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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 13:45

Pour certains, c’est les vacances. Pour d’autres, c’est simplement une fin de journée de travail en semaine. Le rendez-vous est à 21h au club, donc une heure plus tôt, les participants sont en majorité présents pour un petit repas en commun.

 

 

Alors que le ciel rougeoie encore du soleil couché derrière le Canigou, le bateau file d’Argelès en direction de Collioure.

 

 

Tout est calme. Nous descendons sur le petit fond où nous assistons à la rencontre entre schtroumpf plongeur et la schtroumpfette sirène immortalisée par Playmopalmus (voir Carte postale d’Argelès-sur-mer : une schtroumpf de nuit). Puis nous partons en direction de la faille des corbs.  Dans sa partie visible sur le plateau, la fissure abrite des petits crustacés sciaphiles et même une langouste Palinurus elephas.

 

 

Les crustacés représentent pour moi l’attrait principal des plongées de nuit ici. Cachés le jour, ils sortent la nuit. Le plus marquant est peut-être la quantité de petites cigales Scyllarus arctus sur les parois rocheuses. Elles se regroupent et rendent à la lumière des lampes les éclats cuivrés de leurs yeux.

 

 

A l’entrée d’une fissure, une petite araignée Herbstia condyliata a la gentillesse de ne pas fuir à l’éclair de mon flash.

 

 

Au pied de la faille, dans les anfractuosités, des crevettes bouquet Palaemon serratus s’activent.

 

 

Alors que nous nous retournons pour sortir de la faille, nous surprenons un petit calmar Loligo vulgaris un peu paniqué. Il lui faudra quelques bonds et quelques instants pour se calmer et que nous puissions l’observer.

 

 

Plus loin, sur la même patate de coralligène, nous trouvons une, puis deux, puis trois grandes cigales Scyllarus latus.

 

 

De retour dans les failles rocheuses, nous apercevons au fond d’une petite cavité des crevettes cavernicoles Stenopus spinosus.

 

 

Cette plongée de nuit se termine par un retour en surface sous un ciel étoilé. Vivement jeudi prochain…

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 00:37
J’avais terminé en disant que je gardais pour la suite un groupe d’animaux que la plongée de nuit permet d’observer plus facilement que le jour. Dans notre région de Méditerranée, de toutes les rencontres avec ceux qui sont sciaphiles (préférant l’ombre), celles avec les crustacés sont immanquables la nuit. Ils sortent en grand nombre des cavités où ils se cachent le jour. En conséquence, s’il est facile de les voir, il est plus délicat de les photographier, surtout si l’on utilise une lampe au lieu d’un flash en raison des conditions : cela peut suffire à les faire fuir le temps d’une mise au point en macro…
Voici quelques habitants de nos cavités à très faible profondeur.

La petite cigale (Scyllarus arctus) se repère à la limite des halos des lampes aux reflets cuivrés de ses yeux.


Souvent, elles se regroupent sur les parois. Si l’éclairage du plongeur sème la panique, elles fuient par répulsion en saccades très rapides. L’approche doit donc être délicate et comme d’habitude, pas la peine de mettre 50W en plein dans les yeux de l’animal.

Les cavités se partagent. Par exemple, cette petite cigale côtoie de très près une timide petite araignée (Herbstia condyliata).


Bien sûr, je n’ai pas tenté d’attraper et de soulever l’animal pour savoir si c’était un mâle ou une femelle.

Certaines s’aventurent loin de leur abri en quête de nourriture. Les crevettes bouquet (Palaemon serratus) jouent de leur relative transparence et de leurs dessins pour passer inaperçu.

Evidemment, sur fond vert, le camouflage est moins performant.

La crevette nettoyeuse (Lysmata seticauda) est aussi visible le jour dans les trous où logent les congres et les murènes. Ces poissons se font nettoyer les crocs par ces petites crevettes rouges.


Pour les prendre en photo, il vaut mieux jouer l’effet de surprise au flash…

Pour voir la crevette cavernicole (Stenopus spinosus), il faudra souvent chercher dans les trous, même la nuit.


Elle a un corps jaune orange et de très longues antennes blanches. Elle maintient ses pattes terminées par des pinces en position écartée du corps, pointant vers l’avant.

Postée sur ses gardes à l’entrée de son abri, armée d’épines, les pattes poilues, la galathée (Galathea strigosa) pourrait sembler repoussante.


Pourtant, elle a de jolies couleurs vives et les yeux maquillés de bleu.


Elle aussi, comme pour tous les autres, approchez-là discrètement sans en avoir l’air, avec une faible lumière. Vous aurez tout le loisir d’apprécier ses motifs bleus sur le fond rouge de sa carapace.

Voilà donc quelques représentants des crustacés à la vie nocturne. Sachant où ils vivent, il suffit d’être observateur et discret pour tous les rencontrer dans quelques mètres de fond seulement.


Pour retrouver d’autres images prises en plongée de nuit :
La nuit tombe vite, ça tombe bien !
A l’heure où s’allument les lampes…
Le jeudi, c’est plongée de nuit !
6 juin : plongée de nuit
1ère plongée de nuit de la saison

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 23:57
L’été se termine. Les jours sont plus courts. La nuit tombe plus vite. Cette modification progressive mais inéluctable a deux conséquences : le départ pour la plongée de nuit peut se faire plus tôt dans la soirée, mais le temps entre l’apéro et le dessert se réduit comme peau de chagrin.


Nous voici donc très tôt dans la soirée entre Port Vendres et Collioure, dont les lumières au loin se reflètent sur la mer calme jusqu’à nous.


Sous nos palmes, ce sont d’autres lumières dans une autre nuit, celles de la première palanquée qui est descendue le long du mouillage. Ce soir encore, l’eau est claire.


Pour certains, comme ce crénilabre à 5 tâches et ce labre merle, il est l’heure de se caler dans un coin avec une algue pour matelas.


Alors que pour d’autres, c’est la pleine journée. Un cérianthe s’étire de tous ces tentacules.


Une étoile de mer semble faire un exercice de gymnastique. J’imagine entendre François me poser la question : ça fait des pompes une étoile de mer ? Mais non, François, elle se prépare peut-être à… Je t’expliquerai plus tard… :D


Cette petite rascasse rouge ne semble pas plus active que s’il faisait jour.


Mais la nuit qui tombe sur ce petit monde sonne aussi l’heure de faire ses courses d’alimentation et de passer à table…  Ce poulpe hors de son trou est-il seulement en train de prendre l’air (!) ?


Quant à ces petits qui tiendraient dans la paume de la main, ils n’ont pas du tout l’assurance de leurs grands aînés. Très craintifs, la nuit doit être pour eux un moment délicat à passer, entre prédateur et proie…


Certains ne se pressent pas pour sortir chasser.


D’autres, comme cette murène sous un surplomb, doivent avoir beaucoup plus faim ! Elle apprécie peu d’être sous les feux de la rampe… Pardon, nous ne voulions pas déranger.


Les gestes excités de mes deux compagnons, amplifiés par leurs lampes, devant cette belle murène entièrement visible, n’ont pas seulement soulevé des nuages de particules. Ils ont d’abord énervé le poisson qui leur a fait face toutes dents dehors. Après quelques instants pour calmer tout le monde, plongeurs et murène, j’ai laissé mes compagnons de palanquée à l’entrée de cette petite cavité et je m’y suis glissé pour suivre l’animal qui avait finalement décidé de partir par la sortie de secours.


Désolé pour le cadrage de l’image et de l’éclairage, la position était très inconfortable dans cet espace réduit et je me faisais l’effet d’un éléphant (de mer) dans un magasin de porcelaine…

J’ai volontairement laissé de côté un grand groupe d’animaux que la plongée de nuit permet d’observer plus facilement. Ça sera pour la prochaine fois…


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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 18:15

Le soir tombe doucement sur Port Argelès. L’éclairage public s’allume le long des pontons.

Sur les terrasses alentour, les vacanciers dînent au bruit d’un accordéon un peu trop criard à mon goût. Sylvain et Sandrine (encore en pleine forme ;-)) sont seuls dans la véranda : tout semble calme au club.

Pourtant, côté vestiaire, ça s’active ! les visiteurs du soir se préparent pour une plongée de nuit.


Un quart d’heure plus tard, ils sont presque tous prêts pour le départ.


En quelques minutes, nous sommes à la moulade, sous une lune timide qui joue à cache-cache avec les nuages. La mer est d’huile et les lumières de Collioure s’y reflètent. Après un petit rappel des consignes spécifiques, chacun se glisse dans l’eau à 22°C. Un rapide coup d’œil au plancton phosphorescent et nous nous immergeons pile à la cassure de la faille.

Les premières habitantes que je recherche sont les petites cigales aux yeux cuivrés. Sciaphiles, il n’est pas très facile de les voir le jour au fond des trous. La nuit, elles sortent et se regroupent sur les parois rocheuses.


A la sortie de la faille, nous croisons un petit congre en balade. Farouche, agile et rapide, nous le suivons quelques instants jusqu’à ce qu’il me passe en dessous et file entre les gorgones au-delà de nos halos lumineux.


Nous visitons la faille des corbs, sans les corbs… Plus de murène ni de mostelle non plus. Sont-ils partis chasser ? Sur les parois, encore des petites cigales accompagnées d’autres minuscules crustacés.


En quittant la faille des corbs, nous croisons un sar, endormi, parasité par 2 anilocres.


Nous gagnons ensuite le coralligène. Apparemment nous dérangeons bien involontairement une murène qui tentera de nous intimider en ouvrant la gueule à s’en décrocher la mâchoire (qui est assez étonnante chez elle).


De retour sur le fond rocheux, un petit chapon immobile laisse penser que pour lui, jour ou nuit, la vie reste tranquille.


Je suis toujours étonné de constater l’état de demi-sommeil des poissons. On pourrait presque leur gratouiller les nageoires alors que le jour, même en étant rusé et habile, c’est nettement plus difficile. Ils sont dans cet état qui les fait s’écarter au dernier moment pour s’arrêter juste un peu plus loin, sans vraiment fuir. La distance minimale de déclenchement de la fuite est extrêmement réduite par rapport à celle de jour. Voici comme exemple un poisson qui garde bien ses distances en journée : le sar tambour.


En regagnant le bateau, le faisceau de mon phare découvre un poulpe qui  va chercher à rester à la limite de la lumière de nos lampes. Je pense que nous le perturbons car il a du mal à trouver une coloration de camouflage dans cette ambiance entre nuit et jour. Tout y passe, du blanc-vert au marron, avec toute une gamme de beiges et de bruns.


Laissons-le tranquille et remontons. La mer est toujours aussi calme. Au loin, un feu d’artifice ajoute des notes colorées au-dessus d’Argelès plage…


Prédédentes plongées de nuit :

Le jeudi, c’est plongée de nuit !

6 juin : plongée de nuit

1ère plongée de nuit de la saison

 

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 23:55
Voilà une bonne habitude à prendre dans le rythme hebdomadaire : le jeudi, c’est plongée de nuit. Et pour les volontaires qui apprécient la convivialité de la plongée, Sylvain propose de se retrouver un peu plus tôt pour casse croûter ensemble à proximité du club. Ca permet par exemple de discuter régime estival pendant que les voisins avalent une crêpe au nutella… Mais aussi de se raconter les dernières anecdotes vécues en eau salée.

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Puis, quand la nuit s’installe, il est temps d’embarquer.

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La fine équipe est comme toujours d’humeur joyeuse.

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La plongée se fait sur le coralligène entre 14 et 20m. Les cérianthes sont ouverts, un pagure chargé de son anémone déambule sur le récif, une galathée semble prête à quitter son trou…

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Une seiche tente de jouer le mimétisme sur fond de sable, alors qu’un petit pseudo-congre (Ariosoma ?) nous coupe la route et se faufile entre les crevasses.

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Un petit détour vers les colonies de corail rouge et nous tombons sur 2 magnifiques exemplaires d’Hypselodoris elegans d’une bonne douzaine de cm.

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Puis remontée tranquille le long des roches où se promènent les poulpes.

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Un palier de sécu en regardant les crevettes, les cigales et quelques nudibranches puis retour surface. Nos jeunes N2 sont déjà à bord et ils ont plutôt l’air contents. Une photo de « famille » pour immortaliser l’instant et c’est le retour vers Argelès… On va fêter ça !

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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 22:43
Pour la seconde fois cette année nous voilà partis pour une plongée de nuit. Alors que nous quittons Port Argelès, les conditions sont idéales : mer d’huile, ciel dégagé, température encore chaude.

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Ce soir sur le bateau ce ne sont que des habitués : Alain, Stephane, Maurice, Samuel. La soirée s’annonce donc très bien !

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Arrivée sur le site du sec de la dorade, à coté du cap gros. Nous sommes seuls dans la tranquillité du soir.

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Mise à l’eau, immersion et descente sur le coralligène sur 20m. Les poissons endormis bougent à peine à notre passage. Le coralligène est bien habité et la vie, fixée ou non, est bien active en pleine nuit. 3 murènes timides, 2 congres…

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Nous tombons sur une ligne de casiers déposés sur le coralligène. Deux gros poulpes sont à l'intérieur. Je ne peux m’empêcher de penser que le plongeur que je suis qui s’invite le plus discrètement possible dans un monde qu’il aime n’apprécie pas les pêcheurs qui posent leurs pièges dans cette zone de très petit fond à quelques dizaines de mètres du bord…

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Sur le chemin du retour nous croisons des cigales et d’autres poulpes en vadrouille ou construisant leur abri.

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Et même la nuit la chasse au trésor continue !

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Après 45 minutes de promenade relaxante nous retrouvons la surface où veille Sylvain.

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Puis retour au port, bien silencieux à cette heure de la nuit.

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 22:51
La première de la saison ! La température est encore très agréable vers 22h lorsque le bateau glisse en direction de la moulade sur une mer d’huile sous une lune qui sort entre les fins nuages éparpillés. Malgré les particules en suspension, la visi est assez bonne pour espérer faire des rencontres en pleine eau. Les poissons dorment et ne s’activent qu’un instant lorsque le doigt du plongeur est tout proche. Le comportement de certains ne semble pas affecté par l’obscurité alors que pour d’autres c’est le moment de sortir de son trou.

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Je croise un congre en balade, puis une mostelle farouche et vive entre les gorgones blanches. Plus loin, des casiers : deux congres pris dans l’un, un congre et un poulpe dans le second. Inutile de dire qu’entre le céphalopode et le poisson dans cet espace réduit ça cohabite nerveusement…
Je cherche et trouve facilement les petits habitants du site que l’on ne voit pas facilement le jour lorsqu’ils sont cachés au fond des trous. Crevettes et cigales occupent les parois rocheuses.

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Retour tranquille vers le mouillage en longeant le bord de la faille. Le temps de photographier une planaire orange placide et retour en surface dans le calme de la nuit.
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