Les conditions sont excellentes : mer d’huile, beau temps, pas de vent, très faible courant. La descente s’effectue dans une eau relativement claire jusqu'à une trentaine de mètres où, comme souvent, la visi se réduit fortement, nous privant d’une vue générale de l’épave. Le canon à coté du bout de balisage ressort cependant de ce « brouillard ».
A partir de là, nous glissons jusqu’au socle de la mitrailleuse à double canons qui est en partie empêtrée dans un filet récemment accroché (probablement celui qui avait causé des inquiétudes lors de la précedente plongée le mois dernier).
En contournant le socle, je vois une langouste piégée dans les mailles. Quelques vains mouvements de contraction montrent que l’animal est bien vivant mais promis à une mort certaine et inutile dans ce filet abandonné. Je ne peux résister à l’envie de la libérer, tache peu évidente car sentant mes gestes autour d’elle, la bête s’excite. Et moi je ne parle pas la langouste… Comment rassurer une langouste ? Si quelqu’un a une technique… Le plus dur est de libérer les antennes sans les abimer. Bref, en quelques minutes l’animal retrouve le pont quelques mètres plus bas. Nous poursuivons la promenade en passant sur le dessus du château où sont encore les bossoirs ainsi qu’une grosse citerne.
Cette épave, contrairement au Saumur et à l’Astrée, est en bonne partie couverte de Corynactis aux teintes éclatantes (une fois leurs couleurs rendues par le phare).
Puis nous survolons différentes structures en direction du mât pour profiter de la vue symbolique de cette épave.
Après 18 minutes de plongée à 40m, nous regagnons le palier où sont déjà les autres plongeurs, accrochés en grappe.