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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 07:12

La Lioze

 

Le dessus du coralligène est un bon endroit pour chercher des nudibranches. Nous avons croisé un doris tricolore et nous avons eu la chance de voir un doris de Villefranche, beaucoup moins fréquent.

 

la lioze doris tricolore IMG 0521

la lioze doris de villefranche P4210528

la lioze doris de villefranche P4210530

la lioze doris de villefranche IMG 0519

Plus inattendu sur ce site, dans la zone d’éboulis, voici un jeune doris géant. Je dis jeune car il était loin d’avoir sa taille maximale.


la lioze doris geant P4210527

 

Une toute petite murène est restée très timide dans son trou, tout comme un petit poulpe craintif.

 

la lioze murene IMG 0517

la lioze poulpe IMG 0527

Le site n’est pas encore très poissonneux. Il faudra attendre un peu que l’eau se réchauffe pour que les poissons reviennent.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 07:08

Cap Gros

 

La spécificité du site est de pouvoir trouver du corail rouge sans passer la barre des 20 m. Saison après saison, les branches poussent très très lentement. Cette croissance millimétrique est visible en comparant les images à plusieurs années d’intervalle.

 

cap gros 0414 corail rouge P4200518

cap gros 0414 corail rouge P4200519

L’Asterina gibbosa est beaucoup moins fréquente que l’étoile de mer rouge et que l’étoile de mer glaciaire. Sa petite taille et sa teinte brune la font passer inaperçue.

 

cap gros 0414 asterina gibbosa P4200524

 

Cette éponge pierre est un lieu de restauration bien connu des doris dalmatiens qui viennent la grignoter chaque saison.

 

cap gros 0414 doris dalmatien P4200520

 

Ici aussi les spirographes sont sereins.

 

cap gros 0414 spirographe P4200516

 

Les poulpes, habituellement nombreux sur le site, étaient rares. Il faut leur laisser le temps de grandir.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 06:05

Après un hiver passé essentiellement sur les épaves, le printemps est l’occasion de retrouver les sites d’explos sur 20 m. Il y a quelques semaines, la visi n’était pas exceptionnelle mais néanmoins bien suffisante pour aller voir si les fonds reprenaient progressivement le chemin d’une activité biologique estivale.

 

La Moulade


Au printemps, les spirographes ne sont pas encore stressés par les nombreux plongeurs. Les vers déploient leur panache et, pour la plupart, ils ne réagissent pas trop vivement au moindre mouvement d’eau, ce qui permet de les photographier tranquillement.

 

la moulade 0414 spirographe P4130502

 

Sur le coralligène, il y a la vie qui n’a pas bougé pendant l’hiver comme ce beau chapon et celle qui réapparaît : la ponte de nudibranche est une invitation à revenir bientôt pour voir les jeunes qui n’auront pas été dévorés.

 

la moulade 0414 chapon P4130501

la moulade 0414 ponte P4130498

En début de saison, les planaires roses et brunes sont nombreuses. Plus tard, les nudibranches colorés attireront plus le regard.

 

la moulade 0414 planaire P4130508

 

Dans la faille des corbs (où il n’y a malheureusement plus de corb depuis des années), les doris dalmatiens de l’an dernier restent toujours sur les mêmes éponges pierres qui réussissent à leur survivre. Il semble y avoir moins de jeunes doris que l’an passé. Mais c’est peut-être une question de temps.

 

la moulade 0414 doris dalmatien P4130503

 

J’aurais aimé mettre des images de la seiche, des langoustes, de la mostelle et du congre, mais la technologie en a décidé autrement…

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 12:56

Cette baie qui est très fréquentée en été est un bon abri hors saison lorsque la tramontane souffle trop fort pour mettre un plongeur dehors. En plus, dans ces cas là, il fait souvent très beau et c’est sous un ciel bien bleu que nous nous sommes mis à l’eau.

 

paulilles 0414 départ P4050459

 

Les spirographes profitent du contexte un peu agité à proximité du cap : particules et mouvements d’eau. Dans ces conditions, ce n’est pas un plongeur qui va les perturber.

 

paulilles 0414 spirographe P4050465

paulilles 0414 spirographe P4050490

paulilles 0414 spirographe P4050493

paulilles 0414 spirographes P4050468

C’est aussi plus facile de photographier les bispires habituellement encore plus prompts à rentrer leur panache.

 

paulilles 0414 bispire P4050487

 

C’est la bonne saison pour voir les planaires roses et brunes.

 

paulilles 0414 planaire rose P4050485

paulilles 0414 planaire P4050467

paulilles 0414 planaire brune P4050460

Les poissons sont rares. Un petit gobie pose à l’entrée de son trou.

 

paulilles 0414 gobie P4050481

 

Diversité des formes et des couleurs chez les anémones de mer : Cereus pedunculatus, aiptasie et anémone charnue (avec un Inachus dans la cavité).

 

paulilles 0414 cereus pedunculatus P4050482

paulilles 0414 aiptasie P4050480

paulilles 0414 anemone charnue P4050478

Une posidonie est décorée par un botrylle qui la colonise en formant des rosettes.

 

paulilles 0414 botrylle P4050463

 

Toujours dans la déco, une jolie éponge rouge sang :

 

paulilles 0414 eponge rouge P4050495

 

C’est la saison de la reproduction pour les plumules : on voit les gonothèques, petits sacs jaunes accrochés aux ramifications des colonies.

 

paulilles 0414 plumules P4050475

 

Les roches peu profondes de la baie de Paulilles sont un très bon endroit pour voir des élysies (voir Nudibranches (3) ). Ces proches parents des nudibranches sont d’un vert tendre parsemé de minuscules points rouges.

 

paulilles 0414 elysies P4050462

paulilles 0414 elysie P4050473

paulilles 0414 elysie P4050461

Paulilles n’est pas le plus beau site du secteur. Mais il possède l’avantage de pouvoir se mettre à l’eau du bord lorsque la tramontane souffle trop fort. Même s’il n’y a pas de fond, il y a toujours de quoi satisfaire le plongeur curieux.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 06:31

L’hiver n’a pas été froid et la température de l’eau n’est pas descendue aussi bas que certaines années. En conséquence, il ne fallait qu’un petit réchauffement pour que les conditions permettent le retour d’un animal que nous avons grand plaisir à voir revenir chaque saison : le poisson-lune. J’ai déjà parlé de ce « poisson de saison » (voir  Poisson de saison - le retour ! et Poisson de saison ) et j’ai également déjà donné quelques éléments descriptifs de ce poisson original à bien des titres (voir La Lune en plein jour ).

Cette première rencontre en 2014 a été un peu différente des précédentes (voir Un nettoyage qui tourne mal ) puisque nous avons eu la visite d’un Mola mola en surface.

Nous étions au-dessus de l’Astrée en train de nous préparer lorsqu’il est venu doucement tout droit en direction du bateau, se laissant porter à la surface sur un côté.

 

Mola mola 200414 1 P4200511

Mola mola 200414 2 P4200512

Mola mola 200414 3 P4200513

Mola mola 200414 4 P4200514

Mola mola 200414 5 P4200515

Encore un peu et il se serait cogné à la coque. Au dernier moment, il s’est redressé et il a sondé. Nous ne l’avons plus revu, ni à la surface, ni au fond, ni aux paliers. Il a donné le départ de la saison des poissons-lunes qui débute un peu plus tôt que d’habitude.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 06:39

 

Il était une fois un beau denti au dos bleuté qui vivait dans la réserve de Banyuls.

 

denti IMG 0243

 

Un jour, il croisa la route d’un poulpe qu’il trouva très attachant.

 

poulpe IMG 0241

 

Le poulpe, pourtant, gardait ses distances et le denti hésitait, allait et venait, s’approchant pour s’éloigner aussitôt du céphalopode à la robe changeante et chatoyante.

Ah ! Terrible situation pour un tel poisson d’habitude si fonceur, si décidé, si impitoyable !

 

denti et poulpe 1 P9210085

 

Le poulpe, lui, observait, se laissant approcher mais restant sans montrer trop d’intérêt, gardant sa robe tachetée de brun et de marron, sans laisser paraître de ce blanc-vert des mauvaises émotions.

 

denti et poulpe 2 P9210082

 

Les deux animaux se déplaçaient de conserve le long d’un pan rocheux tapissé de gorgones blanches, le poulpe en crabe et pourtant en droite ligne, le denti en va-et-vient saccadés.

 

denti et poulpe 3 P9210083

 

Le denti, tout étourdi, ne savait plus ce qu’il était : le chasseur était devenu proie. Le poulpe, jouant de sa plastique, se mouvait avec agilité, grâce et tirait dans son sillage le poisson hameçonné.

 

denti et poulpe 4 P9210084

 

Longue et étrange observation d’un manège inattendu. Nous avons laissé là un couple peu banal qui n’est, en nos temps, officiellement pas condamnable…

 

« Quand on eut bien considéré
L'intérêt du Public, celui de la Partie,
Le résultat enfin de la suprême Cour
Fut de condamner la Folie
A servir de guide à l'Amour. »

     La Fontaine, L’Amour et la Folie.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 06:14

 

Tout n’est pas qu’horreur, crime, monstres et cadavres sous la surface (voir link) !

Avec le retour des beaux jours et les températures qui augmentent, la vie regagne en activité. Parmi les dépenses énergétiques prioritaires, il y a la reproduction. Même si l’hiver a eu beaucoup de mal à partir cette année, le rituel immuable s’est réalisé. Le plongeur qui s’immerge assez régulièrement est alors témoin des différentes étapes d’une chronologie propre à chaque espèce, certaines étant précoces, d’autres bien plus tardives (voir  Cycle de vie et C’est la Nature ).

Chez les nudibranches, les enlacements pour l’accouplement sont serrés et tête-bêche, le tout dans une agitation très très très mesurée. Ils prennent leur temps pour bien se mettre en position, comme ces Diaphorodoris luteocincta étaient en train de le faire lors de notre passage.

 

Diahorodoris luteocincta IMG 6947

 

Les pontes des nudibranches varient selon l’espèce. Les flabellines et les hervia entortillent de fins chapelets sur leur source de nourriture (logique, c’est le meilleur endroit pour faire des rencontres et profiter de l’occasion). Les doris géants et les doris dalmatiens font des rosettes sur le substrat. Vus de près, ces rubans assez larges sont constitués de milliers d’œufs minuscules.

 

ponte nudibranche P7240237

 

Chez les mollusques, certains font ça en groupe, comme l’Hexaplex trunculus (sorte de murex).

 

Hexaplex trunculus DSCN9595

 

La ponte peut être effectuée par plusieurs dizaines d’individus simultanément, ce quiconduit à la formation de paquets de logettes à l’apparence de polystyrène.

 

Hexaplex en ponte DSCN1262

Hexaplex trunculus ponte IMG 6697

 

Au mois d’août, les castagnoles juvéniles forment des petits bancs nuageux à l’apparence désorganisée. Leur livrée striée de bleu électrique tranche complètement avec les couleurs habituellement observées parmi les autres poissons de la région. Progressivement, en quelques semaines, les jeunes vont grandir et perdre ce joli bleu pour devenir marron foncé.

 

Chromis chromis P8050493

Chromis chromis P1030653

 

La belle saison est aussi le bon moment pour se développer et prendre des forces avant l’hiver suivant (à condition de ne pas se faire croquer avant…). Parmi les prédateurs redoutables et redoutés (par les animaux marins), la murène est emblématique. Mais avant de devenir une belle bête à la gueule garnie de dents très pointues, elle a d’abord une vie larvaire assez longue précédant sa vie d’animal tel que nous le connaissons. Au détour d’une patate de coralligène, nous avons croisé cette toute jeune murène à peine plus grosse qu’un pouce, mais qui claquait déjà de la mâchoire comme une grande ! Espérons qu’elle est toujours en pleine forme.

 

jeune murene IMG 6680

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 06:07

 

Une plongée qui débute comme les autres à la Moulade, en direction du coralligène pour aller y dénicher tout un tas de petites bêtes et puis d’un coup des plongeurs, plein, trop, au même endroit : là où nous sommes. Tellement là où nous sommes que tandis que je prends une godive orange en photo, une palanquée vient se coincer en dessous de moi. C’en est trop, nous filons plus loin dans une direction où je n’aperçois aucun chapelet de bulles.

A proximité de l’endroit où gisent les restes d’un véhicule démantibulé, passe devant nous un gros denti et en même temps, un poisson-lune.

 

Mola mola P8140571

 

Connaissant le côté curieux de l’animal, je m’attends à ce qu’il revienne faire un passage et effectivement, le voilà qui revient vers nous.

 

Mola mola P8140572

 

Il s’arrête un peu plus loin et se met en position pour un nettoyage.

 

 

Mola mola P8140573

 

Je commence une approche prudente…

 

Mola mola P8140574

 

Il va vouloir garder une distance de sécurité…

 

Mola mola P8140575

 

Il ne va pas rester là…

 

Mola mola P8140576

 

Il va partir… Non ?

 

Mola mola P8140577

 

Alors je stoppe ma progression et je prends un peu de recul pour observer la scène.

 

Mola mola P8140578

 

Mais les choses ne tournent pas rond et ce n’est en rien notre faute. La suite en images :

 

 

 

 

Ce poisson-lune est-il tombé sur un sar trop mordant ? Pas assez délicat ? D’habitude, ce sont de petits labres nettoyeurs qui font le travail. Ce Mola mola se serait-il trompé d’esthéticienne ?


C’était un moment mémorable, de ceux qui rendent une plongée remarquable. Et nous ne savions pas encore qu’une autre surprise nous attendait sur le retour (mais ça sera pour une prochaine fois).

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 06:21

 

Un autre site le lendemain et nous voilà repartis en quête de nudibranches sur un coralligène bien formé et bien colonisé par toutes les sources de repas habituelles des petits mollusques multicolores.

Nous croisons plusieurs doris tricolores (Hypselodoris tricolor), dont deux qui n’ont peut-être pas simplement l’intention de faire causette.

 

doris tricolore P1050104

doris tricolore P1050116

Difficile à photographier sans un équipement adapté (que nous n’avons pas), la coryphelle mauve (Flabellina pedata) est très petite.

 

coryphelle mauve P1050128

coryphelle mauve P1050132

Longues cornes effilées, rhinophores massifs et papilles bleues et jaunes, c’est Berghia coerulescens qui se faufile entre les ramifications d’une algue.

 

berghia coerulescens P1050123

berghia coerulescens P1050124

Voici un doris rose (Chromodoris purpurea) au manteau translucide bordé de jaune et laissant deviner le panache branchial rose rétracté.

 

doris rose P1050134

 

Le doris de Villefranche (Hypselodoris villafranca) est reconnaissable aux fines lignes jaunes en réseau.

 

doris de villefranche P1050098

 

Il ne faut pas le confondre avec le doris de fontandrau (Hypselodoris fontandraui) dont la ligne jaune médiane du manteau a des extensions plus ou moins développées.

 

doris de fontandrau P1050157

doris de fontandrau P1050160

Cette seconde plongée thématique nous a permis d’observer non seulement beaucoup de nudibranches, mais aussi une variété d’espèces que nous croisons habituellement moins souvent que celles de la plongée de la veille.

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 06:40

 

L’hiver a duré plus longtemps que prévu et l’installation de conditions plus agréables a été rapide. La faune subaquatique a suivi le mouvement et les nudibranches, dont la réapparition s’effectue habituellement plus graduellement, sont soudain devenus nombreux sur nos sites. Nous en avons profité deux jours de suite pour chercher ces petites bêtes.

 

Même si ce n’est pas un nudibranche, la thuridille (Thuridilla hopei) est un proche parent.

 

thuridille P1050043

 

Les flabellines mauves (Flabellina affinis) semblent beaucoup moins nombreuses que d’habitude en cette saison.

 

flabelline mauve P1050037

 

L’an dernier, les flabellines blanches (Flabellina babai) étaient exceptionnellement nombreuses sur le coralligène dès le début du printemps. Cette année, elles sont encore bien présentes.

 

flabelline blanche P1050052

flabelline blanche P1050065

Dans un petit recoin, un doris tricolore (Hypselodoris tricolor) arpente le coralligène.

 

doris tricolore P1050041

 

Bien implantés dans la région, les doris dalmatiens (Peltodoris atromaculata) font partie des rencontres quasiment systématiques. Ces nudibranches consomment l’éponge pierre (Petrosia ficiformis) qui est marron à l’extérieur et blanche à l’intérieur, blancheur qui apparaît lorsque l’animal est raboté par le nudibranche.

 

doris dalmatien sur eponge P1050073

 

L’été est aussi la saison des amours. Ici, un doris a déposé sa ponte, un fragile ruban d’œufs blancs en serpentin accroché à la roche.

 

doris dalmatien et ponte P1050069

 

Jolis vers plats, congre, mostelle, langouste… Il y avait bien sûr beaucoup d’autres points d’intérêt. Mais ces petites bêtes colorées… Alors on a remis ça à la plongée suivante…

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