Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
Par Homo palmus
Une si belle robe tachetée et pourtant victime du délit de sale gueule, voilà la contradiction de ce poisson si mal aimé des humains, sauf lorsque c’est pour le faire frire, griller ou mariner. Elle a mauvaise réputation et pourtant, à moins de l’effrayer volontairement ou maladroitement, elle n’est pas pire que bien d’autres animaux marins, même plutôt craintive. Prédateur nocturne, la murène chasse à l’affût essentiellement des céphalopodes et ne dédaigne pas quelques poissons.
Pour l’observer à loisir, il faut être extrêmement délicat pour éviter qu’elle se cache au fond de son trou de coralligène ou de sa faille rocheuse. Mieux vaut la repérer de loin et éviter de lui mettre les phares en pleine poire (comme pour les autres poissons d’ailleurs) tout en gesticulant pour ameuter tous les autres plongeurs de la palanquée. Comme le congre, avec qui elle partage parfois la même anfractuosité, elle se croit parfois totalement cachée alors que son corps peut être visible presque en entier. Donc une fois une extrémité trouvée, ça peut valoir la peine de chercher le reste pour apprécier les jolis motifs de la robe ou pour trouver la tête.

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