Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
Le doris géant est ainsi nommé en raison de sa grande taille par rapport aux autres doridiens. Et si ce n’est rien moins qu’une grosse limace, c’est une jolie grosse limace. Elle est décorée de bleu, de jaune et de mauve en proportions et répartition qui pourraient sembler aléatoires à l’observateur pas très observateur, justement. J’ai déjà parlé de cet animal qui a soudain abondé sur nos sites de plongée il y a quelques années et qui s’est tout aussi rapidement raréfié ensuite. Il y a débat sur les possibles sous-espèces d’Hypselodoris picta (le nom de genre Felimare étant plus récent mais sans aucune signification) selon les localisations et la couleur. Tout ça n’est que querelle de spécialistes qui feraient bien de trancher la question scientifiquement. En tout cas, l’incertitude taxonomique actuelle ne doit pas beaucoup inquiéter les doris géants qui continuent à mener leur petite vie tranquille faite de repas (pris les pieds dans le plat) et de reproduction. Je vois d’ici certains penser que ces animaux ont l’essentiel pour vivre heureux, sauf peut-être le chocolat. Mais c’est affaire de goût.
De plus, le doris géant est beaucoup plus évolué que l’Homo sapiens sur un point non négligeable : le doris géant n’est pas raciste. Je veux dire par là que la couleur principale de peau de ses partenaires ne semble pas lui causer de blocage au moment de perpétuer l’espèce. En voici une illustration :
A tous ceux qui diront que de toute façon l’animal ne voit rien, je leur répondrai que j’exposerai très bientôt en quel sens ils se trompent.