Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
Par Homo palmus
Le Crenilabrus pavo (crénilabre paon) est devenu Symphodus tinca (la tanche qui a les dents fusionnées). La peste soit de ces savants naturalistes… (cf. Garulfo, Delcourt éd.). Ce joli poisson coloré… Pardon… Merci Dame Nature… Je disais donc, ce joli mâle tout de jaune, de vert, de bleu et de rouge coloré porte, ou plutôt portait bien son nom, si on oublie la femelle d’une banalité affligeante avec sa robe brune et beige passe-partout.
L’animal a de grosses lèvres (d’où son premier nom) et se nourrit de petits invertébrés sans trop de distinction semble-t-il. Il n’est pas très habile pour l’élaboration de nids qui restent basiques, mais ça suffit pour accueillir une femelle. Certains mâles sans aucune éducation parviennent à pirater les nids pour féconder des gamètes femelles à la place du mâle industrieux qui s’était bien décarcassé dans ce but. Néanmoins, beau joueur, le résident officiel prendra en charge les œufs. Ici s’arrête peut-être la ressemblance avec les humains…
J’ai découvert avec horreur que les plus gros mâles avaient pour principal intérêt de finir en trophée de pêche. A part ça, il semble que la soupe soit une utilisation possible de la chair de ce poisson. Franchement, est-ce que ce n’est pas mieux d’aller observer sous l’eau son ballet ou son déparasitage ? Ils sont fous ces pêcheurs !

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