Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs

Publicité

Saba, the unspoiled queen.

C’est l’hiver. La saison passée s’est terminée il y a déjà si longtemps : lorsque les écailles sèchent, le temps s’étire en longueur… C’est le moment de se raconter des histoires de terres lointaines entourées d’eau salée chaude et claire.
C’était il y a… Oh ! Pas si longtemps. C’était avant... Après 2 séjours en mer Rouge, j’avais envie de tremper mes palmes dans une autre mer. Où partir en fin d’hiver ? Pourquoi pas aux Antilles ? Lorsque l’on se décide pour cette région, le choix est vaste. Parmi toutes les destinations, les îles des Antilles Néerlandaises m’ont attiré, Statia d’abord. C’est après une discussion avec Gigi que je me suis tourné vers Saba. J’espère que vous comprendrez pourquoi…

Saba, c’est un petit caillou dans la partie nord de l’arc antillais. Vol Paris-Saint Martin puis vol de correspondance pour Saba. Ça, c’était ce qui était prévu. Ce que l’on ne sait pas forcément dès le départ, c’est que les avions, pardon, les coucous 10 places avec vue directe sur les instruments de bord, qui assurent la liaison ne peuvent pas se poser à Saba si les conditions météo ne sont pas très bonnes. Orage sur Saint Martin, l’aéroport ferme, nous voilà à la rue jusqu’à un éventuel avion le lendemain à l’ouverture. Nous rencontrons un français qui s’en retourne sur Saba après des vacances (!). Bref, Nuit dans un hôtel à 100$ la nuit pour une chambre sans fenêtre, retour à l’aéroport, avion… Et à peine 10 minutes plus tard, Saba est en vue.

undefined
Saba, c’est un volcan, le Mont Scenery, sorti de l’eau et qui s’élève à 877 m d’altitude, point culminant des Pays-Bas. Saba, c’est une petite île sans plage, donc sans hôtel énorme, donc presque sans touristes. Saba, ce serait l’île de la plus courte piste d’atterrissage commerciale au monde… Plus on s’approche, pardon, plus on vit l’approche aux premières loges, moins on est motivé pour un atterrissage… Nous verrons plus tard dans une boutique qu’avec un certain humour se vendent des mugs « j’ai survécu à l’atterrissage à Saba »… Nous apprendrons également qu’un pilote n’est autorisé à se poser là que s’il effectue au minimum un atterrissage par trimestre sur cette piste. Faut pas se rater...

 undefined
A la sortie de « l’aéroport », le monument d’accueil rappelle la devise de l’île : the unspoiled queen. Saba, c’est une île préservée en partie classée réserve naturelle entourée d’un parc naturel marin.

undefined
Nous arrivons juste à l’heure pour passer à notre « hôtel » poser les affaires et sauter dans le « taxi » qui nous conduit au club de plongée, puis au « port » pour la première plongée. Depuis l’aéroport, nous sommes transportés sur l’unique route de l’île à travers Hell’s Gate (!) vers le village principal de Windwardside à déjà 450m d’altitude.

undefined
Nous logeons au Juliana’s, énormissime résidence hôtelière de 9 logements tenue par un jeune couple de hollandais très sympas. La chambre est un petit appartement que l’on ne fermera qu’une seule fois à clé : le premier jour (la femme de ménage a eu du mal à la trouver en notre absence, pas l’habitude). Ici, nul besoin de fermer à clé. Et s’il y a des policiers dans une voiture, ils vous diront bonjour en vous croisant (si, ca existe !), comme tout le monde. Pour aller au « port », certains diraient la cale, il faut redescendre sur l’autre versant et passer au Bottom, 3è et dernière zone d’habitations regroupées.
La conservation du patrimoine naturel est mise en avant sur terre comme sur mer : mouillages fixes sur les sites de plongée, recommandations de protection, maison de l’écotourisme, chemins de randonnée bien fléchés pour traverser les différents étages de végétation et observer les oiseaux, souci de préserver le style d’habitat et le mode de vie sur l’île.


Même si on y va pour plonger, il ne faut donc pas se priver de découvrir également l’environnement terrestre en parcourant les sentiers pouvant amener à marcher jusqu’à 7 ou 8 heures avec des dénivelées jusqu’à 500 m. Durant ce temps, il est peu probable de croiser d’autres touristes.

undefined
Entre forêt vierge et côte rocheuse, paysages tantôt de verdure exubérante, tantôt de falaises à la végétation rase, les contrastes sont saisissants.

undefinedundefined
L’homme a malgré tout laissé des traces d’exploitation du volcan sous la forme de mines de soufre. A l’intérieur, sans le moindre courant d’air, l’atmosphère est étouffante.

undefinedundefined
Hibiscus partout entre les maisons, orchidées sauvages et beaucoup d’autres plantes à fleur, Saba est une île fleurie, naturellement.

undefinedundefinedundefinedundefined
La faune terrestre est aussi remarquable. La diversité d’oiseaux nichant sur les falaises est importante. On croise souvent en pleine forêt un petit crabe terrestre très coloré.

undefinedundefined
L’île abrite une espèce endémique de « lézard », l’Anolis sabanus, plutôt farouche mais facilement observable pour peu que l’on soit discret.

undefinedundefined
Par contre, discret ou très bruyant, aucun souci pour croiser une autre espèce endémique de l’île, un « racer snake », long serpent ainsi nommé pour son agilité et sa vitesse. D’ailleurs, c’est plutôt lui qui vous croisera ou vous filera entre les pieds.

undefinedundefined
C’est le genre d’animal que l’on rencontre toutes les 5 minutes sur certains chemins forestiers, comme l’ascension du Mont Scenery. Mais pas de souci, ce serpent n’est pas venimeux. L’ascension du volcan permet d’atteindre la forêt vierge qui se niche au creux du cratère, le plus souvent dans une brume qui étouffe les bruits et crée une atmosphère étrange.

undefined
Nous voici dans le cratère, au sommet de Saba (877 m). Puisque nous ne pouvons monter plus haut, redescendons et allons voir sous l’eau…
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
O
pas vraiment non :S<br /> mais j'adore celui du dessin anime La Petite Sirene :P
Répondre
H
La, je manque de references culturelles, je n'ai pas vu. De toute facon, les sirenes, ca n'existe malheureusement pas... enfin... avec les ecailles et tout quoi...
O
si tres mimi aussi ;) (euh pour le serpent par contre :S :S :S)<br /> mais j'ai toujours eu un faible pour les crabes, et pas gustativement parlant! petite je chipais les boites pour recopier le motif de crabe :D
Répondre
H
OK, tu en pinces pour les crabes... Tu n'aurais pas abuse des aventures de Tintin quand tu etais petite ?
O
un gros faible pour le magnifique tit crabe terrestre :D
Répondre
H
Mais pourquoi personne n'aime le magnifique serpent ??? :'( Ok, tu preferes la bete a pinces avec des yeux pedoncules parce qu'elle est bleu-blanc-rouge ! :p Ou alors... Non... c'est pas ton estomac qui s'exprime la ? crabe = miam ? Non, non, non, pas celui-la, y'a rien a manger dedans. Et le "lezard" ? Non ? malgre son originale livree tachetee ? Il est pas mignon ?
V
Waouhhh!! vraiment c'est super joli ca donne envi de partir en vacance mais pour moi si je devais y aller je passerais pas par les sentier car je n'aimerais pas croiser certaines de ces bètes (comme par exemple les serpents) c'est ma phobie......Pour info: est ce qu'il y a bcp de serpents dans les fond sous-marin
Répondre
H
Peu de gens n'ont pas un mouvement de recul face a un serpent. C'est naturel, instinctif (pas a cause d'une vieille histoire de pomme, a moins que ce soit l'inverse, une histoire de pomme a cause de ce reflexe ?). Moi, jusqu'a present, ca m'a toujours immobilise : on bouge plus et on regarde. Je te raconterai la fois ou parti chercher des fossiles, je me suis trouve dans des hautes herbes seches avec des viperes lovees sur elles-memes par-ci, par-la... brrr... zen... :SPour le premier racer snake que j'ai vu sur un sentier, je suis reste prudent le temps de l'observer. J'ai note que la tete n'etait pas triangulaire mais plutot ovale et que les yeux ronds n'avaient pas de pupille visible en forme de fente. Ces 2 indices semblaient indiquer que le serpent n'etait pas venimeux (tu peux noter, ca peut servir ;-)). Par precaution je suis passe a distance et je me suis ensuite renseigne. On m'a confirme qu'il etait inoffensif, pourvu qu'on ne lui chatouille pas trop les ecailles : naturellement, faute d'avoir des mains pour balancer une gifle, ca mord quand meme. A ma connaissance, il n'y a pas beaucoup de serpents dans les fonds marins. Des vrais je veux dire. Pour les serpents de mer qui font couler les bateaux ou qui vivent dans des lacs ecossais, je ne suis pas specialiste ! :p Je crois savoir qu'il faut plutot aller dans le Pacifique (fait une recherche d'images sur le net avec "tricot raye") pour avoir la chance d'en voir. Je n'ai encore jamais fait cette rencontre. Plus communement, il y a des poissons serpentiformes, comme congres et murenes. Mais ce sont bien des poissons qui n'ont rien a voir avec les serpents et tu prendras l'habitude de les observer dans leurs trous avec parfois des crevettes a leurs cotes.
F
Salut,<br /> <br /> Sympa ton séjour.<br /> <br /> Pour le "petit crabe terrestre très coloré", il s'agit en fait d'un bernard-l'hermite (je n'ai plus le nom latin en tête).<br /> <br /> CIAO
Répondre
H
Oui, j'aurais pu mettre Coenobita clypeatus, mais c'est comme pour son parent le crabe des cocotiers, est-ce si grave de prendre cette relative liberte ? Il me semble que certains anglophones appellent aussi ce Paguroidae  crabe soldat. A verifier.