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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 06:03

Après avoir trop mangé, trop gras et trop sucré, il a bien fallu retourner gagner un peu de sous. C’est donc dans la joie de la fin des vacances et dans la joie de la reprise du travail qu’on se souhaite une bonne année. C’est dans la joie de la prise de poids, dans la joie du rétrécissement du néoprène et dans la joie de la perspective de la prochaine prise de sang qu’on se souhaite une bonne santé. Ils sont fous ces humains.

C’est l’hiver, il neige, il fait froid. Depuis des semaines, les skieurs sont heureux. Pardon, euh... C’est l’hiver, il pleut, il fait gris et moche, les virus sont en forme. La neige ? C’est plus comme avant, y’a pu d’saison ma bonne dame ! C’est le perpétuel automne. Enfin, c’était. Parce que Dame Nature a fini par retrouver la recette de l’hiver et elle tente de se rattraper. C’est trop d’un coup, trop tardif alors qu’on entame le dernier mois d’hiver administratif. Elle est folle Dame Nature.

Le reste du monde tourne rond. Rien ne change, tout est dans la continuité : les terroristes tuent, les riches sont plus riches, les pauvres sont plus pauvres, les politiciens magouillent, les élèves sont des cancres malpolis et les épinards de la cantine sont toujours infects. Ca serait presque rassurant de sentir que le monde est égal à lui-même, malgré le temps qui passe. Il est fou ce monde.

Alors que faire ? Un sage a dit : « tant va le plongeur à l’eau qu’à la fin il se casse ». Pour ceux qui ne comprendraient pas, ça veut dire qu’il ne faut pas abuser des bonnes choses parce que sinon on finit par ne plus les apprécier. Evidemment, ça ne s’applique pas aux plongeurs drogués qui sont de toute façon perdus pour l’humanité. Ils sont fous ces plongeurs drogués.

Voilà, j’ai trouvé un argument pour attendre patiemment de retourner à l’eau (salée) : je dois écouter la voix de la sagesse. Je dois rester au sec, ressentir le manque, endurer l’envie pour avoir la satisfaction morale de me dire que je suis sage. Attendre, attendre, attendre… En attendant l’été ? Pas fou, non !?

 

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 08:01

 

Département, région, pays, continent, l’actualité récente nous parle de changer, supprimer, conforter des positions géographiquement délimitées selon des critères plus ou moins raisonnés. Il y a ceux qui sont pour et tous les autres qui sont contre. Il y a ceux qui pensent que les choses seront mieux organisées et tous les autres qui pensent que c’était mieux avant, donc que ça sera pire après. Logique. Il y a ceux à qui on demandera de s’exprimer et tous ceux qui ne seront pas consultés ou qui resteront muets. Le problème, c’est qu’à force de tromper sur la marchandise, on perd la confiance du client et le fonds de commerce s’en trouve affaibli. C’est comme ça qu’on penche du côté obscur de la Force. On peut ne pas être d’accord et râler. Mais on n’a pas le droit ensuite de venir se plaindre parce qu’on a misé sur un cheval de Troie au lieu des autres, les boiteux à la robe faussement brillante de cirage. La brosse à reluire fonctionne bien sur le bois du cheval guerrier, moins bien sur les autres, trop usés par les pratiques malhonnêtes. Que peut-on reprocher à ceux qui nourrissent le côté obscur ? Une absence de culture ? Une absence de raison ? Une absence d’espoir ? Probablement tout à la fois. Mais doit-on pour autant se laisser mener par le chant de sirènes aussi trompeuses et sournoises ?


Pendant ce temps, les poissons de la réserve vont et viennent. Ils se regroupent et se reproduisent dans ce périmètre de protection relative. Quelle conscience ont-ils de cette zone délimitée en surface par des balises qui servent à définir un secteur aux règles différentes ? Des mérous sortent et vont s’établir ailleurs. On le constate. On constate aussi qu’ils ne restent pas longtemps. En dehors de la zone de protection, on vit peut-être moins vieux…

Et pour nous, quelle est notre zone de protection ? A l’intérieur de quoi ? De nos frontières ? De notre logement ? Et même là, faut-il être armé ? Faut-il ne plus sortir sans être équipé pour parer à toute éventualité ? Faut-il vivre dans la peur ? D’où vient cette peur ? Qui nous l’instille ? Qui exacerbe nos impressions d’insécurité et de décrépitude ? Qui focalise nos ennuis sur des causes aisément identifiables ? C’est facile, tout ça est très facile. Et le pire, c’est que ça marche ! Parce que c’est simpliste, parce que c’est tentant.

On peut refuser de se faire embobiner et regarder avec ses propres yeux. On peut essayer de sauvegarder ses neurones et tenter de s’en servir, tant qu’on nous en laisse encore le droit. Refuser de gober, se faire sa propre opinion avec ses neurones, que voilà des idées subversives ! J’en profite tant que je peux, en attendant l’été.

L’été ? C’est bientôt, officiellement. Encore une chose à vérifier par soi-même…

 

 


Idle talk
And hollow promises
Cheating Judases
Doubting Thomases
Don't just stand there and shout it
Do something about it

(M. L. Gore)

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 07:22

« Citius, altius, fortius », la formule plus que centenaire est souvent reprise et adaptée. Au départ, cette expression est un encouragement à donner le meilleur de soi-même, à atteindre et dépasser ses limites sportives. Plus vite, plus haut, plus fort… C’est aussi une forme de devoir pour beaucoup d’entreprises : faire toujours plus, plus vite et mieux, ce qui signifie chercher à augmenter la marge bénéficiaire. Pour que le système fonctionne, il faut que l’acheteur soit lui aussi entraîné à consommer plus et plus vite. Et alors tout va bien, tant que l’acheteur achète. Comme inévitablement il y a des crises cycliques, c’est-à-dire des périodes où l’exploitation de l’Homme par l’Homme mène à un paradoxe économique profitable au premier et en défaveur du second, rien ne vaut un acheteur bien éduqué et bien entraîné : gestion de son manque, titillement de son désir, transformation de ses envies en besoins. Mais quand même, lorsque la crise s’accentue, ça peut atteindre des limites. Heureusement, on nous habitue à l’absence de modération et de patience. Tout doit aller très vite, tout doit être fourni très vite, rien ne peut attendre ou plutôt, il devient inconcevable d’attendre. Omnes, statimque sine sperare, voilà la devise de notre temps. Tout, tout de suite et sans attendre. Une nouvelle saison d’une série est diffusée en pleine nuit, un nouveau livre, une nouvelle console ou un nouveau smartphone est mis en vente à 00h01, c’est l’événement, il faut y être, il faut le vouloir, il faut l’avoir, il faut ! Ca ne peut pas attendre. On ne peut plus se passer des objets de notre conditionnement, de notre emprisonnement. On n’imagine pas un week-end sans connexion quelconque avec le monde entier. On imagine de plus en plus difficilement un quotidien sans le « partager ».

Chez les sars, aujourd’hui est comme hier et demain sera pareil, pour ceux qui seront encore là pour en juger. Les changements s’opèrent sur des milliers d’années, insensiblement. C’est la lenteur du rythme de vie de Dame Nature, sauf lorsqu’elle a un hoquet et qu’un truc bizarre apparaît, truc qui sera rapidement dénigré ou qui aura un succès sur le long terme.

Il y a une différence entre être réactionnaire et drogué consentant aveugle à la merci de tout. Il y a même sans doute un juste milieu. Comme on nous fait oublier la modération, que l’émotionnel prend le pas sur la raison et la réflexion un peu plus chaque jour, il ne faudra pas venir se plaindre quand la situation sera devenue insupportable.

J’ai envie de retrouver les sars, les mérous et les autres, tous les autres, sans attendre, tout de suite ! Pourtant, je vais patienter, sagement, et profiter de cette attente en attendant l’été…

 

 

 

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 06:04

 

Le monde du silence. Quel nom à la fois si bien et si mal trouvé ! Si bien, car le terrien, privé de sa parole, s’imagine les êtres vivants privés de vagissement (poisson-crocodile), glapissement (poisson-lapin), rugissement (poisson-lion), hurlement (loup), beuglement (requin taureau), feulement (requin tigre)… Si mal trouvé, car tout plongeur sait bien que sous l’eau, outre le bruit des bulles, ça craque, ça frotte, ça grignote, ça mâche la gueule ouverte…

Les passionnés d’oiseaux enregistrent les sons dans la forêt, les passionnés de baleines enregistrent leurs chants, les passionnés de magouilles enregistrent les conversations de leurs amis intimes, les passionnés d’enquêtes sur les gens louches enregistrent les appels téléphoniques, mais qui enregistre le discours des mérous ? Personne ! Peut-être parce que cet animal ne semble pas très disert, à la limite taciturne. Pourtant, il ne vit pas que seul dans son recoin. Là où il est un peu moins en danger qu’ailleurs, on le voit parfois chasser un congénère trop envahissant ou, à l’inverse, se regrouper avec d’autres pour exécuter un ballet sous les yeux des plongeurs conquis par le spectacle. Et tout ça sans un mot, sans avoir besoin de crier, ni même de grommeler. Du moins, s’il le fait, c’est en silence.

Ah ! le monde du silence… S’il inspirait nos comédiens professionnels qui monopolisent les médias en période de parade électorale… Ca va passer, c’est périodique. Dans quelques semaines à peine, on entendra déjà les terriens se plaindre des résultats. Jamais contents ces terriens, toujours à râler, après s’être fait embobiner, comme à la parade, après un ballet de politiciens tout sauf muets comme des carpes. Pour échapper à ce cinéma, il vaut mieux plonger dans ce monde du silence pas si silencieux, en attendant l’été…

 

 

 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 06:57

 

Il pleut, il pleut bergèreuuuu, rentreuuu tes blancs moutonnnns !

Il pleut, comme d’habitude. Pour ne pas sombrer dans les vers humides de Verlaine, il faudrait parvenir à accepter l’affreuse normalité de la pluie. Pater noster pluviam nostrum quotidianum da nobis hodie… Oui, ben justement, le pater noster, il pourrait arrêter la bière et soigner ses problèmes d’incontinence, parce qu’ici-bas, on va finir par se noyer !

L’hiver passe. Du moins, il passe sûrement quelque part, mais pas vraiment par ici. S’il pouvait ne pas tenter de rattraper son décalage horaire en mai ou juin, je lui en serais très reconnaissant. Un petit chouia de froid et même de neige s’il le faut, un blanc manteau en lieu et place d’une grise humidité pénétrante sans fin, est-ce trop demander en février ? Tout le monde s’y perd, même les virus : la grippe et la gastro n’ont même pas eu besoin de la SNCF pour arriver avec plusieurs semaines de retard. Et sous l’eau, est-ce différent ? Oui, dans le sens où c’est toujours très mouillé, d’accord, mais à part ce détail ? Il y a une variabilité saisonnière de la biodiversité. Pourtant, la température n’est pas descendue selon le rythme habituel. Si l’hiver finit par venir tardivement, qu’en sera t-il du printemps, renouveau de la vie et intense période de reproduction ? Nous avons constaté la présence de pontes de flabellines, de céphalopodes et l’activité sexuelle des doris géantes. Ceux-ci ne semblent pas se soucier du calendrier. Est-ce normal ? L’an dernier, les perturbations climatiques ont eu des conséquences visibles sur la diversité observée en plongée durant le printemps et l’été. En sera t-il de même cette année ?

Qu’on se rassure, il y aura toujours des baleines échouées sur les plages dans quelques mois, même si juillet n’est que le printemps, même en attendant l’été…

 

 

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 13:03

 

C’est la période de mise à l’épreuve des bonnes résolutions. Combien de temps durent-elles ? Les aléas peuvent aider à tenir le coup. Par exemple, j’ai été trahi par mon étanche qui s’est mise à peler comme un juilletiste rissolé le premier jour de ses vacances. Retour à l’envoyeur, repli sur la vieille étanche… En néoprène contracté depuis un an. L’aisance dans la trilaminée s’est transformée en une compression dans les 3 dimensions : largeur, épaisseur et, plus curieusement, hauteur. Il faut donc travailler pour réussir à tout rentrer dans la combi, sous peine de subir en humide les assauts du froid à chaque plongée dans les eaux aux températures hivernales. Hivernales ? Non, pas du tout. Cet hiver poursuit sa crise d’adolescence : il refuse de faire comme il faut, s’évertue à s’opposer à tout ordre établi et au final, c’est n’importe quoi. La température de l’eau est de 13 ou 14°C, selon les instruments et le sens du vent. Il y a 2 jours, nous pouvions profiter d’un beau soleil et de 18°C. Cet hiver ne mûrit pas bien.

Rien ne va comme il faut à cette époque de l’année. C’est une habitude, c’est conjoncturel. C’est le bon moment pour vendre du rêve ensoleillé, dans un salon bourré de gens mal élevés (où nous ne sommes pas allés cette fois) ou dans les médias. Pas plus tard qu’il y a 4 jours, Thalassa exposait les Antilles, leurs eaux chaudes et claires peuplées de quelques espèces de mammifères marins. Il faut garder le moral, sans s’aider du chocolat, en résistant aux crêpes à venir, puis aux beignets un peu plus tard, avant les lapins, cloches, poules et œufs qui précéderont les inévitables matraquages médiatiques pour les régimes, en attendant l’été…

 

 

 

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 06:47

 

Il faut vivre avec le calendrier, suivre la Nature. En cette période, il ne faut pas vouloir cueillir de framboises, ne pas espérer un temps sec estival, accepter de recevoir les impôts et se préparer à toutes les augmentations annuelles qui éclosent comme par magie chaque hiver au passage de l’an. Il faut aussi faire sa lettre au bonhomme coca-cola qui vit inexplicablement dans le Grand Nord alors que tout bon américain aurait choisi la Floride ou Hawaï. Je le crois victime de la tradition et c’est sûrement de là que vient son embonpoint : il compense la déprime avec du soda et de la fast-bad-food, produits toxiques addictifs qui ont contaminé la plus grande partie de la planète, en tout cas beaucoup plus que la fondue et la tartiflette. Les rites mystiques cycliques n’ont pas que du mauvais. Il y a du bon en eux. Par exemple, nous sommes dans le mois de l’Avent, des bredele et de Saint Nicolas, le seul saint valable puisqu’il est en chocolat ou en pain d’épices, qu’il apporte des friandises, qu’il garde à l’écart l’affreux méchant Père Fouettard et qu’il provoque la consommation de manala. Les rites mystiques cycliques n’ont donc pas que du mauvais, mais quand même un peu. Par exemple, le néoprène va bientôt rétrécir (vive la trilaminée !), comme chaque année. Mais n’anticipons pas encore, vivons au rythme du calendrier. Alors, en attendant l’été :


Cher bonhomme coca-cola Père Noël,


Cette année, je voudrais un peu de matériel pour la photo, plein de belles plongées avec des poissons sympas qui ne bougent pas trop, de la visi sur les épaves et du temps avec les amis pour partager tout ça. Mais, si ce n’est pas dans tes moyens (je sais depuis longtemps ce que c’est que la crise), je veux bien me contenter de la possibilité de passer du temps avec la famille et les amis.

 

Merci d’avance.

Homo palmus

 

P. S. Si tu as quand même quelques plongées en stock, je prends volontiers…

 

 

 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 06:39

 

Ca y est, l’hiver est arrivé. Il n’a pas pris son temps comme l’été et il a même viré l’automne sans ménagement. Quel mal élevé cet hiver ! Alors ça recommence, les symptômes reviennent. Comme chaque année, c’est le début de la saison des rêvasseries dans des ailleurs lointains pourvu qu’il y ait une mer chaude aux eaux claires et plein de jolis poissons dedans. Etrangement, on tombe par pur hasard sur les pages de voyagistes avec des photos paradisiaques ou sur des vidéos pleines de requins, de raies, de napoléons et de plongeurs qui s’éclatent au milieu… Tout ça ne va pas s’arranger avec le temps qui passe et le temps qu’il fait. Bientôt, je vais doublement culpabiliser lorsque je croiserai mon étanche : parce que je ne plongerai pas avec elle et parce qu’en plus j’aurai envie de ma monopièce pour eaux chaudes. Mon étanche me pardonnera-t-elle ces tentations temporellement infidèles ?

Je crois que je commence à délirer. C’est le manque. J’aurais peut-être dû prendre les pilules de grenouille séchée fournies par l’assistant des runes modernes. Je vais poursuivre le traitement à base de chocolat, sans dépasser la dose prescrite (ah bon ? Il y a une dose à ne pas dépasser ?), et essayer de transformer les rêves éveillés en projets réalisables, en attendant l’été…

 

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 13:56

 

Ca y est, c’est enfin le printemps ! Depuis le 21 juin, la météo a changé : l’eau du ciel a presque arrêté de tomber et les températures dépassent 15°C en milieu de journée. C’est le moment de ranger l’étanche et de retrouver les sensations de la plongée en humide, d’être à nouveau poisseux toute la journée et de sentir le vieux poulpe le soir après une longue macération. Bref, c’est le retour des beaux jours. Malheureusement, le couplage de la fonte des neiges avec de meilleures conditions météorologiques a des effets négatifs sur la visi. Mais ce n’est pas grave, ce n’est que le printemps. Dans quelques mois, nous plongerons à nouveau dans des eaux chaudes et claires, entourés de poissons et de calamars grillés au soleil à la sauce huile bronzante. Mais j’anticipe. Pour le moment, profitons du retour des beaux jours, en attendant l’été…

 

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 06:50

 

Habituellement, le bloom phytoplanctonique printanier survient plutôt au début du printemps, comme son nom l’indique. A ce moment-là, les eaux se transforment en soupe de légumes verts plus ou moins finement mixée. C’est le réchauffement de la couche d’eau supérieure qui déclenche le phénomène. Or, depuis la fin de l’hiver, nous sommes passés officiellement au printemps. Mais dans la réalité, cela n’a pas été le cas. Le printemps s’est fait attendre durant une bonne partie du… Printemps ! Il était temps que les choses évoluent et que l’eau se change en soupe, du point de vue du bon fonctionnement de l’écosystème marin, pas de celui du plongeur. C’est peut-être ce qui s’est produit lors du grand pont de ce mois de mai. Avons-nous vécu les derniers instants avant l’automne d’une eau non stratifiée, claire et lumineuse, jusque sur le pont des épaves ? L’avenir le dira. Ce qui est notable, c’est que les conditions ont évolué en quelques jours comme cela aurait dû être le cas des semaines (et presque des mois) plus tôt. Dans un mois, nous serons officiellement en été, encore selon la théorie administrative. Vu d’ici, dans ce coin loin de la mer, il faudrait que nous sortions un jour de l’hiver pour qu’enfin arrive le printemps, en attendant l’été…

 

 

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