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Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs

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Epave de mars : l’Alice Robert

 

Pour une fois, nous arrivons par la cassure sur laquelle sont toujours accrochés des filets. Un petit coucou à une langouste et nous remontons l’épave sur bâbord en direction des coursives. Il y fait très sombre. L’Alice Robert pouvait accueillir 8 passagers dans des cabines confortables, selon les références de l’époque. Exemple de ce confort, il était possible de profiter de la vue sur la mer, de l’autre côté de la coursive inférieure, tout en se soulageant aux toilettes. Je peux en témoigner, ça n’est pas désagréable, surtout quand passe un banc de dauphins (non, ce n’est pas l’azote, c’était en d’autres lieux plus tropicaux).

 

bananier 310312 wc

 

Nous montons sur le château. C’est une ambiance toute printanière qui enveloppe l’épave. L’eau, bien que lumineuse, est chargée en particules extrêmement fines. Ce n’est pas comme la touille habituelle. L’eau est comme colorée. Peut-être est-ce parce que nous sommes dans la saison des importantes efflorescences microalgales ?

 

bananier 310312 embase flak

 

Tout est estompé dans cette ambiance. De temps en temps, nous savons que nous croisons une palanquée aux halos des lampes, comme des phares dans le brouillard. Nous allons bientôt devoir regagner la surface. Le temps de faire un tour autour des tourelles au milieu du pont avant.

 

bananier 310312 canon tribord

 

Puis, plutôt que de remonter directement en pleine eau, nous prenons le temps d’un lent début d’ascension le long du mât. Il vaut le détour, il mérite du temps. Couvert de Corynactis, il est entouré d’anthias tournoyant autour de sa flèche.

 

bananier 310312 mat

 

 François et Catherine nous suivent de près. Nous ferons nos paliers en dérivant ensemble avant de retrouver le soleil, le ciel bleu et, au loin, le Canigou enneigé.

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L
<br /> Pas mal cette ambiance un peu verte, ça pourrait presque faire penser à la gravière, je devrais tenter de faire construire une réplique du bananier au fond de notre gravière. En tout cas, ça fait<br /> plaisir de voir que notre amie Alice est toujours là. <br />
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H
<br /> <br /> Nos voisins belges mettent plein de choses dans les carrieres pour amuser les plongeurs, alors pourquoi pas un bateau digne de ce nom dans la graviere du fort ?<br /> <br /> <br /> Quant a l'ambiance, meme si elle est un peu verte, elle est salee <br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> Quelle est la profondeur de cette épave? J'adore le côté surréel de la plongée en épave... c'est vraiment des plongées spéciales et pleines d'histoires!<br />
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H
<br /> <br /> Elle est posee sur 49-50 a la proue et 48 a la cassure du pont arriere. <br /> <br /> <br /> Les plongees sur les epaves de cargos coules durant la seconde guerre mondiale en Roussillon sont parfois difficiles (courant, absence de visi), parfois surprenantes (visi) mais toujours<br /> prenantes car elles se meritent et se devoilent de multiples facons. C'est tres different de beaucoup d'autres comparables sur la cote d'azur ou en bretagne. Historiquement, malgre leur jeune age<br /> par rapport aux epaves romaines du secteur, elles sont egalement tres interessantes car elles ont participe a l'Histoire de differentes manieres. Malheureusement, leurs attraits et interets sont<br /> assez mal reconnus, des le niveau local, mis a part l'engouement de la communaute des plongeurs.<br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> Bravo Laurent, tu décris parfaitement l'ambiance de cette belle plongée printanière en petit comité. Je garderai un très bon souvenir de cette plongée.<br />
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