part cette morphologie caractéristique, rien de bien transcendant.

 

acetabulaires P7190644

 

Pourtant, cette algue a une organisation et un mode de vie tout à fait intéressants. Ses dimensions ne laissent pas deviner qu’elle est unicellulaire. Oui, l’acétabulaire, bien que mesurant 4 ou 5 cm, n’est constitué que d’une seule cellule. Le noyau est à la base de la « tige » (qui n’en est pas une), proche du point de fixation de l’algue sur son support. Lorsque la saison de la reproduction approche, la cellule forme une extension (la « tige) au bout de laquelle se développe une ombrelle légèrement creuse. Cette dernière est striée car elle est constituée de petits sacs collés les uns aux autres et contenant les gamètes.

 

acetabulaires zoom P7190644

 

Au moment de la reproduction, ces sacs se détachent et les gamètes sont libérés. L’ombrelle se désagrège, la « tige » disparaît et l’algue n’est plus visible par le plongeur. Il faut donc profiter des plongées en cette saison pour observer cet être unicellulaire tant qu’il est visible à l’œil nu.

Repost 0
Published by Homo palmus - dans Chronique
commenter cet article
1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 06:24

Quand on vit fixé, il est difficile de partir en courant. Alors il faut trouver des moyens de se protéger. La serpule est un petit ver qui vit dans le tube calcaire qu’il construit fixé à la roche. Pour respirer et s’alimenter, il étend un panache à l’extérieur, tout comme d’autres vers sédentaires comme les sabelles, bispires ou encore les spirographes.

 

serpules et poulpe P6070575

(le petit poulpe planqué derrière ses cailloux donne une idée de la taille des serpules)

 

Le panache est rétracté à une vitesse fulgurante dès le moindre mouvement d’eau suspect : la serpule est prudente. Il faut dire qu’elle entrerait dans le régime alimentaire de pas mal de monde (poissons, échinodermes, crustacés). A la différence des autres vers cités ci-dessus, la serpule a un second système de protection. Une partie du panache est modifiée en un opercule qui a une forme d’entonnoir. Ainsi, lorsque l’animal détecte un signe de potentiel danger, non seulement il rentre dans son tube, mais en plus il ferme la porte ! Tout cela s’effectue si vite qu’il arrive qu’il se coince non pas les doigts dans la porte, mais le panache. Personne n’a jamais recueilli de témoignage (ni de juron) de serpule sur cette conséquence de confusion entre vitesse et précipitation

 

serpules red P6070575


Tout cela n’empêche pas certains prédateurs de parvenir à extirper le ver de son logement et, finalement, le plus embêté, c’est le plongeur pas assez délicat pour approcher l’animal sans qu’il se cache pour échapper à l’observation.

Repost 0
Published by Homo palmus - dans Chronique
commenter cet article

Pages