Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Homo palmus
  • Le blog de Homo palmus
  • : Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
  • Contact

Recherche

Archives

14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 06:20

 

Non loin de Kyoto, Nara et de leurs temples historiques ancrant le Japon dans une histoire ancienne, Osaka est neuve. Le plus étonnant, c’est son côté occidental : on y trouve des gens marchant à droite et même des gens à la limite du désagréable. On est encore à des années lumières du parisien moyen, mais après un périple du nord d’Hokkaido à Kyoto, en passant par Tokyo bien sûr, on prend vite des habitudes et cette confrontation est presque choquante. Heureusement, malgré la pluie (approche d’un autre typhon), je constate que personne ne tente de gruger des places dans la file d’attente bien rangée à l’entrée de l’aquarium. Dans le hall, j’emballe mon parapluie à 500 ¥ dans un sac plastique dédié afin qu’il ne goutte pas partout et je pénètre dans un monde où l’humidité reste confinée derrière des vitres épaisses.

 

Osaka 2013 entree IMG 9120

 

Cet aquarium est conçu sur le thème de la ceinture de feu du Pacifique : sur 4 étages, des bassins de différents écosystèmes, des plus froids aux tropicaux, entourent un grand bassin central.

Commençons par le froid : la banquise. Les phoques ont leur glace et leur eau froide, à portée des visiteurs qui pourraient simplement passer les bras par-dessus la vitre pour gratouiller les animaux et qui pourtant n’en font rien : une forme de confiance qui permet une proximité.

 

Osaka 2013 phoques IMG 9322

 

Vu d’en dessous, l’ambiance est plus intime : lumière tamisée, décor de glace et un dôme inversé où les phoques viennent regarder de haut ces visiteurs curieux.

 

Osaka 2013 phoques dessous IMG 9319

 

J’avais déjà parlé de la grosse poule de mer au physique peu esthétique, mais à la ponte appréciée des toasts (voir Dame Nature a parfois un esprit créatif étrange ).

 

Osaka 2013 grosse poule de mer IMG 9314

 

Un bassin me rappelle les plongées dans le Saint Laurent : anémones plumeuses et grosses holothuries ventrues.

 

Osaka 2013 anemones et holothuries IMG 9309

 

Amateur d’eaux fraîches, le requin plat-nez tourne dans un bassin occupé par un banc de petits poissons qui doivent avoir une vie un peu stressante…

 

Osaka 2013 requin plat-nez IMG 9269

 

Ce requin est étonnant avec sa queue hétérocerque très prononcée, son absence de grand aileron dorsal et surtout ses 7 fentes branchiales. L’ensemble lui donne un aspect très archaïque.

A proximité, dans un bassin plus haut que large, avec quelques grandes algues, 2 poissons-lunes nagent mollement. Ce bassin est particulier car à l’intérieur, une toile empêche les poissons de se frotter contre les parois.

 

Osaka 2013 mola mola IMG 9193

Osaka 2013 mola mola 2 IMG 9186

D’habitude, on les met dans un tube éclairé et agité d’un courant d’eau. Il y a parfois une ou deux espèces, rarement plus. Ici, un effort a été fait pour montrer l’esthétique d’une collection de méduses.

 

Osaka 2013 meduse 4 IMG 9294

Osaka 2013 meduse 1 IMG 9300

Osaka 2013 meduse 3 IMG 9295

Osaka 2013 meduse 5 IMG 9305

Osaka 2013 meduse 2 IMG 9296

Osaka 2013 meduse 6 IMG 9304

Dans cet aquarium, pas de spectacle avec les mammifères marins. Les dauphins (Lagenorhynques à flancs blancs) ont leur espace qui ne me semble pas en rapport avec l’énergie qui les anime.

 

Osaka 2013 dauphin IMG 9155

 

Ceux qui ont le plus de place, ce sont les habitants du grand bassin central (5 400 m3, soit quelque chose comme 3 piscines olympiques). A l’inverse de certains aquariums, pas de décor, rien qu’un fond de sable et des parois vitrées sur les 4 étages. On y retrouve les raies pastenagues, les raies léopards, les carangues, les mérous, les raies guitares, les requins pointe-noire, les requins nourrices, les requins-marteaux…

 

Osaka 2013 raie leopard IMG 9174

Osaka 2013 requin nourrice IMG 9171

Osaka 2013 requin marteau IMG 9214

Osaka 2013 requin marteau IMG 9233

Et bien sûr, ce qui fait l’attraction de ce site, comme à Yokohama, les requins baleines.

 

Osaka 2013 requin baleine IMG 9225

Osaka 2013 requin baleine IMG 9164

Osaka 2013 requin baleine IMG 9242

Osaka 2013 requins baleines IMG 9258

C’est un rapide aperçu de cet aquarium. Il y a bien d’autres animaux, dont des plus terrestres qui aiment l’eau chaude ou très froide, avec des écailles, des plumes ou d’épaisses couches de graisse. Il y a aussi des poissons colorés aux formes bizarres. Mais tout ça, c’est très classique…

En quelques heures de visite, le promeneur fait un tour de Pacifique et prend peut-être conscience que du glacial au tropical, il y a de la vie et que toute cette vie est autour de la même eau, avec des courants qui vont et viennent d’un bord à l’autre. Le vaste océan devient une étendue délimitée où ce qui se passe à un endroit peut concerner tout le monde autour.

Trois ans après la catastrophe nucléaire, la radioactivité continue sa contamination de l’océan. C’est à un endroit sur un bord…

Repost 0
Published by Homo palmus - dans immersions a sec
commenter cet article
3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 06:01

Le Japon est le pays des sushis, sashimis et de tout un tas de produits alimentaires d’origine marine parfois un tantinet étranges. C’est aussi un archipel qui compte beaucoup d’aquariums, comme si le fait d’être entouré d’eau salée et d’en tirer énormément incitait à en mettre en cage des représentants plutôt photogéniques pour montrer à tous les merveilles d’un monde sous-marin qui peut ainsi être autre chose qu’un gros garde-manger.

Même s’il reprend les classiques du genre, l’aquarium de Yokohama a des spécificités clairement affichées.

 

Yokohama decor IMG 9105

 

Il y a aussi la manière de mettre en scène les classiques, ce qui retient le visiteur devant les vitres. Par exemple, montrer des tortues, des requins léopards, des raies guitares et d’autres raies tous ensemble dans un bassin très peu profond : densité d’animaux qui semblent à proximité immédiate, même pour les petits enfants.

 

Yokohama tortue IMG 9040

Yokohama requin leopard IMG 9039

Parmi les invertébrés, le nautile est encore l’un de mes rêves de rencontres nocturnes. Il faudra un jour aller dans les eaux lointaines où il vit…

 

Yokohama nautile IMG 9004

 

Les choix d’éclairages artificiels tamisés permettent un rendu assez esthétique : les énormes araignées scotchent sur place les enfants pas beaucoup plus grands.

 

Yokohama araignée IMG 8996

 

Les cérianthes ont un air pas naturel et pourtant, ils ne viennent pas de la région au nord de la capitale tristement célèbre pour sa catastrophe permanente qui dure depuis 3 ans déjà.

 

Yokohama cerianthes IMG 9019

 

Les requins sont bizarrement mal appréciés par les baigneurs et les surfeurs, mais très attendus par les visiteurs... Lorsque ces poissons sont en captivité derrière une vitre épaisse. Le requin-taureau fait partie des classiques. Sa dentition à donner des cauchemars à tout orthodontiste fait son succès. A Yokohama, la mise en scène est intéressante : les requins évoluent dans un bassin peuplé par un grand banc de sardines. Les effets de mouvements du banc (toujours au même endroit autour du tunnel grâce à un jeu de courants) serein ou perturbé par l’approche des sélaciens sont captivants.

 

Yokohama requin taureau IMG 8938

 

Dans le grand bassin, parmi les autres poissons classiques, il y a des requins-marteaux à la morphologie unique.

 

Yokohama requins marteaux IMG 9003

 

Mais de tous les requins de l’aquarium, ceux qui sont les stars, ce sont les 2 requins-baleines.

 

Yokohama requin baleine IMG 8946

 

Ils sont dans le bassin qui sert aux spectacles. Car cet aquarium propose également des numéros "d’animaux savants" avec des otaries, des dauphins et des belugas.

 

Yokohama beluga IMG 9055

 

Je ne suis pas amateur de ce genre de spectacle, mais j’y ai quand même assisté. Pour s’imaginer le contexte, il faut comprendre que c’est en japonais bien sûr, mais très japonais :  présentation par une animatrice un brin tendance kawaï, avec des histoires de cerceaux de fleurs, de la musique criarde, un côté burlesque un poil kitch et plein d’enfants qui s’éclatent. Il faut noter que les requins-baleines restent à tourner dans le bassin pendant que les dauphins et leurs dresseurs travaillent dedans, mais qu’ils sont retenus dans un coin (mais pas séparés) lorsque les bélugas entrent en scène.

Il ne faut pas oublier la galerie marchande sur 2 niveaux dans 3 bâtiments à la sortie, pleine de magasins quasiment exclusivement vendeurs de produits dérivés des animaux de l’aquarium.

L’ensemble est propre, bien organisé, bien emballé, bref, japonais.

 

Quand on se trouve au Pays du Soleil Levant et que le passage d’un typhon tous les 3 jours empêche d’aller voir sous l’eau comme les fonds sont beaux (voir  Plongée au Japon (1) , Plongée au Japon (2) , Plongée au Japon (3) , Plongée au Japon (4) et l'album Atami-Japon), les aquariums sont des lieux où s’évader en attendant d’avoir la possibilité d’aller rencontrer ces animaux chez eux.

Repost 0
Published by Homo palmus - dans immersions a sec
commenter cet article
20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 06:47

salon 2013

 

Il y a quelques années, le salon était une motivation supplémentaire pour retourner dans la capitale en janvier. Cette fois, le thème de l’apnée mobilisant la grande majorité des animations et présentations, notre intérêt était réduit. De plus, nous n’avions pas d’achat ni d’importante recherche d’information à effectuer. C’est donc un passage rapide que nous avons fait au salon.


Bien sûr, comme chaque année, le troupeau attendant à l’extérieur du hall d’exposition était totalement imprévisible. C’est vrai, sachant le succès année après année, personne ne s’attendait à voir du monde à cette manifestation. Nous sommes arrivés vers 11h et la foule non canalisée poireautait sous la pluie. Il faut être motivé…

A l’intérieur, la foule semblait moins importante que les dernières éditions. Disons que nous avons pu circuler dans les allées, y compris dans les plus étroites, sans difficulté. Une mention spéciale pour l’organisation des stands de vente de sandwiches aux extrémités du hall, juste à côté des toilettes (!) et des sorties, dont les longues files affamées compactes (totalement imprévisibles, comme chaque année) bloquaient l’accès aux sorties et commodités.

 

Nous avons passé un long moment comme toujours très agréable avec Ingrid de Scubaqua (voir Le Charles L. Brown et autres articles de la catégorie Antilles) qui avait demandé aux possesseurs de blue beads de porter la perle historique pour l’occasion.

 

salon 2013 scubaqua P1120828

 

Puis nous avons visité l’expo de Laurent Ballesta « Une vie dans le port de Marseille » qui donne à la fois une image presque optimiste mais pourtant bien réelle de la capacité qu’à la biodiversité de s’adapter à presque tout environnement sur notre planète.

 

salon 2013 expo 1 P1120834

salon 2013 expo 3 P1120831

Nous avons eu une pensée toute spéciale pour Foifoi :

 

salon 2013 expo 2 P1120832

 

Ce n’était pas la foule ni autour ni dans la piscine. Nous avons vu bien pire !

 

salon 2013 piscine P1120837

 

Au milieu de tous les stands du monde entier vantant les mérites d’une plongée exotique sous les cocotiers, un tout petit stand m’a rappelé de très bons souvenirs subaquatiques. Même si je ne suis pas allé au sud de l’archipel, les plongées au Japon étaient très belles (voir Plongée au Japon (4) et les autres articles de la catégorie Japon). Dommage que la musique des instruments traditionnels fût couverte par le brouhaha ambiant.

 

salon 2013 japon P1120835

 

Pour terminer, voici une image en forme de conseil pour les plongeurs ayant un souci d’orientation :

 

salon 2013 pub P1120839

 

Après ce tour rapide, nous avons récupéré nos manteaux au vestiaire très organisé dont le personnel était complètement débordé. C’est quand même étrange tous ces gens qui viennent… Pourtant, effet de la thématique, de la conjoncture, du climat, de la localisation ou de tout à la fois, je garde l’impression d’un salon bien moins bondé ce samedi que les années précédentes. Enfin, le climat et la localisation sont les mêmes chaque année. Il reste donc la conjoncture et la thématique… L’organisation est encore et toujours à revoir sur une série de points pratiques qui sont loin d’être anodins pour rendre la journée plus agréable au visiteur.

Repost 0
Published by Homo palmus - dans immersions a sec
commenter cet article
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 18:36

En raison d’un timing trop serré, je n’ai pas pu suivre la présentation pédagogique sur les nouveautés du code du sport et de la fédé.

salon 2011 code sport

A en juger par la foule impressionnante, il devait y avoir de nombreuses attentes. Je pense qu’il faudrait peut-être que le Parti envisage l’édition d’un volume « les grandes idées fédérales pour les nuls ».  Je suis preneur ! J’attends un compte-rendu détaillé de la Judokate Palmée dont la formation professionnelle peut sans doute apporter d’utiles éclairages. En effet, il semble nécessaire d’avoir un esprit à la conformation très particulière pour saisir toutes les subtilités d’un texte paru imparfait, corrigé 2 semaines plus tard et à nouveau modifié 4 mois après, auquel s’ajoutent des nouveautés fédérales…

Pour faire un peu plus rêver, il y avait heureusement les expos de photos. Les requins étant à l’honneur, une expo leur était consacrée. A part la classique image du grand blanc gueule béante qui contribue à entretenir le mythe du monstre sanguinaire, les autres images montraient une diversité de formes qui risque bien de s’amenuiser au rythme des massacres actuels.

salon 2011 expo requins

Autre expo, originale, le travail de Frédéric Maxant en eau douce dans l’Héraut. Ce n’est pas forcément la première destination à laquelle on pense et pourtant, il y a matière à voir. Un petit bémol : le manque de légende avec les images.

salon 2011 expo heraut

La diffusion à la télé du reportage sur la plongée avec le coelacanthe quelques semaines avant le salon a mis en lumière le côté rare et extraordinaire de plongées très profondes pour observer un poisson aux caractéristiques particulières. L’expo de photos de Laurent Ballesta sur ce sujet était à la fois intéressante du point de vue documentaire avec des légendes explicatives et esthétique avec des sujets photogéniques.

salon 2011 expo L Ballesta

Alors que l’après midi touche à sa fin, la fatigue apparaît et la baisse d’énergie pousse les organismes à rechercher un endroit où se poser un moment et si possible prendre des forces. C’est à ces heures entre chien et loup (à l’extérieur, pas sous les néons) que sortent les bouteilles et les saucissons. Miracle des immersions au cours desquelles la vie change selon le jour, le crépuscule ou la nuit… C’est après une longue quête menée par Thierry, Franck et Alizée à travers de tout le salon qu’un tire-bouchon a pu être rapporté. Et qui a réussi la quête ?

salon 2011 pot ppo2 1

Occupés sous d’autres cieux, Super Ben n’était présent qu’à l’image, au grand désespoir de ses fans plongeuses.

salon 2011 pot ppo2

Fermeture, tout le monde descend ! Le petit groupe de touristes a gagné le métro pour traverser la ville à la recherche d’un resto. Grâce à une vigilance de chaque instant personne n’a été perdu dans les couloirs sales et puants.

salon 2011 metro

Et nous avons atterri dans la cave d’un resto japonais où nous avons été seuls durant presque tout le repas perturbé non pas par les sonneries des portables (pas de réseau dans cette cave) mais par des bruits d’un sabre laser plus réactif qu’un revolver enrayé. Ah… Ces vieux djeuns avec leurs jouets technologiques…

salon 2011 resto

Par rapport à l’édition précédente, l’organisation était meilleure et la circulation dans les allées est restée supportable. Peut-être qu’il y aurait de l’amélioration à apporter du côté des grandes marques de matériel au niveau de leur diversité et de l’échantillonnage de produits présentés. Il est intéressant de pouvoir rencontrer des représentants de structures de plongée  sur les stands de tourisme et de voyage, l’accès aux informations pratiques est direct.

Pas de dépenses cette fois, il faut bien faire des arbitrages en ces temps d'incertitude...

Repost 0
Published by Homo palmus - dans immersions a sec
commenter cet article
22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 22:57

home affiche 

Devant me trouver, comme chaque année, en région parisienne à ces dates, la visite du salon avait été prévue et relativement planifiée : pas de grosse dépense, mais une quête d’informations et quelques points de passage obligés.

Suite à la pagaille de l’édition précédente (voir Salon de la plongée 2010 – matinée : organisation et désorganisation ), les organisateurs avaient fait un maximum pour que les visiteurs viennent en ayant déjà un billet d’entrée ou une invitation. Bilan : à l’ouverture, la file pour les caisses était quasiment nulle alors que celle pour les personnes munies d’une invitation ou d’un billet était très longue… Mais tout est allé rapidement, donc un bon point pour cette amélioration.

Le premier rendez-vous était le diaporama du Sommeil des Epaves (link) orienté sur les vestiges roussillonnais. Patrice Strazzera (voir 20 ans de Port Argelès ) a une fois de plus démontré l’intérêt de la photo comme instrument de mémoire.

salon 2011 sommeil des epaves

salon 2011 sommeil des epaves 1

Le comité départemental du tourisme des Pyrénées Orientales avait prévu cette année une activité médiatique bien plus voyante que par le passé : localisation stratégique à côté de Tahiti, polos brodés, apéro (à accès un peu trop réservé) et présence politique.

salon 2011 stand po

A proximité, une délégation alsacienne a trouvé un autre stand (en pleine promotion de produits effervescents d’un terroir mondialement reconnu) pour faire un brin de causette.

salon 2011 champagne

J’ai encore entendu parler de leur nouvelle structure dont on me dit tant mais que je n’ai pas pu aller visiter : la gravière du Fort. Après une inauguration très officielle (voir link), la promotion est active (link) jusque sur le salon avec un petit stand de présentation.

salon 2011 graviere du fort

Autre trou d’eau, moins profond et probablement moins frais, la piscine du salon n’a pas été cette fois l’occasion d’une trempette, seulement le lieu d’une pause casse-croûte à côté d’un petit engin qui pourrait rappeler Le repère de la murène ou le trésor de Rakham le Rouge.

salon 2011 piscine

Les filles ont voulu faire les boutiques de vêtements, évidemment… Enfin, c’était surtout une des filles qui avait une idée en tête, ou plutôt un mot : hippocampe. La tentative de dialogue avec un tenancier peu aimable et qui manifestement n’avait pas besoin de vendre n’a pas abouti.

salon 2011 vetements

Tant pis, on a trouvé ailleurs, un peu moins cher avec la promotion, plus original et peut-être plus résistant après lavages.

 

L’objectif principal de la visite au salon était de trouver des renseignements pour une future destination. Après une découverte de Saint Eustache l’an dernier (voir Statia, the Historic Gem (5) – Poissons ? ), les critères restaient les mêmes : peu de touristes, un lieu dépaysant avec de belles plongées dans un cadre sympathique. L’envie de retourner à Saint Eustache est donc forte. Mais il y a tant d’autres lieux à visiter ! Trop à faire et si peu de temps (et des moyens loin d’être illimités)… Nous avons retrouvé Ingrid de Scubaqua (link) sur le stand d’Ultramarina, toujours souriante malgré notre arrivée qui a précipité la fin de son casse-croûte. Nous lui avons fait part d’une idée de voyage un peu différente et moins simple à organiser.

salon 2011 ingrid

Nous sommes repartis avec des t-shirts du club (encore merci ), non sans lui avoir exposé une interprétation très personnelle du nouveau logo…

 

Nous ne pouvions pas ne pas rendre visite au stand du PpO2maxTeam (link) récemment récompensé avec leurs partenaires de tournage pour les courtes vidéos Ecoplongée (link) qu’il faut absolument voir, revoir et utiliser. Au-delà du côté joyeusement délirant des mises en scènes, l’aspect pédagogique est indéniable.

salon 2011 ppo2

salon 2011 ppo2 1

La journée était loin d’être terminée…

Repost 0
Published by Homo palmus - dans immersions a sec
commenter cet article
1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 02:06
Tout le monde le sait, il y a des requins à Paris : ces personnes aux dents longues prêtes à vendre leur âme, sinon celle de leurs collègues, pour un peu plus que plus. Je ne veux pas parler de ces sauvages animaux-là, mais des autres, les vrais, ceux dont la peau a influencé les développements en aéronautique, mais aussi l’inspiration de quelques couturiers qui ont pour clients ceux dont j’ai parlé au début. Or donc, où trouver des requins à Paris, à part chez un vendeur de poisson frais (avant expédition en char à bœufs vers la province armoricaine) ?

Très récent, l’aquarium du Trocadéro a son « tunnel aux requins ». Le plongeur en manque, loin de la mer, peut aller visiter cet endroit et se souvenir et/ou rêver un peu, c’est selon…

aquarium entree

Ambiance tamisée sur 2 niveaux, le cadre est agréable dans des volumes cependant pas toujours très bien adaptés à cette manie parisienne de se masser dans des espaces réduits.

aquarium interieur

Le haut mur du grand bassin reçoit les images projetées de séquences subaquatiques : balai de raies, rencontres avec des baleines…

aquarium ecrans

En face, les bassins regroupent des espèces classiques représentatives de différents environnements : un petit peu de la Seine, plus de l’Atlantique et de la Méditerranée.

aquarium mediterranee

aquarium bassin

Il y a des habitants qui ont plus de succès que d’autres, comme les terrrrrribles murènes. Je ne comprends pas pourquoi les gens réagissent si négativement devant ces poissons.

aquarium murenes

Bien sûr, les récifs tropicaux sont présentés avec leurs poissons multicolores.

aquarium tropical 1

aquarium tropical

aquarium poisson ange

Dans une série de petits aquariums sont exposés de petits animaux moins communs comme des hippocampes, des syngnathes et des anguilles de jardin pas trop craintives.

aquarium syngnathe

aquarium syngnathes

aquarium anguilles de jardin

Parmi ces poissons, les clowns ont beaucoup de succès auprès des enfants qui voient là, bien entendu, des parents d’un clown qui a eu une énorme réussite cinématographique. Mais se souviennent-ils qu’il essayait justement de s’enfuir d’un aquarium ?

aquarium clowns

Heureusement, soyez sans crainte lors de votre visite, il n’y a pas d’abominable personnage comme le dentiste (pouvait-on imaginer plus abominable qu’un dentiste ? Le père fouettard ? Un démon des enfers à la queue fourchue ? Le président de la république ?...).

En parcourant les couloirs, on traverse ce qui pourrait être une pièce du Nautilus, avec un portrait du capitaine Nemo.

aquarium nemo

Tandis que je prends mon temps pour essayer de faire une photo pas trop floue sans trépied dans cette pénombre, je constate que peu de monde s’arrête un instant pour regarder ce décor. Référence d’un passé imaginaire révolu ? Tout le monde se presse pour aller voir les « redoutables » créatures au bout du couloir.

Le grand bassin peut s’observer depuis le tunnel ou depuis la grande baie vitrée à l’étage.

aquarium grand bassin 2

Des carangues et quelques requins (pointe noire, gris, nourrice, léopard) occupent ce qui est le plus gros volume de l’aquarium.

aquarium grand bassin 1

aquarium grand bassin

L’ambiance rend difficile de s’imaginer sous l’eau parmi ces poissons :

 

 

Je suis toujours partagé entre l’envie d’aller voir et la gène que cela me cause de voir des animaux en captivité. Pour certains, je ne les verrai peut-être jamais in situ. D’autres m’ont rappelé de très beaux souvenirs. Et je suis un éternel gamin émerveillé devant les quelques méduses gracieuses, les syngnathes effilés, des crevettes transparentes, un targeur au mimétisme extraordinaire… Au final, ça me donne encore plus envie de repartir aller voir par moi-même comment c’est, en vrai. En avais-je vraiment besoin ?

Repost 0
Published by Homo palmus - dans immersions a sec
commenter cet article
25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 22:27

Arrive un moment où on ne peut plus reculer : il faut se mettre à l’eau ! Sabrina étant très rassurée après avoir appris le cas d’une baptisée partie à l’hôpital il y a 2 ans, elle a laissé Vanessa passer devant.

Première difficulté : escalader l’échelle avec les palmes (et une combi trop grande)

salon 2010 4

Le gentil moniteur est là pour aider au capelage du scaphandre, à la bonne fixation, dans la mesure du possible (stab taille mammouth).

salon 2010 5

Quelques dizaines de serrages et une ceinture de plomb plus loin, ça y est !

salon 2010 6

Puis les premiers centimètres sous la surface…

salon 2010 7

Et c’est parti ! Au cours de sa balade, elle croisera un écran vidéo immergé, une caméra sous-marine et son ombilic façon tuyau d’arrosage jaune et un canoë militaire. Ça reste un baptême dans une piscine parisienne.

salon 2010 8

Mais les sensations sont quand même là. Ca permet de tester, de se rendre compte que ça n’est pas tout à fait comme d’habitude.

Puisque Vanessa est sortie saine et sauve, Sabrina prend la suite.

salon 2010 9

Même longue série de réglages avant la balade

salon 2010 10salon 2010 11

Elle fera les mêmes rencontres subaquatiques sur le même parcours. Il faut noter qu’elle parle, elle aussi, avec les mains…

salon 2010 12

Et à la fin, malgré l’absence de beaux militaires musclés sportifs, l’expérience semble ne pas lui avoir déplu.

salon 2010 13

Le long des allées du salon, les rencontres les plus improbables peuvent se produire.

salon 2010 16

Qu’est-ce qui est arrivé à Super Ben ??? C’est sûrement les faux plafonds en kryptonite amiantée. Il s’arrête à chaque stand pour prendre quelque potion régénératrice. Et des stands offrant ce type de potion, il y en a pas mal…

salon 2010 17

Le geste est là, bien qu’un peu plus lent…

salon 2010 18

Retour au camp de base de Super Ben. Sabrina a décidé de repartir avec la tenue vestimentaire des fans du super héros. Donc elle fait des essayages.

salon 2010 15

salon 2010 14

Mais attention, surtout, il ne faut pas rester là ! On dérange ! C’est un salon où il ne faut pas rester à discuter en petit groupe dans l’allée devant un stand, ça dérange le service d’ordre représenté par des vigiles pour qui le tact ne fait pas partie de l’éducation de base (l’édu- quoi ?). Je ne savais pas que dans un salon, les attroupements de plus de 2 personnes immobiles dans une allée devant un stand constituaient une entrave à la libre circulation… Le genre de comportement qui fait toujours plaisir et qui donne envie de revenir…

L’après-midi touchant à sa fin, par une sorte de réflexe inné étrange, de tropisme biochimique peut-être, les plongeurs sont venus se regrouper autour du stand. Sandrine et Didier ont prétexté un repas important pour s’esquiver (la nuit d’avant ayant été très chargée ). Pierre-Franck et Daphnée, Franck et Sylvain sont arrivés. C’était l’heure de l’apéro !

salon 2010 22

Franck était enfin étonnamment réveillé. Il a opté pour un petit verre, comme tout le monde, les grands étant réservés aux boissons sans alcool, absentes !

salon 2010 20

Ce moment est avant tout l’occasion de rencontrer des personnes, d’échanger des points de vue, des idées.

salon 2010 21

Le salon ferme, les allées se vident. L’apéro dure. Finalement, la faim, la fatigue et un virus local me commandent de sortir prendre le frais et de partir en quête d’un restaurant accueillant.

Après une édition 2009 ( Salon de la plongée 2009 (1ère partie) Salon de la plongée 2009 (2è partie) ) nettement moins bonne que celle de 2008 ( 10e salon de la plongée à Paris. 10e salon de la plongée (suite). ), celle-ci selon moi a regagné en qualité. Pour être constructif et aider à améliorer l’un des points qui le mérite, j’aimerais donner cette information surprenante aux organisateurs : il est possible que l’an prochain des visiteurs viennent au salon, alors prévoyez le coup…

Repost 0
Published by Homo palmus - dans immersions a sec
commenter cet article
24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 16:59

Comme chaque année, entre l’Epiphanie et le festival de la BD à Angoulême, c’est le moment du salon de la plongée à Paris (link).

bandeau salon

Cette année, mon programme de la journée étant chargé, j’ai décidé de me motiver pour faire l’ouverture. J’ai donc pu juger de la grande qualité d’organisation de l’événement : rien n’a été prévu pour l’affluence si ce n’est la séparation en deux « files » selon que le visiteur arrive avec une entrée  déjà achetée ou non. Je dis « files » car cela aurait très bien pu être le cas dans un pays civilisé, comme le Japon. Mais certainement pas à Paris. Bref, après une grosse demi-heure de queue à l’extérieur du hall dans la foule (dont il est bien connu que le niveau de raison est inversement proportionnel au nombre de sauvages la constituant), j’ai pu entrer. Après tout c’est vrai, au parc des expositions, il n’y a jamais personne, c’était donc totalement imprévisible…

Cette année, la participation au concours photo du salon donnait droit à un petit cadeau à retirer sur place. Je me suis donc vu recevoir un DVD du film Voyage sous les mers 3D.

voyage 3D

Dans cette édition ont été rassemblées les 2 versions en 2D et 3D avec 4 paires de lunettes adaptées (après essai des 2 versions, je préfère la classique. Mais c’est peut-être la qualité de mon matériel et le fait que porter ces lunettes par-dessus les miennes n’est pas très confortable).

Le premier stand immédiatement après l’entrée est celui des PpO2max, à l’entrée du salon et de l’Aqualung village : difficile d’appeler autrement cette partie du salon vu son étendue…

salon 2010 1

Le temps de saluer Valérie et Thierry (qui prend soin de Camille en l’absence temporaire de JR : c’est ça les vrais amis ) et je commence ma tournée des stands. Premier objectif, aller me renseigner chez un vendeur de matériel photo du sud-ouest pour tenter de savoir pourquoi je n’ai toujours pas reçu mon caisson un mois après ma commande. Réponse : personne ne sait…

Retour à l’entrée du salon où les visiteurs strasbourgeois arrivent après une longue attente sous la pluie dans la foule toujours aussi bien désorganisée. C’est vrai, personne ne devait y venir à ce salon, c’est la surprise totale… Bénédicte et Yasmina (à la recherche d’une destination voyage en groupe) puis Franck (pas très réveillé, mais ça viendra ), Sabrina et Vanessa retrouvent les allées bordées de stands où il serait facile d’y laisser plein de sous. Pour elles, cette année sera l’occasion de faire un baptême recycleur. Donc direction la piscine installée au milieu du hall pour qu’elles s’inscrivent. On leur propose le choix entre un baptême IANTD ou avec la Marine Nationale (et leur appareil ventral à O2). Mue uniquement par le désir de tester du matériel original, et sans aucune pensée pour les militaires musclés et sportifs présents, Sabrina signe pour la Marine Nationale . Vanessa, par pure solidarité, fait de même.

salon 2010 2

Le rendez-vous étant fixé en tout début d’après-midi, ça laisse le temps de régler les autres affaires comme prendre l’assurance complémentaire que j’ai oubliée lors de l’achat de la licence et déposer un chèque chez un voyagiste pour une prochaine escapade en eaux claires et plutôt chaudes… Et c’est l’occasion de rencontrer une personne du club où nous plongerons, d’échanger, de demander des infos pratiques et techniques. Cette rencontre non prévue a été bien venue.

Le salon, c’est aussi le lieu pour retrouver des plongeurs géographiquement éloignés mais spirituellement proches. Quoique parfois, certains passent du côté obscur…

salon 2010 19

Il ne faut pas trop leur en vouloir , Lao Tseu a dit « il faut trouver la voie » (et Picsou a dit « donnez-moi vos sous »). Le tout est de continuer à se faire plaisir et à en donner, dans le respect de règles raisonnées. Et puis, d’une certaine manière je les comprends…

Les heures passent et le petit-déjeuner est loin, mais l’heure du baptême approche. Il est temps de manger un morceau avant de se mettre à l’eau.

salon 2010 3

A suivre…

Repost 0
Published by Homo palmus - dans immersions a sec
commenter cet article
15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 00:30

Non, la capitale n’a pas que des mauvais côtés. Je sais, il faut parfois du temps pour s’en convaincre, surtout les jours de grisaille polluée où les oxydes de soufre et d’azote évoquent ce que les poilus ont pu endurer dans les tranchées… Puisque nous y sommes, autant profiter de ce que nous ne verrons pas ailleurs. Musée de la marine, aquarium, institut océanographique, le plongeur qui aime tout ce qui tourne autour de la mer peut trouver à s’occuper à Paris. Nous sommes allés à la cité des sciences (link).

Première visite : l’Argonaute

La visite de ce petit sous-marin des années 50 permet d’imaginer l’inconfort dans lequel un équipage nécessairement très motivé devait survivre durant de longues journées, entre bruit, promiscuité, odeurs et manque d’espace.


Même si le commandant de bord jouissait d’une gigantesque cabine où il pouvait être seul, et peut-être se retourner sans se cogner quelque part, l’espace de travail entre table des cartes, périscope et commandes était très réduit.


Rares sont les occasions d’entrer dans un sous-marin militaire. La visite de l’Argonaute est très intéressante car elle permet de prendre la mesure des choses.

Seconde visite : Dauphins et Baleines

Au programme à la Géode (link), ce film en 3D présente une dizaine d’espèces de mammifères marins, un peu de leurs mœurs et surtout l’état de danger d’extinction dans lequel elles sont. Dans la veine des films alarmistes et un peu propagandistes du moment (mais le sont-ils vraiment ?...) sur l’état des lieux de notre biosphère, on ne peut que se dire qu’il faut se dépêcher d’aller à la rencontre de certains de ces animaux avant qu’il ne soit trop tard. Images spectaculaires des cachalots, majesté des balais des dauphins, courte séquence sur les belugas et sérénité des lamantins dans leur mangrove ravagée… 40 minutes de belles images qui donnent envie d’aller voir.

Troisième visite : Récifs Coralliens

Toujours à la Géode, mais en imax, ce film expose certaines des causes de la mort des récifs coralliens du Pacifique sud. De la grande barrière à Rangiroa, en passant par Fidji et Moorea, les plongeurs photographient et filment la faune récifale, observent les conséquences du réchauffement climatique et de l’envasement provoqué par les dépôts de particules charriées par les fleuves depuis les exploitations terrestres jusqu’en mer, pour terminer sur cette prévision de la mort des principaux récifs mondiaux d’ici 30 ans… Une courte vie de plongeur… Magnifiques coraux mous fidjiens, raies et requins polynésiens… Encore une belle projection qui donne envie d’y aller, ou d’y retourner…

Visite imprévue : un petit bout de Méditerranée à la cité

C’est tout à fait par hasard, en traversant la cité des sciences au niveau bas, que nous sommes tombés sur une petite exposition présentant quelques uns des habitants méditerranéens que nous croisons très souvent.


Dans 3 petits aquariums, sars commun et tambour, saupes, corbs, sargues, mulets, murènes et bien sûr mérous sont là pour faire parler de cette petite mer presque fermée très exposée aux problèmes d’origine anthropique.


La courte exposition se termine sur un texte que j’ai trouvé très juste :


Nous avons quitté la cité des sciences après ces immersions visuelles, avec l’envie d’aller voir  ou revoir tout ça en vrai…



Les récifs lointains vont mal, la faune sous-marine de tous les océans va mal, notre proche et chère Mare Nostrum va mal… Faut-il espérer avoir le temps et les moyens de voir avant que tout ne disparaisse ? Ou espérer que toutes ces alarmes vont finir par secouer efficacement les consciences à temps ?
Repost 0
Published by Homo palmus - dans immersions a sec
commenter cet article
19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 04:09
L’offre alimentaire sur le salon étant à la fois réduite et d’un rapport qualité-prix très défavorable, certains sont partis chercher de quoi calmer leur faim à l’extérieur. Prévenu de l’arrivée imminente d’une personnalité haute en couleurs, je décide de rester et de me diriger vers l’entrée. J’assiste alors à l’apparition de Super Ben vêtu de sa cape rouge en néoprène, encadré de gardes du corps et entouré de ses assistantes dévouées.


Il parcourt les allées au milieu de la foule et dédicace à ses fans des cartes présentant ses derniers exploits.


Finalement, il rejoint le camp de base de son fan-club terrien. Ses assistantes à ses pieds n’ont d’yeux que pour lui. Comme quoi, la vie de super-héros ne doit pas être difficile tous les jours…


Après un sandwich vite avalé en marchant dans les allées, je me rends en compagnie de Franck sur le stand de Passion Plongée (link). Je suis en mission commandée pour Foifoi. Il m’avait demandé de lui rapporter un autocollant pour décorer la valise étanche protégeant son matériel photo. Après un bon quart d’heure de fouilles, le fondateur du site a finalement trouvé. Foifoi, je t’apporte ça très bientôt ! Le seul membre que je reconnais, c’est Charlie. Il nous avait rendu visite au club à une époque déjà lointaine où un curieux poisson-chatte squattait le bateau...


Ma mission accomplie, Franck m’indique un stand de libraire assez attirant. J’ai justement besoin de trouver un livre sur la faune sous-marine du Japon. Evidemment, je ne trouve pas. Rien n’est fait pour faciliter la vie du plongeur français au Pays du Soleil Levant ! J’y reviendrai prochainement. Bien sûr, je craque quand même et je repars avec un petit livre sur les nudibranches de Méditerranée.
C’est à ce moment-là que j’entre en possession d’une boîte au contenu que je ne détaillerai pas ici. J’ai tout gardé pour moi  Merci les filles  Mon sac à dos est alors bien plein. L’après-midi se termine et les jambes fatiguent. Avec les alsaciens, nous nous installons sur des chaises de l’espace scénique, la conférence ayant été annulée. La Judokate Palmée a décrit sa vision des événements (link). Je me contenterai d’ajouter à son récit que j’ai chaleureusement recommandé un coin de France (désolé pour les susceptibilités indépendantistes ), ou plutôt le Bout du Monde d’où j’ai de très beaux souvenirs tant terrestres qu’aquatiques.
Le salon fermait ses portes à 19h. Une heure plus tard, l’apéro Aqualung ayant succédé à celui des Pyrénées-Orientales, nous étions toujours à l’intérieur, pressés par les vigiles de vider les lieux. Rendez-vous est donné aux volontaires à Saint Michel pour trouver un resto. Les plus sages arriveront une heure plus tard. Les autres prendront un chemin moins direct, un itinéraire peuplé de créatures étranges et de breuvages aux effets physiologiques irrépressibles…


Nous serons au total 13 à table (5 alsaciens, un ariégeois, une lorraine, 3 parisiens, 2 franciliens par obligation et moi, de je ne sais plus trop où finalement…).


Ce nombre ne pose aucun problème, sauf à la serveuse qui va passer une fin de soirée un peu… animée. Déjà, elle ne comprend pas lorsque je lui dis que les futurs arrivants demanderont Homo palmus. N’est-ce pas un nom tout à fait commun ? Ensuite, elle n’a manifestement pas l’habitude de l’accent du sud-ouest et peine à comprendre Sylvain :
     Sylvain : « Pour moi ça sera une pinn’t »
     La serveuse : « Une quoi ? »
     Sylvain : « Une pinn’t ! »
     Là, Franck intervient et traduit (heureusement, pour un strasbourgeois, il n’a pas d’accent):
     « une grande bière, une pinte »
     La serveuse (soulagée) : « Ah !... »
Pour plus de clarté, Sylvain montrera à la serveuse directement sur la carte, comme quand on se trouve dans un pays estranger, ou dans un resto japonais…


Las ! Toutes les bonnes choses ont une fin et les plus sages sont rentrés chez eux ou en quête de leur hôtel. Franck et Sylvain insistent pour que Sandrine, Didier et moi nous prenions un dernier verre. C’est ainsi que nous échouons dans un bar du quartier où les 2 buveurs de bière se feront comprendre malgré l’accent tandis que nous opterons pour de légers cocktails.


C’est déjà dimanche. Nous déposons les joyeux fêtards à Bastille (Franck a une adresse dit-il, une histoire d’anciennes copines, tout est prévu…) et Sandrine et Didier ont la gentillesse de me raccompagner en grande banlieue. 3h30, dehors tout est silencieux. Il gèle toujours.
Repost 0
Published by Homo palmus - dans immersions a sec
commenter cet article

Pages