Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
La tylodine jaune est assez facile à dénicher. Il suffit de chercher sur les éponges jaunes, de préférence celles qui portent déjà les marques du repas de ce mollusque, puis de trouver les coquilles en forme de chapeau chinois plus ou moins colonisées par des algues. Les tylodines se cachent en dessous pour manger à l’abri des regards.
Il serait dommage de s’arrêter à l’observation de cette coquille qui cache l’animal. Vu de trois quarts, l’animal se révèle cornu : une belle paire de rhinophores enroulés lui confèrent un aspect taurin. En dessous, une paire de tentacules buccaux pointent vers le bas. Et sur le côté droit uniquement, toujours, l’unique branchie plumeuse expose la délicatesse de ses dessins. La tylodine est un carnassier qui cache sous sa coquille des appendices d’aspect massif et une belle branchie délicatement ciselée.
Il faut s’amuser à dénicher la tylodine puis prendre le temps de l’observer. Pour les moins myopes et les plus observateurs, il est même possible de la regarder les yeux dans les yeux…