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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 08:15

 

Pour le retour à l’eau cette année, François avait fait une proposition intéressante : pourquoi ne pas aller à l’étang de Thau ? La plongée est prévue sur un tout petit fond avec un départ du bord, donc conditions favorables pour une remise en route.

 

Thau balise

 

L’étang de Thau est réputé pour sa faune benthique et notamment les hippocampes. Ce qu’on ne sait pas forcément a priori, c’est que la zone à visiter est un immense dépotoir, une décharge à ciel ouvert qui se poursuit sous l’eau. De la balise pour la mise à l’eau jusqu’au pourtour du ponton massif autour duquel nous allons tourner, la première vision du site en surface est peu engageante : plusieurs épaves de bateaux à l’abandon, déchets divers et même une bouteille de gaz. Un chalutier visiblement en travaux a coulé à son mouillage durant la nuit.

 

Thau ponton

 

Au fond, les déchets sont plus ou moins enfoncés dans la vase. Il ne faut absolument pas la remuer. Par rapport aux fonds de la côte rocheuse du Roussillon, des algues de type laitue de mer poussent et tapissent la vase. Ce substrat mou est propice au développement des très nombreux cérianthes.

 

Thau cerianthes

Thau cerianthes 1

 

De proches parents utilisent les algues comme support d’accrochage.

 

Thau anemone

 

Nous nous approchons du ponton. Il est large et les bateaux amarrés augmentent encore la surface faisant obstacle à la lumière. En dessous, l’ambiance change radicalement.

 

Thau sous le ponton

 

Entre les piles du ponton sont tendus des cordages depuis longtemps colonisés par de nombreux organismes : éponges, spirographes, ascidies en bouquet ou coloniales, mollusques…

 

Thau sous le ponton 2

 

Les piliers sont eux aussi colonisés, notamment par des spirographes pas farouches.

 

Thau photo sous le ponton

Thau spirographe

Thau spirographe 1

 

Ces vers sont partout, attachés au béton, au métal, aux déchets assez rigides pour qu’ils s’y fixent.

 

Thau spirographes 1

 

Il faut être attentif et observateur. A la limite entre vase et algues repose une minuscule étoile de mer d’à peine quelques centimètres.

 

Thau Asterina gibbosa

 

Un peu plus loin, c’est une doris marbrée qui escalade une algue qui n’entre pas dans son régime alimentaire.

 

Thau doris marbree 1

 

Côte nord du ponton, plusieurs carcasses de voitures gisent plus ou moins dégradées et enfoncées dans la vase.

 

Thau epave de voiture

 

Ces tas de ferraille offrent des supports rigides dont profitent ceux qui apprécient des substrats durs pour développer des colonies, comme des hydraires et des bryozoaires. C’est intéressant à savoir car une fois qu’on a trouvé la nourriture, on peut chercher les consommateurs :

- Janolus cristatus :

 

Thau antiopelle

Thau antiopelle 1

 

- Polycera quadrilineata :

 

Thau Polycera quadrilineata

Thau Polycera quadrilineata 1

 

- Facelina bostonensis :

 

Thau Facelina bostoniensis

 

Mais nous étions venus dans l’espoir de voir des hippocampes. Nous n’en avons vu qu’un seul, mais ce n’est déjà pas si mal. Il était relativement peu nerveux (ce qui n’est pas peu dire pour un hippocampe !) au milieu des algues. Peut-être subissait-il la fraîcheur de l’eau (10 -12 °C) ?

 

Thau hippocampe 1

Thau hippocampe

 

Après une heure d’immersion, nous avons repris des forces au chaud grâce à Alain et Geneviève, bien équipés et qui avaient tout prévu.

Finalement, cette première plongée de l’année a été riche en observations. La faune benthique est importante et variée. Il y aurait de quoi s’amuser des heures avec un bon objectif macro. J’y retournerai avec plaisir à la chasse aux nudibranches et aux hippocampes.

 

Cependant, il est désolant de voir dans quel état de saleté, de pollution, se trouve cet endroit. Comment peut-on laisser faire depuis des années ? Il y a la pollution visible et la pollution invisible : tous ces déchets, toutes ces épaves contiennent des produits qui se diluent dans cette lagune. Sans parler de tout ce qui a pu être déversé et qu’il est facile d’imaginer. Honte à ceux qui font et honte à ceux qui laissent faire ! Plus ce sera dit, diffusé et connu, moins il sera facile de fermer les yeux.

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Published by Homo palmus - dans Sites de plongée
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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 16:46
L’Ouille A la pointe de la crique, les roches continuent sous l’eau. Dans quelques mètres seulement, un relief de failles avec une belle arche sur 6 m est bien peuplé. Les poissons pélagiques habituels (sars, sargues, saupes, dorades) s’observent juste sous la surface. Posés sur les roches, se trouvent les blennies, poulpes et même seiches. La faune fixée est variée et colorée (gorgones, petits alcyons, éponges) sur laquelle vivent des nudibranches (flabellines, hervia, thuridille, triton rayé). Un site très pratique pour les baptêmes et pour l’initiation des débutants à la faune sous-marine régionale. www.after-dive.net


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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 02:06
Du Bazan, vapeur à voile écoué en 1917, il ne reste presque rien : quelques plaques et le gros vilebrequin, de la surface à 10 m. Ce n'est pas à proprement parlé une plongée sur épave, mais plutôt un moment d'histoire au cours d'une promenade le long des failles au pied des falaises du cap Béar. www.after-dive.net


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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 01:57
Cargo de 80 m coulé en 1942, il repose tout près du cap Béar par 40 m de fond. Posé droit de la poupe à l'avant du chateau, il est ensuite vrillé sur tribord. L'énorme hélice est encore en place. Le chateau est très écroulé. Peu visitée par les clubs de plongée en raison de son état général assez abimé, cette épave offre pourtant une belle plongée. www.after-dive.net


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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 01:48
L'Astrée, cargo coulé en 1944, repose sur 45 m. Torpillé à l'avant du chateau, celui-ci demeure bien conservé ainsi que toute la partie arrière. La proue est dans le prolongement de l'épave, à quelques dizaines de mètres. Belle épave à visiter, surtout en profitant des jeux d'ombre et de lumière depuis l'intérieur des coursives ajourées. www.after-dive.net


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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 01:33
Cargo de plus de 100 m de long, il repose sur 45 m, presque en un seul morceau malgré le torpillage à l'avant du chateau, comme son voisin l'Astrée. Sauf que dans ce cas, la partie avant n'est qu'à quelques mètres après la cassure. L'élément emblématique de cette épave est l'une des deux mitrailleuses restantes, montée sur une tourelle à la proue. A l'arrière, une enorme hélice de secours est posée à côté des cales béantes, sur bâbord. www.after-dive.net



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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 01:06
Le Bananier, ou Alice-Robert, est probablement la plus prisée des épaves de la région. Eloignée de la côte, peu de clubs s'y rendent. La plongée peut se faire entre 37 et 40 m sur le pont, voire 47 à 50 m sur le sable en creusant un peu... L'épave, posée bien droite, a encore ses canons dressés, et des munitions allant avec... La tôle est recouverte de corynactis très colorés. Une très belle épave de plus de 80 m à découvrir en plusieurs plongées. www.after-dive.net



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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 00:58
La roche de Tavac est peu élevée mais toute en longueur, sur un fond de sablo-vaseux à 20 - 22 m. Ce site, peu visité, est une oasis de vie au milieu du plateau de sableux (riche néanmoins en pennatules et veretilles) où de très nombreux alcyons et gorgones tapissent les rochers. Langoustes, congres, nudibranches... Site à la riche biodiversité, plutôt à réserver à partir du N2. www.after-dive.net
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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 00:36
L'anse de Sainte Catherine est une zone très appréciée des plaisanciers qui n'ont pas envie d'affronter la tramontane. Protégée par l'avancée du cap Béar, elle abrite aussi plusieurs sites de plongée, de la pointe du cap jusqu'à la baie de Paulille. Poulpes, nudibranches, saupes, sars et autres poissons dans les 15 premiers mètres de fond, puis le coralligène, sa riche faune fixée et celle qui utilise ce gruyère naturel comme abri et cachette. www.after-dive.net


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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 13:20
Les roches qui affleurent forment sous l'eau une grande faille qui tombe rapidement à plus de 20 m sur une grande formation de coralligène. La faune fixée y est riche avec notamment de belles cavités abritant du corail rouge. www.after-dive.net


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