Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
L’hiver s’attarde. La météo n’est pas très agréable. Il fait frais, le vent souffle et la pluie menace sur une mer qui moutonne un petit peu. Il faut être motivé pour sortir plonger. Mais on le sait, c’est parfois dans ces conditions que ça vaut la peine de descendre sur les épaves de la région. Dès les premiers mètres, tout se calme dans une eau plus bleue qu’on aurait pu s’y attendre. Beaucoup plus bas, l’Astrée repose au calme. Nous sommes seulement 4 et l’épave se dévoile comme rarement pour nous.
L’Astrée a cette particularité d’être l’épave qui conserve presque tout un niveau du château en bon état, ceinturé de coursives, où il est facile de déambuler.

La fonction de certains recoins est facile à deviner.
Ces dernières années, c’est l’avant du château qui a le plus souffert, au bord de la cassure provoquée par le torpillage en 1944.
A l’angle de la coursive tribord, nous traversons un banc d’anthias.
En poursuivant, nous survolons les fourneaux de la cuisine. Pour cette fois, nous profitons du paysage et nous n’irons pas voir si un poulpe ou un congre y loge comme souvent.
Nous avons fait le tour du château. L’ouverture de la salle des machines donne au-dessus de la première des deux cales sur l’arrière, béante.
Direction la poupe. Entre les deux cales, le pont s’est affaissé. Un segment du mât est tombé à côté des treuils pour les manœuvres de chargement.
Nous voici enfin à la dunette. La forme curieuse de l’accès à l’intérieur montre qu’il y a eu un léger affaissement ici aussi.
Il n’y a pas beaucoup de désordre sur la dunette, à part des paquets de cordages et des lambeaux de filets qui paraissent déjà anciens. Comme sur le Saint Lucien, une partie du système d’action du gouvernail est visible.

La visite s’achève. Durant les paliers, le plaisir de Sam et de François est plus que perceptible.
C’était une très belle plongée sur cette épave si rarement aussi dévoilée. Nous ne pouvons pas ne pas revenir au plus vite. Sait-on jamais, même si demain la visi est moitié moins bonne, ça vaudra encore le coup d’aller voir…