Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
Les alcyons, les gorgones et le corail rouge sont proches parents. Les premiers sont dits « mous », les secondes ont un squelette protéique et celui du dernier est carrément en calcaire.
Mais les individus formant ces colonies animales (les polypes) sont extrêmement ressemblants. Il ne faut pas confondre le corail rouge avec nombre de coraux tropicaux. Pourtant, de loin, sans tenir compte des variations de formes et de couleurs, on voit bien des colonies calcaires construites par des polypes (vus, eux, de très près). La subtilité est d’ordre millimétrique, voire plus petit. Il y a le même type de différence qu’entre une seiche et un poulpe : ils n’ont pas le même nombre de tentacules. Chaque polype de corail rouge possède 8 tentacules, à la différence des polypes de coraux tropicaux comme les acropores qui n’en ont que 6. Le corail rouge est donc classé dans la sous-classe des Octocoralliaires, animaux ayant 8 (ou un multiple de 8) tentacules, différent des Hexacoralliaires (ayant 6 ou un multiple de 6 tentacules) comme les anémones et les cérianthes. Comme quoi, il ne faut pas se laisser abuser par l’aspect. Car si on résume, une table d’acropore est plus proche parente d’une anémone que du corail rouge et celui-ci est plus proche parent d’un alcyon mou que d’un madrépore très dur. En cas de doute, il suffit de compter les tentacules…