Comme le château, même si cela semble moins rapide, la proue du Saumur porte des signes de dégradation. Des plaques de tôle manquent et d’autres n’ont de la solidité que l’apparence. Les ancres, à poste, sont encroûtées. Le gros treuil n’entrera plus en action. Ce navire a définitivement mouillé là. Mais sa proue est toujours dressée, verticale, sur cette surface de sable qu’elle semble fendre dans un mouvement figé. Le Saumur effectue son dernier voyage, un voyage immobile.