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Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs

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Brûlures en profondeur

 

inflammable

 

Pour le plongeur, le risque de brûlure est le plus souvent associé au franc soleil ou au thé trop chaud. La brûlure survenant pendant la plongée est un phénomène plus rare. Un cas sévère mérite d’être rapporté afin de prévenir d’autres accidents semblables.

 

Un plongeur est descendu sur l’épave du RMS Lusitania qui repose sur un fond de 90 m. Le torpillage de ce navire a eu des conséquences importantes lors de la Première Guerre mondiale (link). Pour limiter le froid au cours de cette très longue plongée, le plongeur a mis dans son étanche en trilaminé 4 chaufferettes (une derrière chaque épaule et deux sur le bas-ventre) qui s’activent automatiquement à l’air.

Pour une raison inconnue, le plongeur, respirant de l’héliox, utilisait un nitrox pour gonfler son étanche. A 80 m de profondeur, les chaufferettes ont commencé à prendre feu dans la combi. Le plongeur a entamé une remontée d’urgence. Les textiles synthétiques utilisés en sous-couche fondaient sur la peau. Puis c’est la combi qui a fondu, ce qui a entraîné sa rupture. L’entrée d’eau, bienvenue, a éteint l’incendie et le plongeur a pu faire sa remontée avec ses paliers (environ 2 heures au total). Cela a dû paraître une éternité au plongeur qui était alors brûlé sur 35% du corps et plongé dans une eau salée et froide. Mais il a évité l’ADD.

 

brulures

(Curran et al., 2010)

 

L’explication est simple. L’activation est en fait une réaction d’oxydation. La PpO2 très élevée du nitrox à 80 m a produit une oxydation très violente qui a enflammé les chaufferettes. Les textiles synthétiques de la sous-couche ont accentué les blessures.

Les auteurs concluent qu’il ne faudrait pas utiliser de chaufferettes de ce type à pression élevée et/ou à forte concentration en oxygène.

 

Une publication indique que des incendies en caisson hyperbare non suroxygéné sont survenus en raison de matériaux inflammables introduits malgré les consignes.

Une autre publication montre que la température maximale de ce type de chaufferette est d’environ 55°C, ce qui est déjà pas mal. Des tests réalisés à 3 bars n’ont pas montré d’élévation significative de cette température. Mais, en restant à 1 bar et en augmentant la PpO2 (jusqu’à 0,9), la température augmente très fortement (jusqu’à 130°C).

 

En conclusion, il vaut mieux éviter ce type de situation : PpO2 élevée (en fonction ou non de la pression ambiante), chaufferettes fonctionnant par oxydation et sous-couche synthétique. Le mélange, s’il n’est pas détonnant, est fortement réactif !

 

 

Curran, J., McGuigan, K.G., O’Broin, E. 2010. JPRAS. 63: 579-581.

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L
<br /> Faire le lézard au soleil, ça aide aussi pour désaturer. Ou alors il y a l'option plus active, préparer la sardinade pour le soir ou le barbecue ...<br />
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L
<br /> En fait, si on regarde, tu pourrais faire les baptemes de 10 heures et ceux de 12 heures à l'o2 pur...<br />
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H
<br /> <br /> C'est vrai, mais ça couterait plus cher aussi. Le mieux, c'est de ne pas trop abuser des bonnes choses, de prendre un bon temps de désaturation entre les plongées et de profiter du temps des<br /> vacances au soleil.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Histoire de désaturer quelques heures par jour ?<br />
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H
<br /> <br /> Voilà, pour aider à la désaturation en cours de journée. Et puis, je me fais vieux et on sait maintenant que l'organisme réagit différemment avec l'âge. C'est donc une question de sécurité<br /> renforcée dans le cadre du bon respect des procédures.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Il fait froid, c'est tout ce que je sais. ça ne donne pas envie de replonger, mais plutot d'aller skier. <br />
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H
<br /> <br /> Malgré une eau à 10°C et des conditions difficiles sous la surface, j'ai apprécié le retour en profondeur (sans chaufferette). Je n'attendrai pas des mois une amélioration avant d'y retourner.<br /> J'aimerais bien cette année avoir un accès au nitrox très enrichi (genre 80 au minimum) régulier. Ca ferait du bien pour les paliers.<br /> <br /> <br /> <br />
T
<br /> Du nitrox à 80m?? Nitrox hypoxique alors... avec combien d'azote pour ne pas narcoser? Bizarre la mixture... En tout cas, une certaine maîtrise pour ne pas percer la surface en catastrophe. Bon<br /> rétablissement.<br />
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H
<br /> <br /> C'était sûrement un mélange de déco peut-être utilisé aussi pour la combi pour économiser le volume et le coût d'une petite bouteille dédiée.<br /> <br /> <br /> Oui, la maîtrise de la remontée est remarquable. Il a fallu un bon self-control, une gestion des priorités en état d'accident et de l'endurance à la douleur. Deux heures, ça a dû être long !<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> C'est vrai, en plus, il parait que ça fait un bon combustile, j'aurais du essayer ce matin, chute brutale des températures (10 degrés en moins par rapport à samedi) et panne de chauffage...<br /> sinon, c'est pas drole. <br />
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H
<br /> <br /> Attention aux combustions incomplètes et à la production de CO en plus du CO2...<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Je passe d'une sieste improvisée à un rush et une colonne de dossier qui s'empilent... ma colonne n'est pas descendue depuis presque une semaine. <br />
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H
<br /> <br /> Ne te plains pas, beaucoup aimeraient avoir du travail, alors que d'autres ne le méritent pas.<br /> <br /> <br /> Le papier en hiver, ca isole <br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Il parait que le bureau n'est pas le meilleur endroit pour dormir. Alors, je lutte histoire de ne pas tomber lamentablement sur mon clavier. <br />
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H
<br /> <br /> Oui, fais gaffe, Gaston a été piégé à cause des lettres du clavier imrpimées sur son nez. Dans ton cas, le clavier imprimé sur le front ne ferait pas bon effet. Pense donc à prendre un oreiller<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> En ce moment, je n'ai pas trop le temps de dormir sur mon lieu de travail et même quand j'aurais le temps, il y a trop de boucan. <br />
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H
<br /> <br /> Tu devrais râler ! C'est pas normal qu'on t'empêche de dormir sur ton bureau à cause du bruit.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Effectivement, la narcose au fond de la couette a du bon aussi quand on est en état de fatigue avancé. Le programme de la semaine est tellement chargé qu'une nuit complête le week-end est la<br /> bienvenue. <br />
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H
<br /> <br /> Tu devrais dormir sur ton lieu de travail, tu gagnerais du temps sur tes soirees, tes nuits et tes week-ends <br /> <br /> <br /> <br />