Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
Le crénilabre ocellé Symphodus ocellatus est un petit poisson atteignant 13 cm pour les mâles mais seulement la moitié pour les femelles, d’ailleurs bien moins colorées et qui ressemblent beaucoup aux femelles d’autres crénilabres comme le crénilabre paon. Le crénilabre ocellé est identifiable à l’ocelle à la base de la nageoire pectorale. Les mâles apportent des touches colorées au milieu des sars là où le substrat est soulevé.
Les mâles ont la charge de constituer un nid douillet fait d’algues et d’autres débris dans lequel plusieurs femelles viennent pondre : monsieur crénilabre n’est sans doute pas très regardant, pourvu qu’il puisse féconder. Le mâle assure ensuite la surveillance du nid et des oeufs.
Le régime alimentaire est composé de petits invertébrés (vers, bryozoaires, crustacés et mollusques). Quant au crénilabre, s’il entre sûrement lui-même dans la composition des repas d’autres poissons plus gros, il ne semble pas figurer en bonne place dans la liste des espèces consommées, contrairement à d’autres labres et crénilabres. Pourquoi ? Non comestible selon une source (sans précision), trop petit et juste valable broyé dans la soupe de poissons pour d’autres sources, ce crénilabre ne semble pas intéresser les pêcheurs (à part le long des côtes tunisiennes) et les chasseurs. C’est tant mieux pour les plongeurs !