Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
L’efflorescence printanière n’a pas encore véritablement commencé, mais l’eau est un peu chargée. La température est fraîche et, malgré le soleil et le ciel bleu, nous ne sommes pas encore à la belle saison.
La gueuse se perd plus bas dans l’obscurité. A proximité, en contre-jour, la masse sombre de l’épave se dessine. Nous abordons l’Alice Robert par son flanc tribord, entre la tourelle portant le canon de 37 mm et l’embase d’un affût de 20 mm
Retrouver l’Alice Robert, c’est un peu comme rendre visite à un parent éloigné chez qui des souvenirs de beaux moments sont ravivés dès l’instant où l’on pousse à nouveau la porte d’entrée. Mais le temps passe. A chaque retour après une longue absence, on cherche des signes, des traces de changements.
Le canon désencroûté l’été dernier se corrode. La rouille écarlate est révélée par le halo du phare.
Des choses ont bougé sur le château. Une embase d’affût de 20 mm se retrouve calée contre le bossoir encore dressé à tribord. Certaines plaques ont été déplacées.
Après un (trop) rapide tour des lieux, nous voilà de retour là où nous étions arrivés.
Laissant le Bananier, nous remontons vers la lumière, la surface, le soleil. Au loin, le Canigou est enneigé.