Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
Double Wreck est un site artificiel presque devenu naturel. Etrange, non ? Par 20 m de fond, les restes de ballast de 2 navires marchands du XVIIe siècle ont formé la base d’un récif très peu élevé et tout en longueur. D’ailleurs, des petits tas de briques d’époque sont visibles par endroits, probablement assemblés par des plongeurs soucieux de former de nouvelles bases de départ. Avec le temps, la faune s’est approprié les matériaux coulés.
La mince formation récifale, couverte d’éponges et de gorgones, concentre les poissons de toutes formes :
- Poisson-trompette :
- Bourse jaune :
- Poisson coffre moucheté :
- Murène tachetée :
- Poisson-ange français, dans sa livrée intermédiaire entre le juvénile et l’adulte :
Un barracuda passe sans un regard pour les poissons bariolés du récif. Il a l’air pressé (voir plus bas).
Indifférente à l’agitation qui règne autour (voir plus bas), une tortue se repose parmi les éponges.
L’intérêt du site ne se limite pas du tout au récif. Les abords sableux méritent l’observation. Pendant que les plongeuses survolent les éponges et les gorgones, d’autres créatures sont tapies dans le sable.
Et en plus, elles sont nombreuses à fréquenter le site.
Un peu plus à l’écart, de vastes zones sont habitées par les anguilles jardinières.
L’herbier bordant le site est un bon endroit pour l’alimentation des tortues vertes.
Double Wreck, 2 navires coulés dont il ne reste que le ballast. Uniquement le ballast ? Non, il subsiste 2 ancres. Une est en partie ensablée, mais l’autre est encore bien posée comme si elle venait d’être jetée, juste un peu encroûtée. Ah, et aussi : elle est gardée…
J’aime les ancres. A terre comme au fond, c’est pour moi une pièce emblématique, évocatrice. Découvrir celle-ci flanquée de ses gardiennes de belle taille restera un souvenir visuel fort.
Ce site recèle encore un phénomène remarquable…
Sardine run ! Un énorme banc tourne dans les parages du récif. La masse mouvante est impressionnante. Le barracuda voit là sans doute une grosse source de protéines et d’omega-3…
Pour le plongeur, qui vient de prendre son petit-déjeuner, le spectacle est impressionnant, voire artistique.
Pendant la semaine, j’avais demandé une épave de galion habitée par des sirènes et contenant un vieux coffre plein d’un trésor fabuleux. J’étais peut-être un peu trop exigeant, mais l’équipe de Scubaqua, toute dévouée à la satisfaction de ses visiteurs, nous a quand même emmenés sur ces restes d’épaves du XVIIe siècle et cette magnifique ancre à jas. Quant au trésor, je ne peux même pas les suspecter de vouloir tout garder pour eux puisqu’ils emmènent aussi leurs visiteurs à la recherche des Blue Beads.
Ce second voyage à Statia nous a réservé de belles surprises, dans un environnement dépaysant où l’équipe de Scubaqua est toujours aux petits soins. Le prochain emménagement du club dans ses nouveaux locaux devrait accroître encore l’envie de ne pas repartir si vite…