Histoires et photos autour de mes plongées en Roussillon et ailleurs
Le capelan de Méditerranée (du genre Trisopterus) est un très proche parent du tacaud, à tel point que certains voient en lui une sous-espèce de tacaud et non une espèce à part entière. Ce genre de discussion conflictuelle ne concerne que les maniaques du rangement dans des cases. Il ne faut pas le confondre avec le capelan vivant dans les eaux froides de l’Atlantique, du Pacifique Nord et jusqu’en Arctique (Mallotus villosus) et qui a une morphologie très différente. Le capelan de Méditerranée a la même allure générale que le tacaud et porte aussi un barbillon sous ce qui pourrait être son menton. Mais il n’a pas la robe rayée de larges bandes brunes verticales. Capelans et tacauds partagent les mêmes environnements, les fonds sablo-vaseux et les épaves où ils vivent en bancs, parfois mélangés. Ils n’apprécient pas la lumière vive. Cette caractéristique pose problème au plongeur qui aimerait bien, après avoir percé l’obscurité et révélé leur présence dans le halo du phare, que ces poissons restent en place pour les photographier. Le régime alimentaire de ce poisson carnassier est large : crustacés, vers, petits poissons…
Le capelan se consomme grillé ou frit, pourvu qu’il soit très frais. Sa chair se déprécie très rapidement. Le mieux est encore de le vider immédiatement avant que les processus biochimiques provoquent l’apparition d’une agréable odeur ammoniaquée…