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Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs

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L’invasion des méduses

 

C’est reparti ! Alors que la saison recommence dans les stations balnéaires du littoral méditerranéen, l’abominable créature gélatineuse urticante reviendrait. Enfin, c’est un article pleine page de l’Indépendant du 25 avril qui le dit :

« L’invasion des méduses liée à la surpêche des sardines ? »

 

La phrase introductive est un peu plus détaillée : « créatures marines détestées des baigneurs, la méduse dont les premiers spécimens sont déjà apparus sur nos côtes s’annonce cet été pullulente. La faute à la carence en poissons bleus, affirme un scientifique sétois. » (texte original non corrigé)

 

On passera sur le fait que, pour le rédacteur, il n’y a qu’une seule méduse : la Pelagia noctiluca.

 

Pelagia-noctiluca.jpg

 

Partant du constat qu’il y a déjà eu quelques méduses repérées en ce mois d’avril sur les plages de la Méditerranée, le rédacteur est allé interviewer Philippe Cury, scientifique à l’IRD à Sète. Selon lui, la prolifération de cette méduse s’explique notamment par "la surpêche des anchois et sardines. En Méditerranée, surtout au sud, la surexploitation des stocks atteint 92 % contre 30 % au niveau mondial", assure-t-il pointant du doigt le chalutage. "Il stérilise les fonds marins et laisse champ libre aux méduses qui les colonisent".

 

la-surpeche

 

Dans un encadré titrant « Après le thon, un moratoire sur l’anchois ? », un autre rédacteur dit que « le poisson est rare, sardines et anchois, lorsqu’on en trouve, atteignent des prix records (…) et la taille de la marchandise proposée est proprement scandaleuse ». Et plus loin : « Notre Méditerranée se meurt. Seul un remède de cheval pourrait la sauver : un moratoire de plusieurs années sur des espèces comme l’anchois ou la sardine ».

 

Enfin, sur une colonne de cette même page du journal, un autre article titre « La pollution, pas la pêche ! » C’est le point de vue d’un pêcheur de la Coopérative des pêcheurs de Port-Vendres qui est exposé. Selon lui, « à force de jeter tout et n’importe quoi dans nos eaux côtières, le Golfe du Lion est pollué. Du coup le plancton l’est aussi et le poisson bleu ne mange plus donc il ne grossit pas. (…) Il y a 7 ans, il fallait entre 26 et 32 poissons pour faire un kilo. Maintenant, il faut entre 55 et 80 pièces ». Ce pêcheur « réfute totalement la théorie de Philippe Cury ». Et le rédacteur de finir en disant le pêcheur « nostalgique de 2008 où les pêcheurs rentraient 1200 tonnes contre 700 en 2011 et des brouettes aujourd’hui ».

 

Alors, que penser de tout ça ? Il n’y a sans aucun doute pas une seule et unique cause. Les tonnages interpellent : comment expliquer une chute aussi importante des prises en seulement 4 ans depuis 2008 ? Forte pollution aussi soudaine que brutale ? Douteux… Quant à la diminution de la taille, pas difficile de comprendre que des animaux qui n’ont pas le temps ni les bonnes conditions nécessaires pour grandir… Alors certes la pollution en Méditerranée est abominable depuis des décennies, mais elle n’est pas la seule cause. S’il n’y a plus rien à pêcher aujourd’hui, c’est peut-être parce que trop a déjà été prélevé sans gestion raisonnée ? Quand on constate le chalutage et la pose de filets sans aucune régulation, sans respect des zones interdites, sur les épaves, jusque sur les roches du bord de mer, peut-être faut-il se demander pourquoi ? Pourquoi est-il aujourd’hui « nécessaire » de ratisser à fond partout ? Peut-être parce qu’il n’y a plus grand chose à ratisser par rapport aux décennies précédentes ? Quand il n’y aura plus rien, il n’y aura plus rien, pour personne, définitivement.

 

surpeche - c'est fini y'en a plus greenpeace

 

Personnellement, j’ai une tendance naturelle à écouter plus sérieusement quelqu’un qui expose selon des données scientifiques. Déformation professionnelle sans doute. Quoi qu’il en soit, le constat est là.

 

 

Pour ceux qui voudraient retourner à la source :

http://www.lindependant.fr/2013/04/25/l-invasion-des-meduses-liee-a-la-surpeche-des-sardines,1748896.php link

 

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur le scientifique interviewé :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Cury link

http://www.editions-calmann-levy.com/livre/titre-298338-Une-mer-sans-poissons.html link

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L
<br /> Le soleil notamment ! ! !<br />
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L
<br /> Les habitués des années passées, une bonne ambiance, du sérieux quand il le faut, des bons moments de déconne, c'est le coktail idéal pour passer des bonnes vacances. <br />
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H
<br /> <br /> Tout à fait, je suis bien d'accord. Vivement les vacances, il y a ici un certain nombre de ces choses qui manquent grandement.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Qui est le gonfleur volontaire désigné cette année ? Vivement cet été ! ! qu'on rigole un petit peu. <br /> <br /> <br /> Si le gonfleur ne veut pas pédaler, on pourrait envisager l'éventualité d'installer une éolienne sur le toit du local de gonflage. <br />
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H
<br /> <br /> Je n'avancerai pas de noms pour l'équipe de cet été. Il y a eu des événements et je ne suis pas au courant de tout ce qui se passe. Donc on verra bien. De toute façon, au gonflage, peu importe<br /> qui c'est. L'essentiel est que ce soit bien fait. Pour le reste (sur le bateau, au club), tant que l'ambiance est bonne comme d'habitude, ça me va. Bien sûr, je ne serais pas contre le retour des<br /> habitués :)<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Nous devrions plonger avec un bateau fonctionnant à l'énergie solaire et un compresseur qui fonctionnerait au mouvement de pédalage du gonfleur de la saison...<br />
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H
<br /> <br /> J'en connais un qui va être super content de savoir qu'il va devoir pédaler pour gonfler...<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Si chacun faisait un peu à son niveau... ça pourrait éventuellement changer les choses, mais bon,... <br />
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H
<br /> <br /> C'est pour ça que je milite gentiment, l'air de rien... En espérant un peu que certains feront ensuite de même !<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Oui c'est très réjouissant comme perspectives d'avenir. à ce compte là, je crois que je vais rester une plongeuse d'eau douce. <br />
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H
<br /> <br /> Il y a encore de l'espoir, tant que les récifs tropicaux pleins d'une vie colorée ne disparaissent pas à cause du changement climatique (j'en parlerai bientôt).<br /> <br /> <br /> Il ne faut pas être abattu d'avance, il faut lutter comme on peut.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Et bien, en les écoutant, on n'est pas sorti de l'auberge. <br />
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H
<br /> <br /> Si, pas de problème : dans quelques années, les pêcheurs seront sur la paille, la mer sera vide et on plongera avec des masques faciaux pour protéger la peau qui n'est pas dans la combi contre<br /> les piqures de méduses.<br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> Je suis étonné que tu n'ais pas cité le pêcheur disant qu'il n'y a plus de sardines parce qu'il y a trop de thons...<br /> <br /> <br /> La pêche en mer est comme la chasse sur terre, ce n'est plus l'affaire des professionnels de l'alimentation, c'est tout juste un loisir pour ceux qui aiment ça. Le poisson peut être élevé comme<br /> les poules ; à condition de ne pas devoir pêcher pour nourrir les poissons élevés ! On devrait pouvoir trouver un équilibre rationnel pour satisfaire nos appétits ; mais il y a peut-être un mot<br /> de trop dans cette phrase, "rationnel". L'homme ne l'est pas vraiment. Qui croit encore qu'on devait manger de la viande ou du poisson à tous les repas ?<br />
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H
<br /> <br /> Je n'ai plus pensé à ce pêcheur (et je n'ai plus l'article). Mais c'était du même tonneau...<br /> <br /> <br /> La solution de l'élevage pose beaucoup de problèmes en termes écologiques et de durabilité car effectivement, ratisser pour nourrir ensuite des poissons en cage n'est pas intéressant. Et puis il<br /> y a aussi toutes les dérives de l'engraissage...<br /> <br /> <br /> Entre le profit maximum à court terme, la nécessité de poursuivre une course menant à la ruine, l'absence de courage des dirigeants et l'absence de raison dans la population, je ne me fais aucune<br /> illusion sur l'avenir proche...<br /> <br /> <br /> <br />