Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
Je disais donc que le récif ne manque pas de vie et que les morphologies les plus classiques côtoient de plus originales. Par exemple, quelle que soit la mer ou l’océan, un mérou a toujours une tête de mérou, même s’il s’appelle mérou grande gueule.
Les carangues gros yeux ont un regard un peu sévère, mais une allure de poisson très commune.
Pareil pour le barracuda, à l’expression très sérieuse, qui aime bien montrer ses petites quenottes.
Parmi les originaux, il y a les grondins volants qui marchent plus qu’ils ne nagent sur le fond sableux…
Et la rascasse volante aux rayons des nageoires hypertrophiés.
Le poisson lime à taches blanches est un peu ventru…
Alors que le poisson trompette est tout étiré en longueur.
Dans la famille des poissons-coffres, le coffre à polygones a une étonnante livrée aux teintes changeantes. De plus, il est cornu.
Le poisson-coffre noir et blanc est carrément biscornu, comme on peut le voir sur la seconde image où 4 individus ont eu la bonne idée de me présenter (dans l’ordre) les vues de derrière, profil droit, face et profil gauche.
Le poisson porc-épic n’est pas à prendre à rebrousse poil. Je ne l’ai pas dérangé, il n’a même pas interrompu son casse-croûte pour poser pour la photo.
La version en modèle réduit est le poisson porc-épic à taches. Celui-ci osait à peine pointer le bout de son museau hors de l’éponge barrique où il se cachait. Après quelques instants, il a bien voulu sortir un peu et poser.
Toute cette agitation du récif ne perturbe pas le requin nourrice tranquillement allongé sous un surplomb.
Pas stressé le requin, à la différence de sa parente la raie léopard qui ne fait toujours que passer, trop vite.
Voilà, pour planter le décor, une petite vingtaine d’espèces croisées lors des plongées, toute petite partie de la biodiversité observée. Les populations changent selon les sites et les circonstances, tout comme le récif ou, plutôt, le lieu de la plongée… (à suivre)