Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
J’ai déjà parlé du risque d’erreur d’identification que le plongeur peut commettre lorsqu’il prend un ver plat pour un nudibranche Mais je n’avais présenté qu’un seul animal (voir Thysanozoon brocchii ) en donnant quelques informations sur son mode de fonctionnement et de reproduction. Voici quelques autres espèces.
Le ver plat le plus facilement observable sur les sites de la Côte Vermeille est sûrement la planaire mauve (ou rose) Prostheceraeus roseus.
Sa teinte vive striée de blanc ne passe pas inaperçue. Il faut être assez attentif pour voir les deux tentacules céphaliques desquels provient le nom de genre. Comme leur nom l’indique, ils sont du côté de la partie antérieure. Pour les trouver plus facilement, il faut regarder dans quel sens se déplace l’animal.
La planaire bleue à ligne médiane jauneProstheceraeus giesbrechtii pose problème à ceux qui aimeraient bien la ranger dans une case de la classification.
Espèce à part entière ou variante colorée de la planaire rose, il ne semble pas y avoir assez de monde intéressé par cet animal pour trancher la question. Quant à son mode de fonctionnement, même s’il est mal connu, il y a fort à parier qu’il est très semblable à celui de la planaire rose.
Dans un style très proche, voici la planaire rayée Prostheceraeus vittatus. Ses rayures sont noires sur un fond blanc.
Tout comme la planaire rose, elle affectionne les petites ascidies comme les clavelines, mais consomme aussi des bryozoaires.
La planaire tachetée Prostheceraeus moseleyi est un peu plus originale dans sa décoration : un corps blanc couvert de petits points noirs, un liseré jaune parcourant le tour de l’animal et des tentacules céphaliques couleur quetsche.

Ca ne facilite pas son repérage. Elle a le même régime alimentaire que la planaire rayée.
Le ver plat orange Yungia aurantiaca appartient au même sous-ordre que les trois précédents. De couleur caramel à orange, il est constellé de tout petits points blancs et sa bordure est finement liserée de blanc.
Le ver plat noir Pseudobiceros splendidus est un proche parent du ver plat orange. Il est le plus gros de cette série de vers plats, tout noir avec une bordure orange.
Le ver plat orange et le ver plat noir ont le même mode de fonctionnement et le même mode alimentaire que les planaires ci-dessus.
Dans les conditions d’observations pas toujours idéales, tous ces animaux peuvent être pris à tort pour des mollusques nudibranches. Toutefois, la très fine épaisseur des vers plats et l’absence de panache branchial (et d’orifice par où il est sorti ou rentré) sont de bons critères de distinction.