Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
La nuit, tous les poulpes sont gris. Enfin, presque… La nuit est le bon moment pour observer les poulpes en chasse. Les éclairer soudainement peut leur causer une forme de panique colorimétrique puisqu’ils ont parfois du mal à prendre une robe adaptée au halo lumineux dans un univers d’obscurité.
La chasse n’a pas lieu que la nuit. Les circonstances peuvent pousser le poulpe à passer à l’action en journée. Un casier garni peut être attirant, mais aussi dangereux, même si le poulpe est en principe assez malin pour en ressortir.
Un congénère (ici très mal en point…) peut faire partie du régime alimentaire.
Parfois, il est assez difficile de comprendre ce qui se passe, sinon que d’avoir plein de tentacules peut provoquer un sac de nœuds.
Le poulpe est aussi une proie potentielle et les ennuis peuvent laisser des traces.
Les ennuis ne viennent pas toujours des gros prédateurs. Les castagnoles sont de petites teignes sachant très bien viser les yeux (voir Carte postale d’Argelès-sur-mer : David contre Goliath, version poulpe ).
Face au plongeur, lorsqu’il ne peut pas compter sur son camouflage, il fuit en rampant ou en nageant par propulsion.
Il faut reconnaître son agilité : parvenir à se mouvoir avec 8 membres dans une parfaite coordination est remarquable.
En dehors de toutes ces causes d’agitation, il n’est pas rare de rencontrer des individus souhaitant sans doute passer inaperçu, sans pour autant céder à la panique et même affichant une complète sérénité en présence d'un palmipède néoprénisé faisant des bulles.