Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
L’hiver a duré plus longtemps que prévu et l’installation de conditions plus agréables a été rapide. La faune subaquatique a suivi le mouvement et les nudibranches, dont la réapparition s’effectue habituellement plus graduellement, sont soudain devenus nombreux sur nos sites. Nous en avons profité deux jours de suite pour chercher ces petites bêtes.
Même si ce n’est pas un nudibranche, la thuridille (Thuridilla hopei) est un proche parent.
Les flabellines mauves (Flabellina affinis) semblent beaucoup moins nombreuses que d’habitude en cette saison.
L’an dernier, les flabellines blanches (Flabellina babai) étaient exceptionnellement nombreuses sur le coralligène dès le début du printemps. Cette année, elles sont encore bien présentes.

Dans un petit recoin, un doris tricolore (Hypselodoris tricolor) arpente le coralligène.
Bien implantés dans la région, les doris dalmatiens (Peltodoris atromaculata) font partie des rencontres quasiment systématiques. Ces nudibranches consomment l’éponge pierre (Petrosia ficiformis) qui est marron à l’extérieur et blanche à l’intérieur, blancheur qui apparaît lorsque l’animal est raboté par le nudibranche.
L’été est aussi la saison des amours. Ici, un doris a déposé sa ponte, un fragile ruban d’œufs blancs en serpentin accroché à la roche.
Jolis vers plats, congre, mostelle, langouste… Il y avait bien sûr beaucoup d’autres points d’intérêt. Mais ces petites bêtes colorées… Alors on a remis ça à la plongée suivante…