Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
Pythéas est un explorateur grec originaire de Massalia (l'antique Marseille).
Considéré comme l'un des plus anciens explorateurs scientifiques ayant laissé une trace dans l'histoire, il a effectué vers 340-325 avant J.-C. un voyage dans les mers du nord de l'Europe. Il est le plus ancien auteur de l'Antiquité à avoir décrit, notamment, les phénomènes polaires, les marées ainsi que le mode de vie des populations de la Grande-Bretagne et des peuples germaniques des rives de la mer du Nord, voire, peut-être, de la mer Baltique.
Wikipedia.
De nombreux navires portent ou ont porté ce nom, comme l’épave de celui gisant à côté de l’entrée du port de Port-Vendres. Après un peu plus de 115 ans sous l’eau, l’épave du Pytheas résiste encore au bas de roches exposées aux vents et battues par la mer.
Que reste t-il du vapeur qui mesurait une cinquantaine de mètres de long ? L’essentiel, le plus visible, c’est la grosse chaudière séparée de la poupe et des membrures.
La chaudière est renversée, exposant vers la surface les ouvertures des foyers ainsi que les nombreuses extrémités des tubulures.
Sur la partie de la surface la plus favorable à leur développement, les gorgones blanches tapissent la chaudière.
Une ouverture permet de jeter un œil aux tubulures à l’intérieur de la chambre de chauffage.
De la coque, seule demeure identifiable la poupe.
La dunette est très ajourée. Une partie du système de gouvernail dépasse un peu des poutres.
En contournant la poupe, on découvre l’emplacement de l’hélice, manquante, de même que le safran. L’hélice a été démontée il y a bien longtemps.
Du reste de la coque, il subsiste une partie de la quille et un segment de l’arbre d’hélice est encore visible. Plus rien d’autre n’est identifiable.
En remontant vers les roches, on découvre le relief responsable du naufrage, ainsi qu’en témoigne l’enchevêtrement de matériaux.
Sur le côté, les membrures sont recouvertes d’un encroûtement épais.
Dans une faille un peu plus loin reposent les ancres et leurs chaînes.
La première ancre est en meilleur état que la seconde, mais le tout est très corrodé.
Parfois peu considérée parce qu’elle n’est ni aussi profonde, ni aussi bien conservée, ni aussi imposante que ses voisines, cette épave a pourtant aussi une histoire à raconter, d’autant plus qu’elle est accessible à tous les plongeurs. De plus, son état de dégradation représente un stade très avancé avant la disparition de toute structure (comme dans le cas du Bazan) et la dissolution de toute trace. Dans l’histoire illustrée du devenir des épaves de la côte du Roussillon, le Pytheas occupe une place particulière.