Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
Le Chien Tong était un bateau de pêche taiwanais. Il a été coulé en 2004 pour devenir un récif artificiel. Posé bien droit sur sa quille par 21 m de fond, son apparence générale est encore relativement propre. J’avais déjà raconté la visite de cette épave il y a 2 ans (voir Statia, the Historic Gem (1) ). Cette fois, nous y sommes retournés de nuit.
De jour, les images étaient dans les bleus. De nuit, l’éclairage artificiel révèle des couleurs vives. Une première question se pose : quelle pouvait bien être la couleur du Chien Tong ?
Les organismes colonisant la tôle au fil des ans ajoutent progressivement des touches d’autres couleurs.
Sur le fond de sable passe une raie pastenague. Des langoustes se promènent sur les structures.
Nous prenons une coursive sur bâbord depuis la passerelle en direction de la poupe alors que du fond remonte vers nous une tortue. Pour la première fois de la soirée, je suis confronté à un problème technique qui se reproduira plusieurs fois : il faut se dépêcher de prendre la photo, sinon l’animal est trop près !
La partie habitable du navire est un hôtel à tortues. Rares sont les gros individus qui se déplacent.
Les plus grosses tortues dorment, posées à l’intérieur des pièces de la partie arrière de l’épave. Certaines, préférant peut-être rester au grand air, se reposent dans les coursives.
Il y a de la place sur cette épave. Pourtant, certaines tortues solitaires se mettent dans des endroits impossibles.
Quel que soit l’endroit où nous passons, il y a forcément une ou 2 tortues posées ou en mouvement.
Le mouvement… Au-dessus des structures, c’est un balai aquatique en solo ou en duo.
Et cela continue jusqu’au palier, où nous avons la visite d’une tortue, tandis que nos éclairages attirent un banc de tout petits calmars très câlins.
Avant la plongée, on nous avait dit de faire attention de ne pas se cogner dans les tortues. Nous avions pris ça à tort pour de l’humour marseillais…