Togo. Nom officiel : République togolaise. Pays africain de 56 785 km². Le pays possède 1 700 km de frontière avec le Burkina Faso, le Ghana et le Bénin et 50 km de côtes donnant sur le Golfe de Guinée. L’altitude maximale est le mont Agou qui culmine à 986 m. (d’après Wikipedia)
Après une pizza de qualité très moyenne et une petite sieste sur le quai à l’abri de la capitainerie de Cavalaire, nous réembarquons pour une nouvelle découverte.
Le ciel est très couvert. Sous la surface, la lumière s’atténue rapidement et tout devient d’un bleu de plus en plus sombre. 45 m plus bas, je m’écarte du bout fixé à la proue pour avoir une vue de l’étrave.
L’ambiance est fantomatique. La pénombre laisse deviner des dimensions énormes. Les premiers halos de phares annoncent une coque de métal colonisée.
L’épave se dévoile à mesure que nous remontons vers le château. Une grosse ancre est posée sur tribord à la proue.
Sur les flancs de la coque ainsi que sur certaines structures, les gorgones se sont développées en bouquets denses.
Elles sont d’un rouge sombre seulement révélé un instant par la lumière d’un phare.
Par endroits, les gorgones sont si denses et grandes que l’allure des structures est modifiée. Evoluer dans cette atmosphère est encore plus prenant.
De chaque côté du château, les bossoirs encore dressés sont complètement colonisés, empaquetés par les gorgones autour desquelles tourne une nuée d’anthias.

Au centre du château, la cheminée a laissé un trou béant encadré par des coursives très ajourées et très accessibles.
C’est à l’arrière du château que la mine a explosé, coulant ce navire de 76 m de long initialement et 10 m de large. Comme pour le Bananier, la partie arrière qui représente 1/5e de l’épave gît hors de notre portée…
Côtoyant les anthias, quelques barracudas réfléchissent la lumière du phare de Sylvain tandis que les dentis restent à l’écart.
Mais le temps passe trop vite et la profondeur déboussole l’ordi de Pierre-Franck : l’instrument semble n’avoir pas bien digéré les profils du jour. Alors que celui de Daphnée et le mien sont presque d’accord, celui de Pierre-Franck semble pris de panique. Début de lente remontée pour de longs paliers…
A nouveau, Daphnée se charge du parachute tandis que je regarde tourner autour de nous les gracieuses Pelagia noctiluca dont j’évite les brûlantes caresses…