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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 16:27

 

Qui dit Polynésie dit plongée sous marine. Découvrez les conseils d’un loup de mer expert en la matière, le journaliste Patrick Mioulane.

 

Patrick Mioulane PortraitVéritable paradis sur terre, la Polynésie promet aussi l’éden sous la mer. Des tourbillons de couleurs enchanteurs aux grands frissons des dents de la mer, c’est une des destinations favorites du journaliste et photographe Patrick Mioulane. L’auteur du best-seller Le Tour du Monde en 80 Plongées (co-écrit avec Raymond Sahuquet) et du Nouveau Tour du Monde en 80 Plongées (co-écrit avec Raymond Sahuquet, Pascal Kobeh et Lional Pozzoli)  explore les fonds polynésiens depuis bientôt 40 ans. Aujourd’hui il nous prodigue quelques conseils pour découvrir cette région et partage avec nous ses spots de prédiléction. Entretien avec un gros poisson, pêché et interviewé par Normandie Hoche, journaliste et rédactrice pour Sunsail.

 

Où plonger lorsqu’on est débutant ?

 

On peut faire du snorkelling partout. Pour s’initier à la plongée dans des conditions confortables, Bora Bora est le meilleur endroit, car il n’y a presque pas de courant et les eaux sont claires. C’est parfait pour faire des petites photos souvenirs sous l’eau avec des appareils pas chers. Même à moins de cinq mètres de profondeur dans le lagon, on trouve des grandes raies et des requins pointes noires quasi inoffensifs.

 

Requins pointe noire lagon Bora Bora

 ©Istock.com/ Jesshorsenaround


Où sont les plus belles plongées ?

 

A Moorea où le courant perturbe rarement la plongée. A l’époque où j’ai commencé à y aller, en 76, on descendait nourrir les poissons et on se retrouvait avec un arc en ciel virevoltant autour de nous. On y trouve aussi des murènes et des requins pointes noires, comme partout en Polynésie. On peut aussi se rendre aux spots appelés « Tiki » et « Shark Dining » pour voir des requins citrons. Mais il faut être plongeur confirmé pour les affronter car ces plongées se déroulent à 30 mètres de profondeur et plus dans un éboulis corallien.


Murène

  © Phototèque  Sunsail link

Où voir du gros poisson ?

 

On plonge à Rangiroa pour le « gros » avec trois grandes vedettes :

 

- Les raies manta : elles sont immenses, on dirait des autobus qui planent ! Elles viennent même à des endroits peu profonds.

 

Raie Manta

©Istock.com/Crisod


- Les Grands dauphins (Tursiops truncatus) : D’habitude ces mammifères ne se laissent pas approcher par les plongeurs car le bruit des bulles les dérange. Pour les atteindre, il faut être en apnée ou avoir un recycleur. Mais ces dauphins là viennent naturellement vers vous, malgré vos bouteilles ! En raison de la profondeur quasi abyssale du fond, les dauphins semblent apparaître comme par magie, sortant du grand bleu comme s'ils venaient de nulle part… Ils vous regardent d’un œil qui pétille.

 

Grand dauphin

© Phototèque Sunsail  link

« Je n’ai pas fait une plongée en Polynésie sans voir de requins »

 

- Les requins : Ils sont partout, je n’ai pas fait une plongée en Polynésie sans en voir. C’est pour eux que  les plongeurs viennent, y compris ceux qui ne portent pas de bouteilles. Certains hôtels mettent simplement les gens en cercle dans le lagon, un appât dans l’eau et chacun peut observer les petits requins pointe noire. Mais le meilleur endroit pour conaître le grand frisson est « la grotte aux requins » ou « la passe aux 300 requins » comme nous l’appelons dans le livre. Ils attendent à la sortie de la passe de Tiputa, à 35 mètres de profondeur car, à marée sortante, la passe déverse dans l’océan l’eau du lagon et les poissons avec ! Il faut être expérimenté, car il y a beaucoup de courant et on se confronte aux grands requins du large comme des requins soyeux et despointes blanches du large. On trouve aussi la plus grosse concentration de requins gris de récifs, à 70 mètres, et on peut aussi parfois voir passer furtivement la silhouette d'un grand requin marteau (Sphyrna mokarran).

 

Requins citrons

© Phototèque Sunsail link


Comment plonger à Rangiroa ?

 

On plonge dans ces zones de passe soit à l’étale soit en marrée rentrante, autrement il y a un courant à décorner les bœufs. Il m’est arrivé de faire des sessions entières sans donner un seul coup de palme ! Vous pouvez vous laisser porter en plongée travelling. Vous équilibrez votre bouée, vous croisez les bras et vous regardez ce qu’il se passe. Et il se passe beaucoup de choses !

 

Plongée en Polynésie

© Phototèque Sunsail link

Mais il faut rester très vigilant. Un jour, je faisais de la photo, j’étais complètement absorbé par ce que je faisais et soudain un requin a voulu me goûter la main. Il n’a pas trop aimé mon goût, mais ça m’a valu 27 points de sutures ! C’est ma faute parce que j’étais isolé alors que les plongeurs doivent au moins rester en binôme et se surveiller en permanence pour respecter les consignes de sécurité.

 

Une bonne expérience si on veut sortir un peu de l’eau…

 

J’aime beaucoup le Kia Ora Sauvage, c’est l’annexe de l’hôtel Kia Ora, à une heure de bateau dans le lagon. C’est bien pour passer une ou deux nuits dans une ambiance Robinson Crusoé, mais très confortable. On y mange de la nourriture excellente et on fait des découvertes de coquillages et des veillées : dépaysement total.

 

Kia Ora Sauvage

© Gie Tahiti Tourisme


Avez-vous remarqué des changements dans le paysage aquatique et les comportements vis-à-vis de celui-ci en Polynésie ?

 

C’est une région qui subit fréquemment de grosses tempêtes et ouragans donc beaucoup de coraux ont été cassés. Hormis ça, je n’ai pas observé de gros changements. C’est loin et cher, donc accessible à moins de gens et mieux protégé. De plus, beaucoup de poissons ne sont pas comestibles car ils sont contaminés par la ciguatéra (dite « gratte » : l’un des symptômes de la maladie) causée par l’absorption d’une algue toxique . Par conséquent, les pêcheurs pêchent moins et il y a plus de choses à voir. Pour toutes ces raisons, la Polynésie reste un joyau préservé.

 

Plongée Polynésie© Phototèque Sunsail

link

« Quand un animal vivant a plus de valeur qu’un animal mort, on peut être sûr de sa pérennité. »

 

Mais de manière générale, la façon d’appréhender le monde aquatique a changé. Lorsqu'une espèce marine commence à se raréfier, il suffit souvent d'en interdire la pêche pendant deux à cinq ans pour que les stocks se reconstituent. Idem pour les récifs coralliens qui, lorsqu'ils sont protégés, sont capables de reformer un écosystème riche et varié en une dizaine d'années. C’est la force de renouveau de la nature et c’est à nous de la gérer. Les Maldiviens ont été les premiers à décréter la protection totale des requins. Lorsqu’ils ont compris que les touristes venaient pour voir des requins vivants et que l’espèce était en danger, ils ont arrêté la pêche. Quand un animal vivant a plus de valeur qu’un animal mort, on peut être sûr de sa pérennité. Les plongeurs aussi ont changé : on ne soulève plus les plus les blocs de coraux comme avant pour dénicher crevettes et nudibranches. On cherche davantage à observer, à se faire discret dans un monde qui n'est pas le nôtre et que le plongeur a pour mission de respecter et de protéger.

 

Raie pastenague (queue à aiguillon venimeux)© Gie Tahiti Tourisme– Gregoire Le Bacon


A quelles plongées avez-vous envie de vous attaquer maintenant ?

 

- Le Sardine Run en Afrique du Sud m'intéresse beaucoup. C’est un banc de sardines de 2 km de long. On peut voir les cormorans percer l’eau pour essayer d'attraper les poissons. Mais il faut être un plongeur expérimenté, car on est au milieu de l’océan avec des requins, des baleines et des dauphins et on y voit rien. C’est une véritable curée, comme le montre le film Océans de Jacques Perrin.

 

Sardine run

photo by  wanderlasss

 

- Les baleines aux îles Australes. C'est l'un des seuls endroits au monde où l’on peut plonger aux côtés des baleines. Il faut être en apnée.

 

- L'Antarctique, pour voir des léopard des mers, des orques et des manchots. Je ne suis pas un spécialiste des eaux froides mais j'aime l'idée que, lorsqu’il n'y a pas de plancton, c'est comme plonger dans une bouteille d'eau minérale.

 

 

Propos recueillis par Normandie Hoche

Normandie Hoche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédits photo :

Patrick Mioulane Portrait : © Agence MAP/MISE AU POINT

Normandie Hoche : photo by Normandie Hoche

 

 

 

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 06:33

 

Pour ceux qui ne le sauraient toujours pas, Adalbert est le doyen des N1 formés au club (voir  Il n’y a pas d’age pour plonger ). L’an dernier, il avait fait un diaporama de ses images sous-marines (voir Contribution d’Adalbert ). Toujours aussi en forme et motivé, il a réitéré cet été en trichant un peu car il n’a pas plongé que dans les eaux catalanes mais aussi en Corse.

 

murene adalbert

link

http://www.kizoa.fr/diaporama/d5395017kP54270321o2/la-faune-et-la-flore-sous-marine

 

Merci Adalbert et à bientôt !

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 07:34

 

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Adalbert a été l’an dernier le doyen des N1 formés au club (voir Il n’y a pas d’age pour plonger ). Il est revenu cette saison armé de son caisson photo. Il aime bien tirer le portrait des habitants des sites que nous fréquentons.

 

P1010121mr

 

Il ne s’est pas arrêté là. Il a aussi été observateur au-dessus et sous la surface. De ses images, il a fait un diaporama qu’il a gentiment accepté de diffuser.

link

 

http://www.kizoa.fr/diaporama/d3097396kP143566654o2/plongée

 

Merci Adalbert et à la prochaine (quand l’eau sera redevenue chaude) !

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 00:45

(Une contribution d'Homo palmette)

 

Cette année, la chasse au trésor d'Objectif Atlantide a changé de formule. Terminées les plaquettes en terre cuite avec des animaux dessus, maintenant il faut trouver les animaux en vrai. Une quarantaine d'espèces sont à identifier et pour prouver la rencontre, il faut leur tirer le portrait. Il y en a pour tous les goûts : éponges, poissons, algues, crustacés, mais pas de nudibranche.

 

serran

 

Accompagnée d'Homo palmus (pour sa mémoire et son sens de l'identification), je me suis donc lancée à la recherche de toutes ces petites et moyennes bébêtes (pas de baleine sur la liste).

 

oursin

 

Après quelques plongées au Cap Gros et sur les épaves (pour les anthias), il ne me reste plus que quelques poissons et crustacés à immortaliser. Mais attention : pas n'importe comment. En effet, pour que la photo ne dépasse pas les 1Mo requis pour la charger sur le site Internet du jeu, il faut penser à baisser la résolution de l'appareil photo au maximum, et ça, en plus des réglages habituels. Du coup, la chasse au trésor demande une grande concentration : trouver la bête, la photographier (pas trop floue pour qu'elle puisse être validée) et surtout en basse résolution.

 

anthias

 

Mais l'idée est bonne : il n'y a pas d'obligation géographique, le seul avantage des clubs partenaires est de pouvoir récolter des jokers qui remplacent les espèces non croisées. Et puis cela permet de redécouvrir la richesse des sites sur lesquels nous avons l'habitude de plonger, et les espèces auxquelles nous ne faisons plus attention. J'espère que la formule sera renouvelée l'an prochain !

 

concombre

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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 17:51
Voici quelques images envoyées par Sandrine et Guillaume (link) suite à leur venue au club le mois dernier. Ils ont choisi le noir et blanc, ce qui est plutôt rare pour des photos sous-marines autres que les épaves.

Ambiance fantomatique d'une plongée à la Moulade...

Encore une photo d'ambiance prise à la Moulade

NDLR Sandrine survole la carcasse d'une 2 chevaux qui gît sur le coralligène bien loin du pied de la falaise. Depuis quand et comment est-elle arrivée là ?...

En rang serré, ils defilent devant nous....

Un joli Mérou a croisé ma route ce jour là

Ambiance, "épave" (avec modèle), poissons et faune fixée, la Moulade est un site qui se prête à tous les styles de photo.


Merci pour ces photos. Si d'autres ont envie de vous imiter, qu'ils ne se gènent pas pour partager leurs souvenirs subaquatiques en images.
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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 14:49
Voici une contribution d’un plongeur en manque de tôle qui a fait un long voyage rien que pour vérifier qu’après toutes les rumeurs, elles sont toujours bien là, ces épaves…


EPAVE, maître mot qui definit la raison pour laquelle je me suis mis à la plongée.
 

En cette belle soirée de mai, mon coach initiateur en la matière m’accorde à nouveau ce privilège sur le Saumur.


19h00 !! On descend tous les  deux le long du bout et… mince, c’est un peu epais pour tirer de belles photos avec mon nouveau caisson Ikelite et Canon G9. C’est pas grave, c’est une plongée d’essai pour ce nouveau materiel et avec le flash, je prendrai des parties symboliques plutôt que des prises de vues d’ensemble.


Voila… Nous sommes sur le château, au niveau des chaines. Le flasher fixé sur mon gilet permet à Sylvain (également en test pour son nouveau caisson) de ne pas me perdre de vue mais pas de souci, c’est plutôt moi qui n’ai pas envie de le perdre.


Un p’tit tour sur la partie avant après avoir longé la corde « ligne de vie » sur tribord puis les cales sur la gauche et… hoo… la mitrailleuse (non presentée car photos non concluantes)


L’air se consommant, retour au bout, remontée, palier réglementaire à l’ordi, et voila, des images plein la tête avec toujours ce sentiment d’injustice… Pourquoi c’était pas visi 20 m ?


C’est pas grave, quand on aime on compte pas. J’y retournerai, appareil photo au poing et un jour, je l’aurai cette visi tant esperée.


Les clichés parlent d’eux memes quant à la visibilitée, mais je suis quand meme bien heureux de pouvoir rapporter des fragments visuels de -36 m des épaves du Rousillon.


Merci à Homgrenouille pour cette plongée. J’ai cru un instant voir des rails et des traverses sur une des images, mais c’est sans doute la narcose de surface… ;-)

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 23:08
Quand un plongeur rencontre un autre plongeur, que se racontent-ils ? Il y aurait une universalité dans la communauté ? Eléments te réponse tans zette gontripution en profenance te gontrées nortiques bourtant bas zi lointaines… ;-)











NDLR : la rédaction décline toute responsabilité quant à l’interprétation par les auteurs du message contenu dans l’image de la PpO2maxteam… ;-)


Merci à vous deux. A vous voir, ça n'a pas l'air si terrible que ça la plongée dans les gravières du grand nord-est... ;-)
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