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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 06:22

 

Après les cargos, nous faisons une dernière plongée sur la petite épave du contre-torpilleur l’Espingole (voir Escapade varoise. Episode 1 : l’Espingole ). Ce bâtiment, à l’allure de gros cigare, a eu une très courte vie et repose depuis 111 ans par 39 m de fond.

Le survol de l’épave montre que la silhouette allongée est encore grossièrement conservée, même si l’état général est très dégradé.

 

espingole IMG 4952

 

Difficile au premier coup d’œil d’identifier les parties classiques d’une épave de bateau : une proue, des membrures, des ponts, un château, des cales, une poupe… Ce qui est visible ressemble à une carcasse métallique pleine.

 

espingole IMG 5040

 

En partant d’un côté, on doit nécessairement arriver à une extrémité, la proue ou la poupe. Et effectivement, voici les vestiges de la proue très effilée.

 

espingole proue IMG 5044

 

Elle est couchée sur tribord et les membrures encore conservées font penser à une sorte de nasse cassée dans laquelle peut passer un plongeur.

 

espingole proue IMG 4972

 

Les deux chaudières et leur machinerie semblent bien massives sur un tel bâtiment d’allure sportive.

 

espingole machine IMG 4994

espingole machine IMG 4961

espingole machine IMG 4982

Autour sont éparpillées des briques de combustible.

 

espingole chaudiere IMG 5037

 

La faune n’a rien à voir avec celle des cargos : pas de couverture de gorgones, pas de profusion d’anthias, pas de grands bancs tournoyant autour des structures. Toutefois, des murènes et des mérous fréquentent le site.

 

espingole murène IMG 4989

espingole merou et machine IMG 4980

La grosse chaîne qui traîne au fond rappelle les tentatives pour renflouer l’épave.

 

espingole merou et chaine IMG 4985

 

Tout comme la proue, la poupe est en très mauvais état. Une partie de ce qui devait être le mécanisme de direction est encore dressé.

 

espingole poupe IMG 5003

 

La poupe conserve un semblant de forme.

 

espingole poupe IMG 5014

 

L’hélice bâbord dépasse toujours du sable.

 

espingole poupe IMG 5018

 

Il est temps de remonter. Tout le monde fait ses paliers tranquillement, les jeunes d’un côté, les « moins jeunes » de l’autre

 

espingole paliers IMG 5053

espingole paliers IMG 5046

C’était la dernière visite de ce week-end prolongé, une explo très différente des précédentes. On peut regretter le manque de vie foisonnante et les dimensions modestes de l’épave rendue à l’état de squelette de navire. Evidemment, à côté d’un Donator, l’Espingole n’a pas les mêmes charmes. Toutefois, c’est un vestige d’un type de navire très particulier. Et c'est encore un vestige libre de tout filet cassé...

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 06:31

Plus profonde et plus vieille d’une guerre, l’épave du Togo baigne dans une ambiance un peu différente de celle du Donator ou du Grec. La lumière est plus tamisée et l’épave prend un aspect plus massif. C’était ce que j’avais ressenti lors de la précédente visite en descendant face à l’étrave (voir Escapade varoise. Episode 2 : le Togo ).

 

Retour à la même place, ou presque. Le Togo repose lui aussi bien droit sur sa quille. La perspective, réduite par la luminosité, ne laisse pas indifférent.

 

Togo 281014 etrave IMG 4891

 

Le bout de balisage qui nous a conduit à la proue est fixé sur une ancre à jas plantée dans le navire. Une autre est posée à plat à côté.

 

Togo proue IMG 4884

 

Avec un peu d’éclairage, la vue s’anime d’une nuée d’anthias colorés.

 

Togo proue IMG 4885

 

Sous un autre angle, la proue apparaît chevelue : sur certaines parties, l’épave est recouverte de gorgones.

 

Togo proue IMG 4895

 

Le tour de la cale avant s’est un peu affaissé. Plus de mât de charge, mais l’ensemble demeure bien conservé, d’un seul tenant.

 

Togo cale avant IMG 4898

 

A l’approche du château et de ses coursives, les gorgones buissonnantes changent les formes des structures saillantes.

 

Togo babord avant IMG 4906

Togo babord avant IMG 4907

Epave en mer tropicale couverte de coraux et entourée de bancs de poissons colorés ? Non, Togo, Méditerranée, anthias et gorgones rouges.

 

Togo avant babord IMG 4910m

 

Le long des coursives, presque tous les bossoirs sont encore en place. Ils forment des supports exposés au moindre courant. C’est une situation très favorable pour les gorgones.

 

Togo bossoirs IMG 4913

Togo bossoirs IMG 4916

Le château me fait penser à celui de l’Astrée, mais en bien meilleur état alors qu’il a 26 ans de plus au fond : des coursives encore préservées, des bossoirs dressés et, au milieu, un niveau de château en bon état.

 

Togo coursive IMG 4924

 

Après une descente à la cassure et une remontée en longeant l’épave, nous regagnons la proue pour entamer la lente remontée.

 

Togo proue IMG 4946

Togo proue IMG 4949

La densité de poissons est certes moindre que sur les épaves des jours précédents, mais l’ambiance est différente. La partie principale me laisse une impression massive.

Ici aussi, nous visitons une épave propre qui a sauté sur une mine mais qui semble avoir coulé tranquillement, sans désordre. La colonisation est remarquable et nous n’avons vu aucun signe laissant penser qu’elle est dérangée ou maltraitée. Encore un exemple d’un vestige historique très fréquenté, bien conservé (bientôt un siècle de vie d’épave !) et devenu un très beau récif artificiel. Encore un exemple pour alimenter l’argumentation à développer pour les épaves catalanes…

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 06:58

Après le Grec, nous sommes descendus sur le Donator, son très proche voisin. J’avais gardé un bon souvenir de l’épave (voir Escapade varoise. Episode 5 : le Donator ), mais les conditions d’alors n’avaient pas été optimales. Cette fois, c’est à peine si un très léger courant passe en travers de l’épave et on ne va pas se plaindre de la visi. A nouveau, c’est un cargo qui est contemporain du Grec et de ceux que nous visitons habituellement plus à l’ouest que nous découvrons en très bon état.

 

Donator chateau IMG 4832

Donator chateau IMG 4747

Et à nouveau cette question : où sont les filets, les bouts, les câbles et tout le bazar qui règne sur nos épaves catalanes ? Le Donator semble lui aussi presque propre et rangé, sauf la grosse hélice sur la cale et qui fait un peu désordre.

 

Donator cale IMG 4816

Donator helice IMG 4778

Comme sur le Grec, les structures restantes semblent avoir conservé une certaine solidité. Nous n’avons pas cette impression d’épave en pleine décomposition. Cependant, la cheminée a subi un traitement étrange…

 

Donator cheminee IMG 4827

 

Bien sûr, nous ne voyons que la surface des choses. Je dis surface, car sans parler d’aller visiter l’intérieur, l’extérieur est recouvert. C’est un récif artificiel habité d’une vie extraordinairement colorée et photogénique. Les parois, montants, cloisons et poutrelles disparaissent sous les gorgones

 

Donator chateau IMG 4821

Donator gorgones IMG 4780

Donator entree coursive IMG 4759

Mérous, dentis, dorades et anthias circulent seuls, par deux ou trois ou en bancs selon leurs habitudes.

 

Donator bossoir IMG 4762

Donator denti IMG 4777

Donator chateau et mérous IMG 4771Donator merous et coursive IMG 4775Donator merous IMG 4782Donator merous IMG 4811

C’en est même presque gênant pour les photos : écartez ces anthias, on ne voit pas d’arrière-plan !

 

Donator coursive IMG 4752

 

La mine a explosé à l’avant du château et comme pour le Grec, la poupe est très bien conservée.

 

Donator poupe IMG 4799

Donator poupe IMG 4809

Sur la dunette se trouve encore le mécanisme de direction, en bien meilleur état que ceux du Saumur, de l’Astrée ou du Saint Lucien. La roue de barre est en place, concrétionnée et colorée. Le passage est rendu très étroit par les parois tapissées de belles gorgones.

 

Donator dunette IMG 4796

Donator roue de barre IMG 4786mDonator roue de barre IMG 4790m

Il est difficile de mettre fin à cette plongée. Nous y aurions bien passé encore un peu de temps…

 

Donator chateau IMG 4839

Donator chateau IMG 4844

Cette épave est une réussite. C’est un vestige bien conservé pour son type, son âge et les conditions dans lesquelles il séjourne. C’est un récif artificiel foisonnant de vie. C’est un atout touristique indéniable pour le secteur de la plongée de la région (et un plongeur plonge, mais aussi consomme, se loge, se nourrit). J’aimerais que cette réussite fût à la fois le résultat d’une volonté délibérée et un modèle de développement durable entre patrimoine, tourisme et environnement transposable plus à l’ouest… On peut toujours rêver, non ?

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 09:26

Quatre ans après une visite mémorable de quelques épaves de la côte varoise, nous voici de retour sur les mêmes vestiges mais dans un ordre différent, météo oblige. Le Sagona, dit le Grec (voir Escapade varoise. Episode 3 : le Grec ), est notre première destination.

 

C’est un peu surprenant de voir l’épave bien plus tôt que d’habitude. On profite peu de temps de la vue, les minutes comptent.

 

Grec chateau 261014 IMG 4732m

 

Vue de si haut, l’épave semble bien conservée et assez propre. Où sont tous les filets accrochés et brisés sur les structures ?

 

Grec chateau 261014 IMG 4635m

 

Les cloisons bordent encore les coursives et paraissent même avoir une certaine solidité.

 

Grec chateau 261014 IMG 4672m

 

En allant vers l’arrière, la structure qui surmontait la poupe a encore toute son armature.

 

Grec arriere 261014IMG 4636m

 

Le cargo est posé bien droit sur sa quille.

 

Grec poupe 261014 IMG 4649m

 

Autour des structures propres de tout filet, libres de tout bout, la vie foisonne : nuées d’anthias, dentis, dorades, sars, mérous, murènes…

 

Grec chateau 261014 IMG 4685m

Grec dunette 261014 IMG 4645m

Grec dunette 261014 IMG 4705m

Grec dunette 261014 IMG 4641

Les structures sont des supports de colonisation où les gorgones se développent très densément par endroits : aucun risque d’être arrachées ?

 

Grec arriere 261014 IMG 4691m

Grec arriere 261014 IMG 4714m

Grec coursive 261014 IMG 4657mGrec coursive 261014 IMG 4677m

Voici un cargo de 22 ans l’aîné de l’Alice Robert, brisé en deux par une mine un an après le Bananier, reposant également en Méditerranée droit sur sa quille sur un fond comparable et pourtant le navire apparaît si propre, si bien habité, semblant encore d’une relative solidité et visité par une importante population de plongeurs chaque année. Pas de chalut accroché, pas de paquets de bouts entortillés… Certains diront que le Rhône y est pour quelque chose, que la courantologie est différente. Je pense que 40 ans de ratissage intensif des fonds marins sont pour beaucoup dans cette différence globale. Cas unique ? Prochainement un autre exemple…

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 10:55

 

 

Donator, oris, m. (dono), celui qui donne, donateur. (dictionnaire Gaffiot, 1934)

 

Pour la dernière soirée sur place, nous avons opté pour une luxueuse pizzeria. Je ne sais pas pourquoi nous avons été placés seuls dans une salle attenante, pourquoi nous avons mangé dans les supports métalliques de cuisson des pizzas ni pourquoi nous sommes sortis par la baie vitrée et non par l’entrée principale. Peut-être que nous faisions tache dans ce paysage où la pizza se vend 15 €, minimum. Ca ne se fait peut-être pas de jouer à table avec son téléphone portable et de lui faire faire le sabre laser, le revolver ou des bruits organiques qui ne sont déjà pas acceptables en vrai en société.

Pour moi, cette dernière soirée aura aussi été marquée par 2 trophées de chasse : mes 2 premiers moustiques tigres.

 

 

 

 

En route pour la dernière. Le trajet est le même que la veille.

donator-groupe

La mer est pleine de bateaux, de parachutes et de plongeurs. Il y a du jus, beaucoup. Il faut être prêt. Il vaut mieux savoir avec qui on va descendre. Le courant est si fort qu’il est physique de se déhaler jusqu’à l’épave. De haut, le château rappelle celui du Grec.

donator-chateau

L’eau est un peu chargée : à peine 3 jours sur place et me voilà difficile sur la visi… Le flanc bâbord nous offre un peu de calme, abrités du courant par la coque. La proximité géographique, le type de navire, l’époque, l’état de conservation, les gorgones : tout rassemble le Grec et le Donator.

donator-gorgones

Sauf peut-être une moindre densité de poissons sur ce dernier, mais des gorgones sur le bossoir.

donator-bossoir

Le courant ne nous laisse pas le choix, l’explo se fera côté bâbord ou à l’abri à l’intérieur. Le temps dont nous disposons suffira à la visite du château à la poupe. Les pièces et les coursives ont conservé leurs montants et certaines des cloisons.

donator-dans le chateau

Par endroits, la vue est un peu limitée par la faune fixée abondante.

donator-dans le chateau 1

donator-dans le chateau 2

Au bord château, la visi permet de voir les travées des cales ainsi que les restes du mât.

donator-cales et mat

En descendant de 2 niveaux sur le pont arrière, je ne peux m’empêcher de penser à toute la partie interne de l’épave qui semble accessible mais que nous ne visiterons pas cette fois.

donator-pont arriere

Le courant est à nouveau sensible. Il vaut mieux chercher refuge dans les cales pour aller jusqu’à la dunette.

donator-depuis les cales

L’ambiance au fond est très différente : espace vide de la colonisation exubérante de l’extérieur et pénombre.

donator-dans les cales

donator-dans les cales 1

Nous ressortons des cales pour monter sur la dunette. Les structures sont un peu plus abîmées, mais à nouveau très colonisées.

donator-en direction de la poupe

donator-en direction de la poupe 1

Un réduit gène le passage direct vers la poupe. Sa traversée serait possible, mais la densité des gorgones rend étroite la coursive.

donator-vers la poupe 2

Nous contournons sur bâbord.

donator-vers la poupe

donator-vers la poupe 1

Juste derrière le réduit subsiste une belle barre à roue.

donator-barre

donator-barre 2

Nous laissons là l’épave. La dernière vue sera celle de la dunette s’estompant lentement dans le bleu.

donator-dunette

donator-poupe

Nous sommes dans le courant, sans repère visuel dans le bleu, ne sentant plus la dérive. Nous allons avoir le temps de beaucoup dériver…

 

Les conditions idéales de la veille n’étaient plus celles de ce matin-là et la liberté dans l’explo a été restreinte. Néanmoins, cette épave a du charme. Cette plongée, comme celle sur le Grec, imprime l’envie de revenir.

 

 

Retrouvez les images de cette escapade varoise dans l’album « Plongées varoises ».

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 14:30

 

La Gabinière : "îlot rond" dit Bon Omu ("Bon Homme"), au sol raboteux. Livre de la Mer, Piri Reis, 1521 (d’après : http://operabaroque.fr/Iles-d’Hyeres.htm)

 

De retour du Grec, nous avons fait relâche à Port Cros. Le minuscule port niché dans une petite anse sous les remparts de l’ancien fort du moulin était surtout occupé par des bateaux de clubs de plongée.

gabiniere port cros

Après le repas au menu unique pris dans l’unique restaurant-station de gonflage ouvert et plein à craquer de dizaines de plongeurs, nous avons eu un peu de temps pour digérer avant de repartir.

gabiniere port cros 1

Le site de l’après-midi est tout proche : l’îlot de la Gabinière. Ce rocher est l’un des sites les plus connus de Méditerranée. Situé dans le parc national de Port Cros, classé réserve naturelle, il est notamment célèbre pour ses mérous. Nous l’avons abordé côté est avec comme cheminement le contournement vers le nord et la calanque sombre pour gagner le point de rendez-vous.

Le relief est pentu. La visibilité n’est pas exceptionnelle si j’en crois ce que j’ai pu lire et voir sur ce spot avant cette première découverte. Et il faut composer avec le courant. Cette plongée peut rappeler celles que l’on fait dans la réserve de Banyuls : il faut plutôt palmer les yeux dans le bleu que collés à la roche d’aspect général relativement pelé. La promenade commence avec un banc de barracudas évoluant lentement à faible profondeur.

gabiniere barracudas

En marge, un original me permet de presque reproduire une photo faite il y a quelques années dans un océan lointain lors d’une situation un peu comparable.

gabiniere barracuda

Nous croiserons un autre banc plus loin, entre les mérous. Ceux-ci occupent l’espace : sur le fond et dans des anfractuosités, en pleine eau ou rasant l’herbier.

gabiniere merou 2

gabiniere merou

gabiniere merou 1

gabiniere merou 3

Plus distants, mais bien présents, les dentis incrémentent le nombre considérable de prédateurs dans le secteur. Il ne doit pas être facile d’habiter à cette adresse quand on est petit poisson…

gabiniere denti

Difficile pour une première visite de se concentrer également sur la vie fixée. Comme souvent dans la région, il faut descendre dans la zone des 25 m pour commencer à trouver une assez belle concentration de gorgones rouges.

gabiniere gorgones 1

gabiniere gorgones

Pour le reste, plus petit, plus discret, il faudra revenir…

 

Il n’y a pas à faire la fine bouche, les prédateurs sont bien là et en nombre. Une de mes premières impressions a été de penser quelque chose comme « poussez-vous les barracudas, on ne voit pas les dentis cachés par les mérous ! ». Néanmoins, cette ballade ne m’a pas paru exceptionnellement extraordinaire. Certes, il y a beaucoup plus en quantité que dans la réserve de Banyuls, mais doit-on mesurer la qualité d’un site à la masse de poisson présente ? Peut-être avais-je lu trop de récits et vu trop de photos de ce site ? Je crois aussi que le changement d’ambiance après l’atmosphère très prenante des épaves précédentes a joué un rôle. A méditer.

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 00:54

 

 

Grec. adjectif et nom (latin graecus). De Grèce. (dictionnaire Larousse)

 

Le ciel est dégagé. La météo s’est bien améliorée. La mer est calme. Plusieurs bateaux sont déjà sur zone. Le Donator est proche, mais nous allons voir le Sagona, dit le Grec.

Nous avons de la chance car le courant a oublié de se lever ce matin. La luminosité est meilleure que la veille et l’eau semble moins chargée. Il ne faut pas attendre très longtemps pour embrasser du regard l’épave posée sur 47 m.

grec chateau

A la différence du Togo ou d’autres épaves dont je parle plus souvent, les bossoirs sont nus, propres : ni gorgone, ni lambeau de filet.

grec bossoirs

Côté bâbord, les bossoirs sont tombés. Alors que je tente de cadrer un mérou posé là, Pierre-Franck a la même idée et braque son phare sur l’animal qui doit alors se sentir sous les feux de la rampe !

grec merou & bossoir

Le navire a pris une mine à l’avant du château. L’explosion a coupé le bateau en 2. Le Grec a perdu la tête…

grec cassure

En remontant en direction de la poupe, je constate que la coque est tapissée de gorgones qu’un petit mérou survole.

grec babord merou

Au-dessus, les coursives et nombre de cloisons du château sont bien conservées.

grec coursive

La poupe est très photogénique. La forme, les structures et la vie qui y règne créent un ensemble captivant. Dentis, gros banc de sars, nuée d’anthias, habillage de gorgones…

grec poupe & sars

grec poupe 0

grec poupe 1

Les angles de vue sont multiples : d’au-dessus à en dessous, quelle poupe !

grec poupe c

grec poupe b

grec poupe a

Quelle impression a t-on à côté du safran lorsqu’on lève la tête ?

grec poupe gouvernail

 

Jusqu’à présent, sauf en de très rares occasions, j’ai toujours voulu figer les épaves dans leurs couleurs de fond, dans ces bleus et ces verts qui nous entourent lors des visites et qui fabriquent nos émotions et nos souvenirs si particuliers. Parfois, j’ai cédé à la tentation du noir et blanc selon l’état d’esprit au moment de me souvenir. Mais cette fois, il fallait que je force un peu les choses pour que l’épave montre une autre face. Du camaïeu de bleus sont sorties les autres couleurs.

 

grec angle coursive

grec gorgones&anthias

grec gorgones&anthias 3

grec gorgones&anthias 2

grec gorgones&anthias 1

 

Trop courte, la plongée a été vraiment trop courte, comme souvent... Cette fois, les paliers se passent sans la visite de nombreuses méduses.

grec palier

 

Sous la lumière artificielle, le Grec m’a montré une autre face. Certes, je l’ai créée en voulant la révéler. Mais elle m’a impressionné.

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 00:02

 

 

Togo. Nom officiel : République togolaise. Pays africain de 56 785 km². Le pays possède 1 700 km de frontière avec le Burkina Faso, le Ghana et le Bénin et 50 km de côtes donnant sur le Golfe de Guinée. L’altitude maximale est le mont Agou qui culmine à 986 m. (d’après Wikipedia)

Après une pizza de qualité très moyenne et une petite sieste sur le quai à l’abri de la capitainerie de Cavalaire, nous réembarquons pour une nouvelle découverte.

togo port

Le ciel est très couvert. Sous la surface, la lumière s’atténue rapidement et tout devient d’un bleu de plus en plus sombre. 45 m plus bas, je m’écarte du bout fixé à la proue pour avoir une vue de l’étrave.

togo etrave

L’ambiance est fantomatique. La pénombre laisse deviner des dimensions énormes. Les premiers halos de phares annoncent une coque de métal colonisée.

togo etrave 1

L’épave se dévoile à mesure que nous remontons vers le château. Une grosse ancre est posée sur tribord à la proue.

togo ancre

togo proue 1 

Sur les flancs de la coque ainsi que sur certaines structures, les gorgones se sont développées en bouquets denses.

togo proue  

Elles sont d’un rouge sombre seulement révélé un instant par la lumière d’un phare.

togo tribord avant

Par endroits, les gorgones sont si denses et grandes que l’allure des structures est modifiée. Evoluer dans cette atmosphère est encore plus prenant.

togo cale avant

De chaque côté du château, les bossoirs encore dressés sont complètement colonisés, empaquetés par les gorgones autour desquelles tourne une nuée d’anthias.

togo bossoirs babordtogo bossoirs 

Au centre du château, la cheminée a laissé un trou béant encadré par des coursives très ajourées et très accessibles.

togo chateautogo coursive

C’est à l’arrière du château que la mine a explosé, coulant ce navire de 76 m de long initialement et 10 m de large. Comme pour le Bananier, la partie arrière qui représente 1/5e de l’épave gît hors de notre portée…

togo arriere

Côtoyant les anthias, quelques barracudas réfléchissent la lumière du phare de Sylvain tandis que les dentis restent à l’écart.

togo barracudas

Mais le temps passe trop vite et la profondeur déboussole l’ordi de Pierre-Franck : l’instrument semble n’avoir pas bien digéré les profils du jour. Alors que celui de Daphnée et le mien sont presque d’accord, celui de Pierre-Franck semble pris de panique. Début de lente remontée pour de longs paliers…

togo palier

A nouveau, Daphnée se charge du parachute tandis que je regarde tourner autour de nous les gracieuses Pelagia noctiluca dont j’évite les brûlantes caresses…

togo palier 1togo palier pelagia

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 23:23

 

 

ESPINGOLE. n. f. Gros fusil, court, dont le canon était évasé et que l'on chargeait avec des chevrotines. Voir TROMBLON. (Dictionnaire de L'Académie Française, 8e édition)

 

La veille au soir, le vent soufflait fort et la mer était, paraît-il, démontée. Je ne sais pas car je suis arrivé tardivement à table. Sandrine et Daphnée dînent légèrement d’une soupe de poissons tandis que Sylvain me raconte comment Pierre-Franck, après un plat de calamars pas frais, leur a fait un remake de la séquence des Visiteurs dans la voiture, mais en couleur : durant toute la journée avec de nombreux arrêts techniques impératifs... Puis la pluie a commencé à tomber et dans la petite chambre du mobil-home, j’ai chassé le moustique. Quelques heures plus tard, nous voilà sur le port de Bormes-les-Mimosas. La météo est meilleure que la veille. Nous allons pouvoir en juger durant les 45 minutes de trajet pour gagner la baie de Cavalaire, espérant un coin plus abrité. Régulièrement, le bruit du bateau laisse penser que l’hélice ne tourne plus dans l’eau… Et tout ça pour voir quoi ? L’objectif de ce matin est l’Espingole. L’Ess-pingue-ôleu.

 

Avec un nom pareil, on s’attend à une barcasse de pêchou au petit moteur pétaradant, une ligne fixée au bastingage retenant dans l’eau fraîche une bouteille de rosé de Provence. Pas du tout ! L’Espingole était un contre-torpilleur ! Honnêtement, un nom comme ça pour un bâtiment de guerre à la pointe de la technologie de l’époque, ça devait faire rire l’ennemi !

Avec ses 56 m de long et seulement 6 m de large, ce bateau effilé avait 2 machines de 2 600 ch, énorme puissance pour l'époque paraît-il. L'armement, qui consistait en 1 canon de 65 mm, 6 de 47 mm et 2 torpilles modèle 1887 de 6,68 m de long, a été retiré dès le naufrage en 1903. Que reste t-il de ce navire ?

 

Etalés à 39 m sur un fond plat de sable, les vestiges de l’Espingole sont bien mal en point. La proue ressemble à une sorte de longue cage aux barreaux manquants.

espingole proue

espingole partie avant

 

Dans le prolongement suit ce qui reste d’une partie de la machinerie et peut-être d’une partie habitable.

espingole

espingole 2

 

Les plus grosses pièces sont les 2 chaudières.

espingole chaudiere

espingole chaudiere 1

espingole chaudiere 3

espingole chaudiere 4

espingole chaudiere 2

 

Sur le côté, des blocs de charbon parsèment le fond.

espingole charbon

 

La poupe est encore formée de quelques tronçons de membrures.

espingole poupe

espingole poupe 1

 

Ce qui devait être une partie de la barre est le seul objet toujours dressé.

espingole poupe barre

espingole poupe barre 1

 

Sur bâbord, une des deux hélices émerge du sable.

espingole helice babord

 

C’était une première immersion pour se mettre en appétit. Je rejoins mes collègues de palanquée pour les paliers. Tandis que l’une a été désignée volontaire d’office pour sortir le parachute, l’autre contemple les méduses qui nous croisent. Autant s’y habituer, ça sera comme ça durant de longues minutes 2 fois par jour !

 

espingole palier

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