Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
Dermatologie
Ce ne sont pas des taches de naissance. Ce ne sont pas des lichens. La carte d’un archipel d’Océanie ? Non plus. Une maladie honteuse ? Une dégénérescence ? L’œuvre d’un poisson-tatoueur psychopathe ? Rien de tout ça. Le mérou aime la déco et les signes tribaux corporels. Jeunesse, maturité, période de reproduction, humeur… Tout est prétexte au changement de robe, surtout chez les mâles. Ce n’est pas parce qu’on a plusieurs robes qu’on est forcément un mâle efféminé, bien au contraire. Chez les mérous bruns, on affiche plus ou moins clairement ce que l’on est. Pas facile de toujours définir au premier coup d’œil la qualité d’un mérou croisé en cours de plongée, sauf dans le cas du mâle reproducteur, de belle taille et presque tout noir.
Et après coup ? Les photos peuvent-elles nous aider à déterminer combien d’individus différents ont été observés au cours de la plongée ? Sur la base des taches, pas facile, car les patrons se ressemblent beaucoup et il est difficile de demander au mérou de présenter successivement son profil droit, puis le gauche, sans bouger. Et à part Jojo sous son rocher, je n’en connais pas d’autre par son petit nom…