Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
Ah ! L’insouciance de la jeunesse ! Avec l’âge viennent les soucis qui laissent leur marque sur le corps, comme les cheveux gris, puis blancs, puis… Puis plus de cheveux.
La murène serait-elle d’une nature angoissée ? Peut-être à cause de sa mauvaise vue ? Non, car ses narines tubulaires lui confèrent un très bon odorat qui compense efficacement la vue basse. Mais alors, qu’est-ce qui la chiffonne comme ça ? Car, oui, la murène adulte est toute chiffonnée là où chez nous les rides se creusent sur un front de plus en plus étendu. C’est un signe de maturité, pour ne pas dire de vieillesse : la peau au-dessus des yeux de la murène adulte prend cet aspect particulier qui indique au plongeur qu’il a en face de lui un individu sans doute mal voyant, sans doute mauvais nageur, mais au flair développé et qui a acquis de l’expérience.
La murène qui vieillit a cependant un avantage sur nous. Malgré le temps qui passe, il semble qu’elle conserve assez bien son mordant naturel.