Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
Comme son cousin le chapon (voir Vendredi, jour du poisson : le chapon ), la rascasse brune est affublée d’un nom scientifique peu glorieux : Scorpaena porcus (quelque chose comme scorpion-porc). A nouveau, je me demande bien pourquoi... Qu’est-ce qui peut faire penser, chez ce petit poisson qui n’est ni lisse, ni rose et sans queue en tire-bouchon, à l’animal dans lequel tout est bon ? Le porc a-t-il des épines venimeuses ? Un corps recouvert d’un grand nombre de rangées de petites d’écailles ? des lambeaux cutanés dressés au-dessus des yeux ?
La rascasse fonctionne comme le chapon. Elle mise sur son camouflage et son immobilité. Pour lutter contre un problème commun à tout ce qui reste dans l’eau sans trop bouger, la rascasse a une sorte de technique antifouling : elle perd régulièrement des écailles qui en outre sont recouvertes d’un mucus.
Elle partage aussi avec le chapon la triste fin dans la bouillabaisse mais également en filets grillés, au four, en papillote…