Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
J’ai déjà présenté le poulpe il y a longtemps sur ce blog (voir Le poulpe : de l’abominable pieuvre au mollusque étonnant. ). C’est un animal étrange, aux capacités étonnantes et au pouvoir évocateur fort. C’est aussi une rencontre très fréquente lors des explos sur 20 m et loin d’être rare sur les épaves plus profondes. Selon les conditions et les situations, cette masse viscérale portant 2 yeux, 8 tentacules, un nombre impressionnant de ventouses, le tout sous un épiderme changeant en couleur et en aspect, prend des poses adaptées mais parfois pas forcément très bien calculées…
Durant la journée, le poulpe affectionne son trou ou la simple anfractuosité où il passe le temps. Les épaves offrent de nombreux recoins et assez de débris pour s’y cacher.
Les moins craintifs se tiennent à l’entrée, observant les alentours.


On sent rapidement chez certains une sérénité relative et un sens de l’observation aiguisé.

D’autres ne veulent absolument pas être repérés. Pour cela, ils érigent une muraille devant leur trou. La cache est alors plus ou moins bien masquée.

Certains ne se donnent pas la peine d’empiler les galets, misant sur leur cachette.
Il y en a même qui prennent la position « œuf au plat » pour tenter de se planquer alors que la cavité est trop petite.
Mais la vie de poulpe, de jour comme de nuit, n’est pas faite que d’attente dans un trou…