Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
Après notre première visite en 2010, nous y sommes retournés 2 ans plus tard presque jour pour jour. Saint Eustache, Sint Eustatius ou, plus familièrement, Statia est une petite île antillaise appartenant aux Pays-Bas. A peine plus de 20 km2, environ 3500 habitants (et probablement plus de coqs, poules, chèvres, chiens, lézards, etc.), un environnement marin protégé, pas de grandes plages bordées d’immondes complexes hôteliers pour touristes adipeux amateurs de grillade au monoï, Statia a de quoi satisfaire les plongeurs cherchant une escapade à l’écart des destinations surpeuplées.
Je n’aurais pas dû dire ça… Non, n’y allez pas, c’est nul, allez voir ailleurs, laissez-nous en profiter seuls… Si, si, j’insiste, laissez-nous ce petit coin… Nous avons logé au Old Gin House, presque les pieds dans l’eau, juste à côté de la gigantesque plage de l’hôtel avec ses 4 ou 5 transats…
C’est avec plaisir que nous avons retrouvé l’équipe de Scubaqua, structure de plongée à l’organisation impeccable dans une région où pourtant tout fonctionne à un rythme et avec une rigueur très très locale…
http://www.scubaqua.com link
http://www.facebook.com/pages/Scubaqua-Dive-Center-STATIA/167974488162?ref=sgm
J’avais déjà parlé des fonds marins (voir Statia, the Historic Gem (4) – Paysages et Statia, the Historic Gem (5) – Poissons ? ), mais je ne peux pas ne pas présenter à nouveau certains paysages et quelques-uns des habitants les plus classiques.
Les récifs sont typiquement caribéens avec de nombreuses gorgones et éponges de formes et de couleurs variées.
Les gorgones plumeuses et les éventails de mer peuvent atteindre des dimensions impressionnantes.
Plus profond, sur les flancs des coulées de lave, ce sont les grandes gorgones sombres qui donnent du relief au récif.
Par leurs placement dans le courant, toutes ces colonies animales participent à l’animation générale du récif.
Autres éléments immanquables, les éponges barriques ne sont pas les plus colorées des spongiaires, mais les plus gros du récif.
Navigant au milieu de tous ces habitants fixés au substrat, les poissons anges français sont emblématiques, au point de figurer sur les plaques d’immatriculation des véhicules (voir Statia, the Historic Gem (1) ).
Le poisson ange gris leur ressemble beaucoup.
Le poisson ange royal, auquel l’appellation d’ange suédois convient mieux, est plus coloré et donne moins l’impression de faire la tête.
Il y a aussi des myriades de petits poissons, dont les demoiselles. Comme nos castagnoles, qui perdent le bleu éclatant de leur jeunesse pour un marron foncé à l’age adulte, les demoiselles à queue jaune juvéniles sont plus jolies.
Dans la catégorie des peinturlurés, il faut citer les perroquets. Même si le dimorphisme sexuel attribue aux mâles une livrée bien plus chatoyante, certaines femelles sont remarquables :
- perroquet prince mâle :
- perroquet feu femelle :
Le récif ne manque pas de vie et les morphologies les plus classiques côtoient de plus originales. (à suivre)