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Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs

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Plongées de nuit de jour

 

Quel plaisir de retrouver le chemin des vieilles connaissances rouillées et un brin mystérieuses ! Nous voilà sur une mer belle, sous un ciel bleu avec au loin un Canigou au sommet tout blanc.

 

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Une fois à l’eau, ça change : on ne se voit pas les palmes. Plus bas, dans la zone des 20 m, ça s’éclaircit un peu, avant de s’assombrir à l’approche de la tôle.

 

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Sur l’épave, il fait ce noir d’encre que nous ne rencontrons que rarement. La lumière des phares peine à percer cette obscurité si épaisse d’une eau très chargée en particules.

A la remontée, François profite du passage dans la zone des 20 m pour préparer le parachute. Au moins, à ce moment-là, il peut voir ce qu’il fait…

 

P3090070 bananier 090313 1

 

… Parce que plus haut, au palier, la soupe est plus épaisse.

 

P3090072 bananier 090313 2

 

Malgré cela, nous y retournons le lendemain matin. Mêmes conditions en surface, mêmes conditions à la mise à l’eau, mais meilleures conditions au fond. Bien sûr, c’est très relatif. En même temps, il aurait été difficile de trouver pire que la veille !

Commence alors une visite de l’épave en mode macro.

Première constatation : le canon du double 37 mm qui avait été dénudé l’an dernier est à nouveau colonisé. La vie reprend son droit sur ce tube d’acier corrodé. Nous voyons ce qui est presque la première étape de l’encroûtement.

 

P3100078 bananier Alice Robert 100313 0

 

En traversant le château, on constate que le cerclage de la cheminée s’ouvre petit à petit. Nous gagnons la base du mât en longeant le mât de charge écroulé et de là, les tourelles des mitrailleuses de 37 mm. Un œil sur les munitions disparaissant sous la vie fixée et nous montons sur la tourelle bâbord.

 

P3100079 bananier Alice Robert 100313 2

 

Cette visite qui nous oblige à rester le nez collé à l’épave a le mérite de nous focaliser sur ce qui en fait un récif artificiel. Faute de gorgones blanches pour se développer, l’alcyon encroûtant utilise les vestiges comme support.

 

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Sur le côté du canon, une langouste à adopté un petit renfoncement. Elle ne semble pas perturbée par la lumière artificielle qui la révèle.

 

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Changement de tourelle et de canon de 37 mm. Le cérianthe qui habite sur le support du canon est tout ouvert. Il profite peut-être de la concentration élevée en particules ?

 

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Par contre, les anémones bijoux qui recouvrent une grande partie de la tourelle et du canon sont fermées sur elles-mêmes. Auraient-elles déjà trop mangé ?

 

P3100087 bananier Alice Robert 100313 5

 

La remontée est entamée le long du mât, très lentement pour profiter de toute la vie qui s’y développe. Au sommet, Catherine et François observent un minuscule crabe caché dans une coquille d’huître couverte d’anémones bijoux. Puis, en quelques mètres, nous perdons de vue cette emblématique pièce de l’épave et nous retrouvons le grand vert, puis la soupe verte, puis le ciel bleu.

Conditions difficiles, mais grand plaisir d’avoir rendu visite au Bananier après une si longue période. Vivement qu’on y retourne !

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L
<br /> Effectivement, une cave, un garage, un petit coin à combi, sinon elles resteront chez Maman... et puis, il risque d'y en avoir des nouvelles bientot...<br />
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L
<br /> Moi je ne demande même pas autant pour l'instant, je voudrais déjà visiter des habitations. <br />
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H
<br /> <br /> Un petit conseil : cherche un logement avec un coin où tu peux mettre à dégouliner les combis et tout le matériel.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> OK bon je veux bien faire un petit don, mais tu sais, mon compte en banque ne comporte pas beaucoup de zéro<br />
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H
<br /> <br /> C'est gentil mais en-deça d'un certain nombre de zeros, ça me paraît inutile. Néanmoins, je prends quand même : il y a toujours une île quelque part très loin qui attend que je vienne la visiter<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Je crois qu'on a déjà eu cette conversation il y a quelques temps, rien ne change, il faudrait éventuellement pouvoir faire qq chose, mais quoi ?<br />
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H
<br /> <br /> Des actions extrémistes comme Seashepherd ? Ca s'appellerait Wreckshepherd, il y aurait des abordages de bateaux pour les couler et faire d'autres épaves <br /> <br /> <br /> Non, je n'aime pas les actions extrémistes. Une autre solution serait d'avoir un tres tres gros compte en banque pour arroser tous les élus et décideurs de la région et financer en plus la pose<br /> de balises permanentes (associées à des instruments de mesure tant qu'on y est pour que ça serve à d'autres).<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Oui et on tiendrai le coupable. Pas facile de faire entendre aux pêcheurs que c'est une épave qu'il faut conserver. <br />
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H
<br /> <br /> Si on regarde ce qui se passe sur la côte d'azur ou en Bretagne, là-bas il y a des épaves qui ne sont pas chalutées, qui attirent les plongeurs, qui font tourner le commerce et qui restent ce<br /> qu'elles sont : des vestiges historiques. Certains pêcheurs catalans se moquent de la vie des plongeurs, alors leur parler d'épave, ça les dépasse. Ils ne voient que quelques poissons de plus.<br /> Quand l'épave sera complètement détruite, il n'y aura même plus le phénomène de récif artificiel. Tout sera définitivement perdu pour tout le monde. L'étroitesse d'esprit de ces<br /> pêcheurs-ratisseurs-destructeurs est prodigieuse.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Apparemment les dégats sont importants notre bonne vieille Alice commence à souffrir un peu du temps qui passe ?<br />
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H
<br /> <br /> Oui, les dégats sont importants. Il y a toujours ce cable de chalut, tendu à mort sur le château et qui doit continuer à exercer une pression sur une structure déjà faible. Si encore le patron<br /> responsable avait coulé avec son navire au bout du filet, on aurait une autre épave...<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Le bananier est donc toujours bien là, cette année, je ne pourrais pas lui faire un petit coucou à Paques, je ne viendrai le visiter qu'en haute saison. Dommage. <br />
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H
<br /> <br /> Oui, il est toujours là. Il n'est pas parti aux sports d'hiver car François l'a surveillé tout le temps.<br /> <br /> <br /> J'espère que ce week-end nous pourrons un peu mieux juger des dégâts éventuels de cet hiver.<br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> Cela me rappelle le petit film sur la révolution des crabes <br />
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H
<br /> <br /> Oui, il y a aussi une épave, mais celui de l'huître est bien seul dans son abri tout décoré.<br /> <br /> <br /> Dans la série "des épaves et des crabes", il y a aussi le 3e épisode de Pirates des Caraïbes <br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> Et la suite se trouve dans l'article précédent : la rencontre avec les dauphins !<br /> <br /> <br /> J'avais passé du temps avec Catherine sur le haut du mât du Bananier, la visibilité était un peu meilleure que sur le pont. Et puis je me disais qu'avec un peu de chance on retrouverait la cigale<br /> aperçue la fois précédente en haut du mât, ou avec encore plus de chance on verrait du gros poisson. Mais non, c'est vous qu'on a vu arriver <br />
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H
<br /> <br /> Désolé d'avoir déçu tes attentes !<br /> <br /> <br /> Le petit crabe a remplacé la cigale. Imagine la grimpette que ça représente pour un animal de cette taille ! A la louche, c'est comme si on escaladait un mât 250 fois plus grand que nous, soit<br /> d'environ 150 étages si je ne me trompe pas dans mon estimation. Courageux petit crabe.<br /> <br /> <br /> <br />