Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
Parcourir les galeries à l’intérieur des récifs n’est pas l’activité essentielle des plongées. En principe, on navigue plutôt autour des formations récifales. Mis à part le house reef qui se construit le long de la côte, les autres sites de plongée sont distribués à proximité de récifs perdus au large avec comme caractéristiques d’affleurer et d’avoir une partie de leur pourtour plus abritée ou plus exposée aux vents dominants, donc une répartition de la biodiversité inégale.
Elphinstone est un peu à part. Les tombants sont vertigineux et la vie fixée est luxuriante par endroits. C’est le site où nous avons vu le plus d’alcyonaires.
Tous les autres sites avaient en gros la même configuration avec des fonds dépassant peu les 20 m. En s’écartant du platier, les patates de corail diminuent. Les plus proches sont de grandes dimensions.
Progressivement, les constructions sont à la fois plus petites et plus espacées.
Enfin, ce sont de toutes petites formations éparpillées qui tapissent le fond de sable blanc.
A certains endroits, adossés au platier, de vastes massifs s’étendent en pente douce.
Ces formations créent d’innombrables anfractuosités où la faune peut s’abriter. Mais certains préfèrent faire leur propre trou, comme les bénitiers et les vers arbres de noël.
D’autres cnidaires profitent de la structure dure fabriquée par d’autres pour se développer, comme le corail plume et le corail cuir.
Et n’oublions pas que ces animaux, même s’ils sont de grands bâtisseurs d’édifices en dur, sont aussi des proies pour l’Acanthaster
Tous ces animaux édificateurs laissent la phyllidie tricolore Phyllidia arabica de marbre. Ce qu’elle aime, elle, ce sont les éponges.